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229

621.

Jean-Victor MOREAU

(1763-1813) général de la Révolution, le rival de Bonaparte. L.A.S., Vals 2 nivose IX (23 décembre

1800), au général

R

ichepance

 ; 2 pages petit in-4 à en-tête

Armée du Rhin, Le Général Moreau

, petite vignette républicaine

(marge gauche un peu rognée dans toucher le texte).

400/500

B

elle

lettre

de

félicitations

au

jeune

et

victorieux

général

divisionnaire

R

ichepance

,

deux

jours

avant

la

signature

de

l

’A

rmistice

de

S

teyer

. Il a bien reçu son rapport sur la poursuite de l’ennemi, et le prie de « témoigner à votre division combien elle vient d’acquérir

de nouveaux droits à la reconnaissance publique, tant pour le courage qu’elle a déployé dans les différents combats quelle a livré depuis

Salzbourg qu’en supportant avec un courage héroïque les fatigues et les privations inséparables d’une marche aussi rapide. La France

connaitra surement les Corps et les militaires qui se sont particulièrement distingués ». Il leur offre toute son admiration, et félicite

en particulier Richepance « pour la nouvelle gloire que vous venez d’acquérir »... [Sous le commandement de Moreau dans l’Armée du

Rhin, Richepance mène plusieurs combats victorieux contre les Autrichiens, et le 3 décembre 1800 son attaque décisive contre le flanc

gauche des armées de l’Archiduc Jean à Hohenlinden permet de remporter la victoire. Ils poursuivent l’armée jusqu’en Autriche, avant

que Moreau ne signe avec l’Archiduc Charles l’armistice de Steyer le 25 décembre 1800].

O

n

joint

une note manuscrite d’un collectionneur anglais [1814] indiquant que cette lettre lui a été donnée par le général Richepance.

622.

Jean-Victor MOREAU

. L.A.S., New York 14 août 1809, à

sa

sœur

Mlle Alexandrine

M

oreau

à Morlaix (Finistère) ;

1 page et demie in-8, adresse.

300/400

L

ettre

familiale

de

son

exil

américain

. Il a reçu la lettre de Pierre Marie « & ce que tu y as ajouté relativement à ton filleul. Sois

sans inquiétude sur son compte. J’aurai bien soin de lui, & pour peu qu’il s’aide un peu j’espère le mettre en état de se pousser dans le

monde. Actuellement je vais l’envoyer en campagne pour apprendre l’anglais, on l’y apprend la moitié plus tôt que dans les villes, où

on trouve toujours à parler français ce qui retarde les progrès. Il a l’air bon enfant ; le Capitaine m’a dit qu’il étoit très espiègle ; mais

cela est de son age »…

623.

Louis MORRIS

(1803-1867) général. L.A.S., Boufarik 20 décembre 1841, au Gouverneur [Thomas

B

ugeaud

, gouverneur

général de l’Algérie] ; 1 page in-fol.

200/300

A

lgérie

. « Ce matin cinq arabes sont venus roder autour de la ville pour s’emparer de quelques colons, ils ont été signalés à tems par

le poste de Haouch-Haouch et aussitôt le piquet de cavalerie s’est mis à leur poursuite. Il y avait avec ces arabes un burnous de couleur

bleu qui m’avait été signalé comme un hardi voleur », qu’il a ordonné de poursuivre : « Le maréchal des logis

C

ordier

s’est acharné à la

poursuite du chef, l’a atteint et l’a tué, j’ai l’honneur de vous envoyer les oreilles »...

624.

Jean de MORVILLIER

(1506-1577) ambassadeur, chancelier de France à Venise, évêque d’Orléans. L.A.S., Longchamp

28 juin 1573, au Roi de Pologne (et futur Roi de France)

H

enri

III 

; 2 pages in-fol., adresse.

300/400

É

lection d

’H

enri

III

comme

R

oi de

P

ologne

. Il est honoré par la si gracieuse lettre par laquelle S.M. le fait participer de sa joie d’être

élu roi de Pologne, et il se réjouit de cette élection « miraculeuse » qui lui paraît plutôt conduite de la main de Dieu que de celle des

hommes… « Je puys dire sans flatterie ny mensonge a vostre M

té

que jamais bonne nouvelle ne ma tant esjouy que celle de lad. election

non tant pour vous veoir Roy que j’estime toutesfois grande chose comme pource que la reputation de vos royales neveuz vous a fait

eslire Roy et preferer a aultres grands princes qui y ont employé tous leurs moyens et amys. [...] il est certain que nul voluntairement

ne se rend subject qua celluy duquel il espere plus de bien de justice et de repoz »...

O

n

joint

une P.S. du cardinal archevêque de Sens Jean

B

ertrand

, 1

er

avril 1557 (vélin).

625.

NAPOLÉON I

er

(1769-1821).

P.S.

« NP », Rambouillet 19 mai 1811, en marge d’une L.S. du Prince

C

amille

B

orghese

;

2 pages in-fol.

1 000/1 200

P

roposition

du

G

ouverneur

général

des

D

épartements

T

ransalpins

. « La première formation de ma garde d’honneur à Turin s’est

faite avec cet élan qui caracterise les jeunes gens, surtout ceux des pays où l’on est généralement disposé au métier des armes ; mais

ces heureuses dispositions ont ensuite été affoiblies par l’assujetissement et la sevérité de la discipline militaire »… Des places sont

restées vacantes. Le Prince propose que Sa Majesté accorde quelques places de sous-lieutenant aux jeunes gens les plus distingués, et

recommande « qu’aucun jeune homme, réunissant d’ailleurs toutes les qualités voulues pour etre admis dans la garde d’honneur, ne put

être placée dans la ligne et dans le grade d’officier sans avoir passé par ce corps, à moins qu’il ne sortit d’une école imperiale militaire »…

Napoléon fait renvoyer cette proposition au Ministre de la Guerre, avec l’indication : « Cette precaution me parait bonne »…

Vente Piasa, 21 novembre 2007 (n° 661)

.

Reproduction page 231

626.

NAPOLÉON II

(1811-1832)

François, duc de REICHSTADT

, l’Aiglon, fils de Napoléon I

er

.

M

anuscrit

autographe

(fragment) ; 4 pages oblong in-16 ; en allemand.

1 000/1 200

R

are

. En marge de notes calligraphiées concernant des exercices militaires avec les bataillons Bewitzky, Homburg, Gÿulai et

Rübendunst : déploiement des troupes, formation des carrés, etc., le duc de Reichstadt a porté des annotations au crayon, très raturées

et corrigées.

O

n

joint

un brevet de Légion d’honneur portant la griffe de Napoléon III (1860, mauvais état).