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42

il se réjouit « d’avoir eu à partager un succès avec un homme que j’aime autant que vous »...

Seine-Port 14 juin 1881

 : il s’enquiert de la santé

de Labiche et évoque les candidatures académiques : il a été sollicité par Sully Prudhomme et « le fameux M. Pasteur »...

O

n

joint

la copie par Labiche d’une lettre qu’il a reçue du marquis de

B

esplas

(4 avril 1864), dont le jeune fils a péri héroïquement en

mer et dont Labiche évoque la mémoire dans sa pièce

Moi

(1 p. in-4)

.

91.

Jules VERNE

(1828-1905). L.A.S., Mercredi soir [5 février 1868], à Eugène

L

abiche

 ; 1 page in-8, enveloppe. 800/1 000

Il le remercie des fauteuils « que vous m’envoyez pour votre première du Palais Royal [

Le Papa du Prix d’honneur

, 6 février]. Madame

Verne et moi nous vous applaudirons de toutes mains ». Il lui portera dans quelques jours « le dernier volume du

Capitaine Grant

. Il est

bien entendu que ceci s’adresse surtout à M. André Labiche, beaucoup plus qu’à M. Eugène Labiche »... [Voir n° 145.]

Reproduction page 62

92.

Eugène LABICHE

. 4 L.A.S., [Souvigny-en-Sologne] 1868-1870, à

sa

femme

A

dèle

 ; 16 pages la plupart in-8 à son chiffre,

une enveloppe.

600/800

C

orrespondance à

sa

femme

sur

son

installation

comme maire de

S

ouvigny

,

et

sur

la guerre de

1870

vue de

la

S

ologne

(Adèle, née

Hubert, s’était réfugiée chez ses parents à Guéret).

17 mai 1868

. Relation de son installation comme maire de Souvigny : prestation de serment, discours élogieux par Aignan Bouzy au

nom du conseil municipal, puis du brave Dubois qui « m’a cassé l’encensoir sur le nez d’une façon tellement embarrassante que j’aurais

voulu être au fond de mes sapinières » ; puis séance du conseil, où tout le monde fume la pipe ; il a rendu comme maire visite au curé :

« il m’a reçu comme le messie, j’ai profité de cela pour faire rétablir le service des bons de pain à l’homme qui était venu me voir l’autre

jour et dont les enfants meurent de faim »...

16 octobre [1870]

. Il a été réveillé aux cris de « voilà les Prussiens ! [...] une femme avait vu

les uhlans à 3 kilomètres d’ici »... Il s’est rendu à la mairie, « entouré du vide le plus complet. J’avais pourtant fait désigner dans le conseil

une commission de 4 membres [...]. C’est partout la même lâcheté »... Les prétendus uhlans étaient des francs-tireurs français. « Cette

panique m’a fait faire à la maison une répétition de la peur, tout le monde tremblait ». Les Prussiens sont à Jargeau : « Je les attends un

de ces jours. Pourvu qu’ils ne viennent pas trop matin, tu sais que je n’aime pas être réveillé de bonne heure et je serais de mauvaise

humeur »...

24 octobre

. Nouvelles rassurantes, après la visite de Léon Wallet et Roland, « venus en compagnie de 18 chasseurs d’Afrique

se porter dans les sapinières qui bordent le chemin de la Fringale afin d’attendre les uhlans et les faire prisonniers. J’ai accompagné ces

messieurs mais personne n’est venu. [...] On a envoyé de la troupe à Isdes pour défendre le village que les Prussiens avaient menacé de

brûler. Il ne s’échappera pas, s’ils reviennent dans notre pays. [...] Si notre armée de la Loire pouvait se décider à bouger et frotter les

Prussiens cela dégagerait le pays »...

