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Eugène Labiche

parties de la pièce. – Acte I, [2]-40 pages, dont 21 pages autographes : pages 12-21 (scènes 5, 6, 7 et début de la scène 8), et pages 27-37

(scènes 11 et 12) – Acte II, 46 pages, dont 37 pages autographes : pages 1-2 (scène 1), 10-13 (scènes 4 et 5), [4 ff. refaisant le début de la

scène 7], et pages 20-46 (toute la fin de l’acte, scènes 8 à [17]). – Acte III : le manuscrit de copiste non paginé (20 ff.) est resté non corrigé,

et compte 11 scènes ; après avoir commencé une nouvelle version de la scène 10 (6 pages), Labiche a entièrement écrit le troisième acte

sur 39 pages autographes, en 16 scènes.

On joint le feuillet qui enveloppait le manuscrit, avec inscription de Labiche : « La Guigne de Leterrier et Vanloo 3

me

acte de Labiche

pièce non imprimée ».

98.

Eugène LABICHE

. L.A.S., Souvigny 16 octobre 1875, à Émile

A

ugier

 ; 4 pages in-8.

200/250

S

ur

leur

collaboration

pour

L

e

P

rix

M

artin

[créé le 5 février 1876 au Palais-Royal]. Il a reçu le travail d’Augier qui le satisfait, sauf

une scène : « J’ai beau la retourner, la mâcher, je ne peux pas la digérer. [...] Cette femme qui apprend que son mari connait sa trahison

[...] elle n’a pas peur, elle se contente de dire : il savait tout et il ne me tuait pas... le lâche ! C’est une héroïne de Corneille, elle serait

bien plus femme, bien plus vraie, et surtout bien plus Palais-royal si elle était prise d’une vraie venette. [...] Je vous jure qu’à la fin

d’une pièce cette scène est pleine de dangers. Nous n’aurons pas une grande actrice pour sauver cela. Méfions nous ! » L’astronome

Jules

J

anssen

séjourne chez lui et l’empêche de travailler : « je suis là, comme une bonne d’enfant à lui tenir compagnie ». Il pense à la

distribution de la pièce...

O

n

joint

une petite L.A.S d’Émile

A

ugier

à Labiche, se réjouissant de le voir et l’entendre mardi prochain.

99.

Eugène LABICHE

.

M

anuscrit

autographe, et

manuscrits

de travail en partie autographes, pour

Le Roi dort

, [1868-

1876] ; 234 pages petit in-4, 194 pages en 4 cahiers in-4, et 253 pages in-4 ou petit in-4.

4 000/5 000

I

mportant

et

très

intéressant

ensemble

des manuscrits

de

travail

des

deux

versions

de

cette

pièce

.

Cette « féerie-vaudeville » en 3 actes de Labiche et Alfred

D

elacour

(pseudonyme d’Alfred Dartigue, 1817-1883), écrite en 1868 pour

le Châtelet, fut remaniée et créée au théâtre des Variétés le 31 mars 1876 ; un des rares insuccès de Labiche, elle ne fut jouée que douze

fois ; non imprimée à l’époque, elle a été publiée pour la première fois en 1966 par Gilbert Sigaux d’après une copie conservée aux

Archives nationales [

OC

, t. VIII, p. 241]. « Nous sommes au royaume des Songes : Mlle Zilda, rêve de première classe, a eu le malheur

dans un mouvement de vivacité de donner un soufflet à son roi. […] Le roi des Songes doit sévir : il sévit. Zilda partira en exil sur la

terre ; là, elle devra parvenir à se faire épouser par le prince Alzéador et l’amener ensuite à lui donner à elle-même un soufflet, en

manière de talion. Or, la tâche de l’impétueuse Zilda est singulièrement facilitée par le don précieux – pas toujours – que lui a fait le roi

des Songes, de pouvoir, à son gré, procurer aux mortels un paisible sommeil. Alzéador, tout justement, se trouve affligé du supplice de

l’insomnie : il donnerait son royaume pour un somme ; Zilda ne lui demande que sa main et lui délivre une traite payable sur Morphée,

qui n’aura pas un pavot à lui refuser. Marché conclu. Reste le soufflet. Mais voilà que ces jeunes époux s’adorent et que jamais Alzéador

ne donnera pour de bon un franc et vrai soufflet à sa chère Zilda, pour laquelle il n’a que des baisers. Ma foi, la gentille Zilda s’en

contente, elle brûle la politesse au roi des Songes et préfère, aux rêves éternels qui l’attendent dans son royaume, les agréables réalités

qu’elle trouve dans les bras d’Alzéador » (Charles de La Rounat,

Le XIX

e

Siècle

, 4 avril 1876). Parmi une quinzaine de personnages, Zilda

était jouée par Berthe Legrand, le prince Alzéador par Dupuis, et le roi des Songes par Baron.

