37
78.
André DIGNIMONT
(1891-965).
A
quarelle
gouachée
originale, dédicacée et signée en bas à droite ; 38 x 49 cm.
800/900
M
aquette de décor
pour l’acte IV et dernier du
Voyage de Monsieur Perrichon
, représentant le jardin de Perrichon, pour la reprise
de la pièce à la Comédie-Française le 31 janvier 1946, dans une mise en scène de Jean Meyer, avec Denis d’Inès dans le rôle de Perrichon.
Elle est dédicacée : « à Monsieur Eugène Labiche en hommage à son grand-père que j’aime tant, en souvenir de
Perrichon
. Très
amicalement Dignimont ».
Reproduction page 35
79.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
autographe, [
Le Mystère de la rue Rousselet
, 1861] ; 81 pages petit in-4 (qqs ff
légèrement effrangés).
1 500/2 000
Cette comédie en un acte mêlée de couplets, par Labiche et
M
arc
-M
ichel
(1812-1868), fut créée au théâtre du Vaudeville le 6 mai
1861, et publiée par la Librairie nouvelle [
OC
, t VI, p. 53]. Le trop curieux Georges Lafurette (joué par Numa) enquête sur ses mystérieux
voisins du n° 4 de la rue Rousselet ; il découvrira ce qu’il aurait préféré ignorer…
M
anuscrit
entièrement
autographe
de
L
abiche
, intitulé «
La maison n° 4
. c.v. 1 acte ». Il présente de nombreuses
ratures
et
corrections
, avec des passages biffés et des additions marginales. Dans les marges, Marc-Michel a également inscrit au crayon les
paroles des couplets chantés
Reproduction page 41
80. [
Eugène LABICHE
].
B
revet
de la Légion d’honneur, 16 septembre 1861 ; vélin in-plano en partie impr. avec riche
encadrement gravé.
300/400
B
revet
de
chevalier
de
la
L
égion
d
’
honneur
d’Eugène-Marin
L
abiche
, « auteur dramatique », nommé chevalier à compter du 13 août
1861, avec griffes de Napoléon III et du Grand Chancelier l’amiral Hamelin, contresigné par le secrétaire général le général Louis-
François Maizière. Plus 2 lettres d’avis de nomination aux grades de chevalier de la Légion d’honneur (24 août 1861, par décret du 13
août), puis d’officier (13 juillet 1871, par décret du 9 août 1870).
O
n
joint
le brevet de la décoration du Lys de son père, Jacques-Philippe-Marin Labiche (10 novembre 1814) ; plus la traduction d’une
patente d’Alexandre III de Russie nommant Labiche chevalier de 2
e
classe de l’Ordre de Sainte-Anne (1882) ; et 2 cartes d’invitation de
la Maison de l’Empereur (avec enveloppes) pour une soirée au Palais des Tuileries (mardi 8 mars) et un dîner au Palais de Compiègne
(4 décembre [1864]).
Reproduction page 41
Eugène Labiche
81.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
autographe,
Les
Petits Oiseaux
, [1862], plus le manuscrit d’Alfred
D
elacour
; 165 pages petit in-4, et 95 pages petit
in-4.
2 500/3 000
I
ntéressant
ensemble
des
manuscrits
autographes
des
deux
auteurs
de cette comédie en 3 actes, par Labiche et
Alfred
D
elacour
(pseudonyme d’Alfred Dartigue, 1817-
1883), créée au théâtre du Vaudeville le 1
er
avril 1862 ;
publiée par Dentu, elle a été recueillie en 1878 dans le
Théâtre complet
[
OC
, t. VI, p. 112]. Théodore de Banville
a fort bien résumé la pièce lors d’une reprise (
Le National
,
16 juin 1879) : « Le Blondinet des
Petits Oiseaux
est un
personnage étrange ; il est bon et il croit à la bonté des
autres ; indulgent à tout ce qui l’entoure, pitoyable pour
ses locataires, tendre pour sa femme et pour ses enfants,
il ne voudrait pas même laisser sans nourriture les petits
oiseaux du ciel, pensant que tous les êtres ont droit à la vie.
Mais survient son frère François, provincial et pratique ;
celui-là ne se laisse pas donner des vessies en guise de
lanternes ; à peine son fils Tiburce a-t-il eu vingt ans, qu’il
lui a coupé les vivres ; il n’est pas de ceux qu’on dupe […]
Un malheureux s’adresse à Blondinet qui naturellement va
vider sa bourse ; François lui prouve qu’il a affaire à un
intrigant, et dès lors une révolution s’opère dans l’esprit
de ce Timon désabusé. Le pauvre Blondinet ne voit plus
que vol, exploitation, trahison ; femme, enfants, valets, il
se défie de tout et de tous ; mais il avait été assez charitable
pour avoir droit à une sorte de miracle, et sa ruine (qui sera
heureusement conjurée) arrive à point pour lui montrer
que tous l’aiment, veulent se sacrifier, se dévouer pour lui,
… / …




