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Elle la remercie de l’intérêt amical pris à son rétablissement de la rougeole : « Je n’ai pas eu d’occasion, d’executer l’ordre que vous
m’aviez donné, de me bien soigner pour les suittes de cette maladie car elle ne m’en a laissé aucune, […] je me porte infiniment mieux
depuis cette maladie, que je ne me portois quelques temps auparavant ». Elle est fâchée de savoir la marquise « toujours si incommodée,
je n’ai pas été peu éttonée de vous scavoir le 17 de Juin au coin de votre feu, nous avons eu aussi alors des journées froides, mais pas
assez pour allumer du feu. La chaleur jusqu’aprésent n’est pas des plus violentes, et nous avons souvent, ou des orages, ou du vent, qui
rafraichit beaucoup le temps. Je vous prie de bien remercier, ma petite Clotilde, de la sensibilité qu’elle a marqué au sujet de ma maladie,
de l’embrasser, et de l’assurer que je suis enchantée de son bon petit cœur. Il me paroît que de vos deux jumeaux Philippe est le plus
fort, cela va tres bien, car la force convient mieux a un homme et Elisabeth aura pour partage, les agréments de corps et d’esprit »…
616.
MARIE-LOUISE
(1791-1847) Impératrice des Français ; Archiduchesse d’Autriche, seconde femme (1810) de Napoléon
I
er
; elle fut après l’Empire duchesse de Parme. L.A.S. « Louise », Parme 6 mars 1835, à son amie Victoire de
C
RenneVille
;
1 page et demie in-8.
1 200/1 500
É
mouVante
lettRe
suR
son
pèRe
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’e
mpeReuR
f
Rançois
II, mort le 2 mars, mais dont Marie-Louise ignorait la mort en écrivant cette
lettre.
Elle remercie son amie de lui donner « des nouvelles plus fraiches de mon Père. C’est dans les calamités et les malheurs que l’on
reconnoit ses vraies amies
et vous me l’avez bien prouvé aujourd’hui, aussi mon cœur n’oubliera jamais ce trait d’amitié [...] je ne
sais plus espérer !!! que le Ciel nous conserve mon Père on n’ose fixer sa pensée sur la possibilité du contraire. En attendant je meurs
d’angoisses et de chagrins dans l’eloignement ou je me trouve et je regrette amèrement de ne pouvoir prendre la poste et aller partager
vos inquiétudes à Vienne »...
617.
Mathilde
B
onaParte
, dite la Princesse MATHILDE
(1820-1904) fille de Jérôme Bonaparte, cousine de Napoléon III ;
elle épousa (1840) le comte Anatole Demidoff (1813-1870), dont elle se sépara en 1847 ; son brillant salon recevait artistes
et écrivains. L.A.S. « Mathilde »,
S
t
Gratien
3 août, [à Alexandre
d
umas
fils] ; 4 pages in-8.
300/400
B
elle
lettRe
. ... « vous êtes un homme qui avez lâché tant d’écluses que j’éprouve vis à vis de vous un sentiment de timidité [...] malgré
la tendresse de votre lettre que j’aurais prise pour argent comptant de la part de tout autre de mes amis j’hésite et je cherche le motif
qui a subitement donné à votre plume une expression si nouvelle dont je la croyais dénuée. Vous voulez être je crois un sceptique, un
Monsieur qui a tout connu, tout éprouvé, que tout a lassé et désillusionné – de là votre morale si absolue, si âpre, si impitoyable. On se
voile la face en vous voyant passer et l’on réserve son cœur. Mais voilà qu’une femme bien innocente d’esprit vous fait une phrase bien
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