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cet homme « qui se piquoit d’être l’ennemi du Duc d’Orléans ». Cependant si M. de Bressac est déterminé à être son ennemi, « il peut
être sur que le Duc d’Orléans se défendra contre lui,
unguibus et rostro
»… Il n’est pas nécessaire de « pénétrer le motif qui détermine
à avancer
un fait faux
pour que je le qualifie
de faux
[…] et ce sera à M
r
de Bressac à examiner ensuite s’il a parlé
preuve en main
», car
contrairement à ce que celui-ci affirme, les lettres de change qu’il a tirées de la Havane ont été protestées. En témoignent deux lettres
de sa mère, et son propre récit, où il expose comment il vécut avec ses frères en Amérique : ses emprunts, l’argent apporté par ses
cadets, le crédit ouvert après la restitution de ses biens à leur mère, la cessation de crédit après la reprise de ces biens par le Directoire
et la déportation de leur mère en Espagne… Ayant descendu l’Ohio et le Mississipi jusqu’à la Nouvelle-Orléans, les trois jeunes gens
rencontrèrent M. de
M
arigny
, un créole dont le grand-père fut placé dans la colonie par le Régent, et qui, attendri, leur prêta mille
piastres, mais arrivés à la Havane, le gouverneur leur refusa le passage en Espagne en attendant de connaître les intentions du Roi ; ils
eurent recours alors à un usurier qui leur avança de l’argent sur des lettres de change payables par leur mère… Suit une foule de détails
sur les personnes mêlées à cet emprunt, le capital et les intérêts, le protêt, etc. « Quant à
l’époque
à la quelle cette affaire a été terminée,
la lettre de ma mère du 26 octob. 1799, prouve déjà qu’elle ne l’a été
qu’après mon départ de la Havane
qui est ce que j’avais avancé à
M
r
de Bressac »… Enfin il parle de sa lettre du 15 avril 1799 qui a été montré à M. de Bressac avec «
mauvaise foi
», pour l’induire en
erreur, et nie « rondement » avoir reçu de l’argent ou en avoir fait tirer sur sa mère entre son départ de France en 93 jusqu’à sa réunion
avec ses frères en 97 ; ensuite, « jusqu’au mois d’avril 1800 où nous avons commencé à jouir d’un traitement de l’Angleterre, je n’ai tiré
sur ma mère que
quatre lettres de change pour mes frères et pour moi
», et il dresse un état précis de leurs dettes, « pour qu’on ne me dise
plus que ma mère a payé mes dettes, et celles de mes frères, ou qu’elle a subvenû à nos besoins, parce que l’un n’est pas plus vrai que
l’autre » ; il ne sait pas ce que qu’ils seraient devenus sans l’assistance de l’Angleterre… Il l’invite à faire lire cette lettre à M. de Bressac,
et s’enorgueillit de « repousser la Calomnie […] victorieusement »…
643.
PAYS-BAS
. 2
manuscrits
, 1566 et 1575 ; 2 pages et demie in-fol. et cahier in-fol. de 23 pages.
200/250
« Nouvelles de Flandres » rapportées par M. de
L
a
L
oubrye
« qui vient de Vienne », 15 août 1566, faisant état d’un accord entre la
duchesse de Parme [Marguerite d’Autriche] et les députés calvinistes venus demander l’abolition de l’Inquisition, puis des derniers faits
d’armes dans la lutte entre l’empereur Maximilien II et le sultan Soliman II, en Hongrie...
Mémoire d’un agent de Philippe II sur les moyens de lever les fonds nécessaires aux dépenses de guerre. Puisqu’« il n’y a pas moyen
de parvenir à paix, alors que l’on s’est mis en tout debvoir de faire bonne guerre à ses ennemis franchois avec layde et assistance de ses
bons et loyaulx subjectz », l’agent recommande de chercher les huit millions de florins en cher argent aux Pays-Bas, « tant bien furny et
muny de peuple que nulz autres pays », et notamment d’imposer des taxes sur les marchandises telles que les draperies...
644.
PHILIPPE V
(1683-1746) petit-fils de Louis XIV, Roi d’Espagne. L.S., Buen Retiro 17 avril 1709, au comte de
P
ontchartrain
; demi-page petit in-4, adresse avec beaux cachets de cire rouge aux armes sur lacs de soie rouge. 250/300
« Ayant sçeu de l’ambassadeur du Roy mon grand père l’indult que vous aviez obtenu, par le pur desir de me donner une preuve de
vôtre affection, j’ay voulu vous en marquer moymesme ma reconnoissance et vous prier de croire que je serois tres aise de vous faire
connoistre dans les occasions qui se pourroient presenter l’estime et la consideration que j’ay pour vous »...
645.
POITIERS. Fort d’AUX
(† 1357) évêque de Poitiers.
C
harte
manuscrite, Poitiers après la fête de Saint Denis [octobre]
1341 ; vélin oblong in-12, fragment de sceau de cire rouge sur queue ; en latin.
200/250
Concernant sa visite au prieuré du Bois-d’Allonne (actuel département des Deux-Sèvres), à l’invitation des religieux [de l’Ordre de
Grandmont].
646.
POLITIQUE et DIVERS
. Environ 150 lettres ou pièces, la plupart L.A.S. adressées à Maurice ou Pierre G.
L
a
C
hesnais
.
300/400
Grégoire Alexinsky, Max Braemer (Ligue républicaine d’Alsace-Lorraine, 13), Jacques Bardoux, Victor Basch (6), Paul Bastid, Philippe
Berthelot, Paul Boudet, Hubert Bourgin, Théo Bretin, Frédéric Brunet, Raymond Brugère, Sadi Carnot, général Adolphe de Chanal (7),
Gustave Cluseret, général Cloix, Delobel (Ligue civique), Louis Dubreuilh, Jean Efremoff (5), Henri Guernut (Ligue française pour la
défense des droits de l’homme et du citoyen, 15), Maurice Halbwachs (3), Ardavast Hanemian (3), André Honnorat (4), G. Massé (7),
Emmanuel de Martonne, Marius Moutet (6), Auguste Nélaton, Roger Picard, Charles Richet, Léon Rosenthal (14), Frédéric Soehnée
(9), etc.
647.
POLOGNE. MARIE-CASIMIRE de La Grange d’Arquien
(1643-1716) Reine de
P
ologne
; fille d’honneur de la Reine
Marie-Louise de Gonzague, elle avait épousé (1658) le prince Jan Sobiepan Zamoyski (1627-1665) ; veuve, elle se remaria
en 1665 avec Jan Sobieski (1629-1696), Roi de Pologne en 1676 ; à la mort de Jan III, elle se retira à Rome, puis au château
de Blois. L.A.S. « Marie Casimire Reyne », Rome 29 juin, à
son
fils
le
P
rince
J
acques
S
obieski
; 2 pages et demie in-4.
600/800
B
elle
et
tendre
lettre à
son
fils
, en faveur de son neveu, fils de sa sœur aînée Louise-Marie de La Grange d’Arquien, qui avait épousé
François-Gaston de Béthune, duc de Charost.
Elle lui recommande son neveu Louis-Marie-Victor comte de
B
éthune
,
pendant tout le temps de la campagne. « Mais dun autre cotes
je ne me flate de rien sinon que si vous macordez vostre protection pour luy que je vous demande je la recepvres come une grace dont