M

anuscrit

autographe

complet

d

’

une

première

version

inédite

intitulée

La Clé des songes

, en 4 actes et 18 tableaux [8 dans le

texte imprimé]. Écrit à l’encre brune sur papier vergé d’Hudelist à Hallines, il est paginé de 1 à 233, plus une page avec la liste des

personnages (233 p.) ; il présente des ratures et corrections, et des additions marginales ; les couplets ont été ajoutés dans les marges

par Alfred Delacour, remplaçant parfois des répliques biffées de Labiche. La liste des personnages est différente de la version éditée,

et donne le nom de 5 acteurs prévus : Le Prince Alzéador (Lesueur) ; Le Prince Flic-Flac de Rhadamar (Tissier) ; Bobino (Williams) ;

Régulus, concierge du roi des songes ; Maître Rédillon, avocat ; Bec-de-miel (Touzez) ; Le Président ; Alpha, Delta, Upsilon, médecins ;

Mathurin, fermier ; Fadinas, Reculard, Touche-à-tout, conseillers du prince Alzéador ; File-toujours, chef d’état major ; Perdicas,

astrologue ; La princesse Rhomboïde (Clarisse Miroy) ; Zilda, Zénio, Marillis, génies ; La régie. Le manuscrit est ainsi divisé (nous

donnons entre crochets les titres de la copie) : – Acte I. 1

er

 tableau (« Le théâtre représente un boudoir dans le palais du roi des Songes »…,

p. 1-13) ; 2

e

 tableau,

Le Dortoir des Songes

(p. 14-20, dont les 3 dernières refaites en marge par Delacour) ; 3

e

 tableau, [

Le Tribunal des

Songes

] (p. 21-41). – Acte II. 4

e

 tableau, [

Les Oiseaux enchantés

] (p. 42-57) ; 5

e

 tableau, [

La Ferme du Grand Maïs

] (p. 58-82) ; 6

e

 tableau,

[

La Panade du Prince

] (p. 83-95) ; 7

e

 tableau, [

Le Souper

] (p. 96-101) ; 8

e

 tableau, [

La séance du Conseil

] (p. 102-114) ; 9

e

 tableau [

Départ

pour le pays des songes

] (p. 115-123). – Acte III. 10

e

 tableau, [

Le Pays des Songes

] (p. 124-138) ; 11

e

 tableau, [

La Lorgnette enchantée

]

(p. 139-153) ; 12

e

 tableau,

La Guerre

(« un camp, p. 154-171) ; 13

e

 tableau, [

Le Cauchemar

] (p. 172-182) ; 14

e

 tableau,

Voyage aérien

[

Le

Voyage en ballon

] (p. 183). – Acte IV. 15

e

 tableau, [

Le Réveil

] (p. 184-202) ; 16

e

 tableau, [

La Nuit de noces

] (p. 203-214, dont les p. 206

et 207 bis par Delacour) ; 17

e

 tableau, [

Le Soufflet

] (p. 215-233) ; 18

e

 tableau,

Apothéose

(p. 233). Ce manuscrit avait été remis en 1868 à

Hippolyte Hostein pour le Châtelet, et restitué après la faillite d’Hostein au terme d’un procès, comme l’expliquent un n° de la

Gazette

des Tribunaux

du 9 juillet 1869, et une lettre de l’avoué Paul Dauphin, joints.

M

anuscrit de

copiste de

cette

première version

(4 cahiers in-4 de 38, 72, 44 et 40 pages), avec quelques

corrections

autographes ; sur

la page de titre, Labiche sous le titre « Fantaisie en 4 actes » et les noms des auteurs : « MM

rs

Eugène Labiche et Delacour » ; au verso, il

a dressé de sa main la liste des personnages. La plupart des tableaux ont reçu un titre (décalage d’un titre par suite de la division du 12

e

tableau en deux : 12

e

,

La Guerre

 ; 13

e

,

Le Camp

).

M

anuscrit

de

travail

en

partie

autographe

de

la

version

de

1876

, intitulée

Le Roi dort !

Les deux premiers actes sont élaborés sur

un manuscrit de copiste de la première version (2 cahiers portant le cachet du

Bureau de copies dramatiques Dubois

). — Acte I (19 ff.),

avec, insérées en tête, 1 page autographe de Labiche refaisant le plan général des 3 actes (la fin manque), et 2 pages de Delacour dressant

… / …