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Peter ne me permet pas encore d’aller en Sologne ; il dit que si j’avais une rechute, je serais trop loin des secours »...
Coubert
21 août
.
Si André et sa famille souhaitent venir en Sologne, il désinvitera les Augier. Recommandations pour la santé de Madeleine...
Paris
25
août
. Sur les difficultés de trouver une garde-malade pour Madeleine, et leurs projets pour les petits-enfants ; il est aussi question de la
tante Lemaître et l’oncle Auguste Flandin...
Souvigny
31 août
. Déception qu’Albert et Madeleine ne viennent pas. « Nous restons seuls,
ta mère et moi, fort tristes et fort abandonnés. J’ai décommandé M
r
et M
me
Augier. Je vais écrire à Marcel pour lui demander de venir
tuer nos perdreaux qui sont en grand nombre »...
8 juin 1886
. Projets de visite d’Augier et d’Arago à Launoy. « Je te rappelle
La France juive
et l’irrigateur »...
11 juin 1887
. Il est moins
étourdi depuis la pose de sangsues. « Ce que tu me dis d’Arago est effrayant et j’espère encore que ce n’est pas une fluxion de poitrine et
malgré moi, je pense à mon pauvre Albéric Second »...
19 octobre 1887
. Instructions pour un échange de reçus avec M. Léopold Lacour...
3 lettres sont suivies de L.A.S. de Mme Adèle Labiche à son « cher enfant », une avec post-scriptum du petit Pierre Labiche à son
« cher papa ».
87.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
de copiste avec
annotations
autographes, [
Un pied dans le crime
, 1866] : 185 pages en
7 cahiers in-4 (dernière page salie).
300/400
Cette comédie-vaudeville en 3 actes, par Labiche et Adolphe
C
holer
(1822-1889), fut créée au théâtre du Palais-Royal le 21 août
1866, avec, dans les principaux rôles, Lhéritier (Gaudiband) et Geoffroy (Gatinais) ; publiée par Dentu, elle fut recueillie en 1878 dans
le
Théâtre complet
[
OC
, t. VII, p. 108]. Gatinais, voulant aider son ami Gaudiband en guerre avec son voisin Blancafort, tire sur un chat
miauleur, et Gaudiband se retrouve accusé de tentative de meurtre ; Gatinais est nommé juré au procès…
M
anuscrit de
copiste d
’
une
première version
, très différente du texte définitif ; les noms des personnages seront légèrement modifiés :
le domestique Potheu deviendra Poteu, Gaudiban sera Gaudiband, Oscar Merveillon (neveu de Gaudiband) Edgard Vermillon, l’avocat
Bavey Bavay.
N
otes au
crayon de
L
abiche
pour son collaborateur, en marge de la 2
e
scène de l’acte II : « on fera sortir les femmes mais je
te la raconterai » ; et à la scène 14 : « Merveillon offre le bouquet à Julie – C’est drôle il y avait deux camélias au milieu qu’est-ce qu’ils
sont devenus ? » ; dans la scène 7 de l’acte III, il ajoute dans l’interligne, lors de la lecture de la lettre d’Arthémise par Gaudiban : « il
avait besoin de soins » ; dans la scène 8, il ajoute en marge une réplique de Gaudiban : « C’est un esprit de moyenne communication » ;
et scène 9, il corrige une réplique de Gaudiban : « C’est-à-dire… il l’a été mais il ne l’est plus ».
88.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
de copiste de
La Grammaire
, [1867] ; cahier in-4 de 84 pages.
300/400
Cette célèbre comédie-vaudeville en un acte de Labiche et Alphonse
J
olly
(pseudonyme d’Alphonse Leveaux, 1810-1893) fut créée au
théâtre du Palais-Royal le 28 juillet 1867 ; publiée par Dentu, elle fut recueillie en 1878 dans le
Théâtre complet
[
OC
, t. VII, p. 167].
L’ancien négociant François Caboussat (joué par Geoffroy) veut se présenter aux élections à Arpajon, soutenu par son ami le vétérinaire
Machut (Pellerin), mais est fâché avec l’orthographe et la grammaire ; il reçoit la visite de l’antiquaire Poitrinas (Lhéritier), dont le fils
souhaite épouser Blanche Caboussat (Mlle Worms), et qui fait de surprenantes trouvailles archéologiques, en fait la vaisselle cassée par
le maladroit domestique Jean (Fitzelier)…
M
anuscrit
de
copiste
d
’
une
première
version
, avec étiquette rédigée par Labiche sur la couverture : «
La Grammaire
(manuscrit
Leveaux) ». Cette copie porte quelques corrections autographes de Leveaux. Elle présente de
nombreuses
et
importantes
variantes
avec
le texte définitif ; le nom du personnage principal, ici Charles Isibart, sera modifié, mais les acteurs indiqués (sauf pour Blanche) seront
les mêmes lors la création.
89.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
autographe,
La Main leste
, [1867] ; [1]-66 pages petit in-4 (1
ère
page un peu salie).
1 500/2 000
Cette comédie-vaudeville en un acte de Labiche et Édouard
M
artin
(1828-1866) fut créée au théâtre des Bouffes-Parisiens le
6 septembre 1867 ; publiée par Dentu, elle fut recueillie en 1878 dans le
Théâtre complet
[
OC
, t VII, p. 178]. C’est la onzième et
dernière pièce de la collaboration de Labiche avec Édouard Martin (mort en juillet 1866), qui dura dix ans, commencée avec
L’Affaire
de la rue de Lourcine
. Mme Legrainard (Mme Thierret) a la main leste et a giflé un homme qui lui faisait du pied dans l’omnibus. Le
jeune peintre Ernest Régalas (joué par Charles Pérey) vient rapporter le lendemain le sac oublié par Mme Legrainard, mais demande
raison du soufflet : soit un baiser de Mme Legrainard, soit un duel avec Legrainard (Monbars) ; quand apparaît leur fille Céline (Mme
Dambricourt), dont Régalas tombe amoureux…
M
anuscrit
autographe
de
L
abiche
, avec des ratures et corrections ; ainsi, la page 23 est entièrement biffée et refaite dans la marge.
La pièce était probablement destinée aux Variétés, puis au Palais-Royal, comme le montre la page de titre avec la liste des personnages
et des acteurs, dont le premier nom a été biffé : Legrainard (Charles Potier / Lhéritier), Régalas (Dupuis / Pérez), Mme Legrainard
(A. Duval / Thierret), Céline (Gervais / Massin). Le manuscrit présente quelques légères variantes avec le texte définitif ; Labiche a
réservé l’emplacement des couplets.
90.
Ernest LEGOUVÉ
(1807-1903), auteur dramatique et collaborateur de Labiche. L.A.S. et 2 lettres dictées, 1867-1881, à
Eugène
L
abiche
; 10 pages in-8.
100/150
[Juillet 1867]
, envoyant le discours qu’il a prononcé à Dreux pour l’inauguration de la statue de Rotrou ; et disant, bien que sa pièce ait été
acceptée par le Théâtre Français, l’humiliation ressentie « à arriver devant ce conseil des dix, comme un accusé devant un tribunal »... [
Mai
1876
], sur la première de leur pièce
La Cigale chez les fourmis
à la Comédie-Française (23 mai 1876) : « Les loges étaient enchantées comme le
parterre » ; les acteurs, Barré, Delaunay, Mlle Tholer ont beaucoup plu ; « on n’a pas été plus de deux minutes sans rire ou sans applaudir » ;
… / …