8 novembre

. Il ignore encore la majorité obtenue à Paris par le gouvernement provisoire : « On parle

d’un armistice de 25 jours pour laisser faire les élections. Si ce bruit devient officiel, je partirai tout de suite pour aller vous chercher à

Guéret [...] et si la guerre doit continuer, comme nous serons infailliblement envahis, vous repartirez pour Pau pour vous tenir le plus

loin possible des bombes de l’ennemi »... Détails sur les officiers et une ordonnance qu’il a eus chez lui...

O

n

joint

une petite L.A.S. écrite de Vittel (7 juillet 1875) au dos d’un menu d’hôtel : « Ton gros mari continue à aller très bien, les

eaux ne lui font aucun effet apparent »... ; et une liste autographe d’« objets emportés à Vittel » en 1875 : articles de papeterie, vêtements

et chaussures, articles de toilette, dictionnaire de poche, 2 volumes de

L’Univers pittoresque

, décorations, « quelques vieux journaux »,

revolver, argent...

P

lus

2 L.A.S. de Labiche à son ami Lemaître (Coubert et Souvigny 1880-1881) ; et une note autogr. de choses à faire

à son régisseur (1887-1888).

Reproduction page 41

93.

Eugène LABICHE

.

M

anuscrit

autographe,

Le Choix d’un gendre

, [1869] ; 61 pages petit in-4.

1 500/2 000

Cette « pochade » en un acte de Labiche et Alfred

D

elacour

(pseudonyme d’Alfred Dartigue, 1817-1883) fut créée au théâtre du

Vaudeville le 22 avril 1869 ; publiée par Dentu, elle fut recueillie en 1878 dans le

Théâtre complet

[

OC

, t. VII, p. 311].

Le négociant

Trugadin (joué par Delannoy), voulant surveiller son futur gendre, est entré comme domestique, sous le nom de François, au service du

comte Émile de Montmeillan (Saint-Omer) ; ce dernier a une liaison avec la chanteuse Mandolina (Mlle Bianca). Trugadin, aidé de son

caissier Bidonneau (Arnal), favorisera la rupture entre Mandolina et Émile, et se révèlera à son futur gendre.

M

anuscrit

entièrement

autographe

de

L

abiche

, portant le titre primitif biffé 

: L’art de choisir un gendre

. Écrit à l’encre brune sur

papier vergé d’Hudelist à Hallines, il présente des ratures et corrections, des additions, des passages biffés et refaits dans les marges, et

de légères variantes avec le texte définitif.

94.

Eugène LABICHE

.

M

anuscrit

autographe,

La Mémoire d’Hortense

, [1872] ; [1]-68 pages petit in-4.

1 500/2 000

Cette comédie en un acte de Labiche et Alfred

D

elacour

(pseudonyme d’Alfred Dartigue, 1817-1883) fut créée au théâtre des Variétés

le 15 novembre 1872, avec Lesueur (Pigeonneau, le beau-père) et Lanjally (le gendre Émile Gomer, commissaire-priseur) ; publiée par

Dentu [

OC

, t. VIII, p. 14]. « Il s’agit d’un beau-père qui, désirant conserver la compagnie de son gendre devenu veuf, s’oppose par

toute sorte de moyens à ce qu’il convole en secondes noces. Il donne sur lui de mauvais renseignements, et veut même lui procurer une

maîtresse pour le retenir dans le célibat ; mais toutes ses manœuvres échouent, et son ex-gendre vient l’inviter en riant à la signature de

son contrat » (E.-D. de Biéville,

Le Siècle

, 25 novembre 1872).

M

anuscrit

entièrement

autographe de

L

abiche

. Écrit à l’encre brune sur papier vergé Hudelist, il présente des ratures et corrections,

des additions, des passages biffés et refaits dans les marges, et de légères variantes avec le texte définitif. Les noms de quelques

personnages seront changés, et corrigés par Delacour tout au long du manuscrit : Bidoneau deviendra Pigeonneau, et la couturière

Mirette sera rebaptisée Fleurette, ainsi que le nom de famille d’Émile, d’abord nommé Pillet. La liste des personnages dressée sur la