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232

rejeté le 20 février, entraînant la démission du ministère Soult ; le 26 avril, Nemours épouse Victoire de Saxe-Cobourg (1822-1857).

Tuileries 18 février

.

C

lémentine

souffre pour son frère, à qui la Reine a écrit déjà : « Le sacrifice a été grand ; mais Dieu t’en récompensera

[…] Tu seras soutenu par l’idée que tu as agi suivant ton honneur et ton devoir ! »… Elle a subi « un violent galop du Père ». L’affaire de la

dotation va bien, et

G

uizot

pense qu’elle passera, mais on s’inquiète de l’amendement… Violente dispute du Père avec Hadji [Joinville]…

qui a cédé après « une scène vive avec le Père où il a beaucoup pleuré, il a consenti à ce qu’

elle

partît pour l’Angleterre avec sa sœur »…

18 [février] 1 h du matin

.

J

oinville

(« Fr. O. ») écrit à son frère : « j’ai été enveloppé dans ton malheur ; le sacrifice est consommé ; elles

sont parties mais je suis navré.

S

oult

a dit tout au Roi qui m’a fait une scène ; je n’ai pas tenu devant ses prières ; juge de ce que j’ai

eu à souffrir ; je suis brisé »… Au dos de la lettre, Nemours a noté : « Enchanté du parti pris par A. Nous nous sommes compris & il y

avait complette sympathie de sentimens & d’instincts. J’ai été bien touché du retour des lettres & je voudrais lui faire savoir combien je

l’apprécie. Je ne me méfie pas d’elle le moins du monde »… –

20 février

.

J

oinville

raconte longuement la « scène terrible » avec le Père,

puis avec ses deux parents : arguments politiques et moraux à la suite desquels il a couru chez les deux sœurs ; il a trouvé Fifille avec

le notaire ; « elle partait parce qu’elle savait bien que mes parents ne lui laisseraient pas de repos, ni à elle ni à moi. Ai-je souffert mon

Dieu et cette pauvre enfant […]. Le notaire a repris tes lettres »…

A

lbertine

(« A. » ou « Albertine »). –

14 [mars 1840 ?]

. Elle était si joyeuse quand Nemours venait à l’Opéra : « quand tu me regardais

ou que je le supposais je me couchais bien enchanté. Je crois que je voudrais encore être à ce temp l’a car j’aurais l’espérance que je n’ai

plus […] le bonheur est venu mais il a été bien court et je le regretterai toute ma vie »… –

25

. Elle remercie son « bon petit ami » de tout

le bien qu’il a dit à Paul à son sujet : « Tu peux conter sur sa discrétion. […] Dans ce moment il n’y a pas de cancans à l’opéra seulement

que Monsieur Guerard qui as dit chez Julie que le Duc d’A

umale

n’était plus avec la Florentine et qu’il avait pas mal depenser d’argent

pour elle »… –

S.d

. « Tu sais mon ami que voilà sept ou huit mois que je suis seul, je ne m’amuse pas du tout. J’avais espérer deux choses

la première que nous pourrions nous voir quelquefois […] après cela j’espérais que Paul me voyant seule reviendrait je me suis encore

trompée »…

632.

Victoire de

S

axe

-C

obourg

, duchesse de NEMOURS

(1822-1857) épouse (1840) de Louis d’Orléans duc de Nemours

(1814-1896), le deuxième fils de Louis-Philippe. L.A.S. « Victoire », Tuileries 7 décembre 1840, à

son

mari

N

emours

 ;

4 pages in-8.

200/250

J

olie

lettre au

prince

reparti à

la

conquête de

l

’A

lgérie

.

Elle réclame des nouvelles de son pauvre pied et le plaint de son immobilité

forcée. « Le grand narguilé doit être charmant et je voudrais te voir fumer avec ces messieurs. Hier il y a eu soirée chez les célibataires

Clémentine Aumale et le Piat [Montpensier] pentant laquelle on a fait un bruit affreux, le Père Barbanson a été chanté en chœur ce qui

fesait un effet superbe. L’inscription de la future demeure des célibataires sera

S

anctuaire

du

C

élibat

T

emple

du

T

abac

.

Les personnes mariées n’y seront admises que très rarement comment trouves-tu cela »... Le Roi lui a dit que Nemours rentrerait à sa

convenance, au plus tard pour les Cendres, mais ce matin est arrivée la nouvelle que

M

éhémet

A

li

a traité : « la guerre en Orient est

terminée. C’est une bien bonne chose »…

633.

NOUVELLES À LA MAIN

. Copie manuscrite de 2 lettres, mars 1745 ; 4 pages in-4.

100/120

La Haye 15 mars 1745

, au sujet du Traité de la Quadruple Alliance...

Paris 9 mars

. « La Cour a quitté le deuil. Le Roy fit assembler lundy

un grand conseil de guerre », etc. : Guerre des Flandres, actions contre les Protestants en province, mariages à la cour, représentation de

l’opéra

Mérope

, santé du duc d’Orléans, etc.

634.

ORDRES DE CHEVALERIE ET DÉCORATIONS

. 13 lettres ou pièces (3 impr.), la plupart signées, 1624-1978.

150/200

Brouillons d’avis et certificat de l’attribution du collier de l’Ordre de Saint-Michel (1624). Avis et autorisation (signée par Guizot) de

la décoration du Lys, et

Règlement

(1814-1816). Certificat de promotion dans la Légion d’honneur (signé par Lacépède, 1812). Lettres

et documents signés par Raymond Barre, Lacépède, le colonel Hilaire Lemoyne, le maréchal Alexandre Macdonald, le général Armand

Marchand, Stephen Pichon et le général vicomte de Saint-Mars.

635.

ORLÉANS

. 12 lettres ou pièces signées d’évêques d’Orléans (3 L.A.S.), XVII

e

siècle ; sur papier ou vélin, qqs sceaux de

cire.

400/500

Gabriel de

L’A

ubespine

(2, 1618-1620, plus une P.S. par Claude et Madeleine de L’Aubespine, 1606). Nicolas de

N

etz

(2, 1638-1640).

Alfonse

D

elbène

(2 intéressantes l.a.s. au Père Blanchart, abbé de Sainte-Geneviève de Paris, au sujet des religieux de Saint-Euverte, et

demandant son arbitrage dans un conflit entre le Père Robert de Saint-Euverte et des religieuses et l’abbesse de Saint-Loup ; certificat

de tonsure, 1663). Pierre IV du

C

ambout

de

C

oislin

(l.a.s. de Rome 1700 à Toinard ; 3 p.s., dont une comme premier aumônier du Roi

et une comme cardinal, 1666-1695).

636.

ORLÉANS

. 15 lettres ou pièces signées d’évêques d’Orléans (dont 6 L.A.S.), XVIII

e

siècle ; sur papier ou vélin.

400/500

Louis-Gaston

F

leuriau d

’A

rmenonville

(l.a.s au marquis d’Antin, 6 décembre 1708, au sujet de la construction des tours et du clocher

de la cathédrale ; p.s. et l.s., 1725-1726). Nicolas-Joseph de

P

âris

(l.a.s., 1748, envoi des actes ecclésiastiques qui doivent être passés

par le notaire apostolique ; l.s., 1749, à M. de Boullongne, au sujet du tort fait à l’hôpital d’Orléans par la construction du nouveau