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34

l’oncle a fait fortune dans le caoutchouc ; la scène est à Chatou. Une correspondance de Labiche avec Leroux [vente Piasa 22 nov. 2005,

n° 226] nous éclaire sur l’histoire de la pièce, abandonnée après le départ de Grassot du Palais-Royal ; Labiche a lu la pièce de Leroux

(13 novembre 1857), et lui écrit le 10 janvier 1858 qu’il a prévenu Dormeuil « il y a plus d’un mois que nous avions refait le plan

de

L’Oncle en caoutchouc

, que j’avais votre travail entre les mains » ; Grassot quittant le Palais-Royal, il ne voit personne pour le rôle

excentrique de l’ouvrier Champboudin : « Je ne me mettrai à notre oncle que lorsque le Palais-Royal pourra nous offrir, sinon Grassot,

du moins un homme qui puisse tenir honorablement son emploi »…

M

anuscrit

de

copiste

de

la

première

version

, «

Un oncle en caoutchouc

, comédie-vaudeville » (cahier de 70 p.), en 15 scènes, avec des

passages biffés et des corrections et notes marginales autographes d’Hippolyte

L

eroux

 ; en tête, une note de Joseph

D

ormeuil

(directeur

du Palais-Royal) : « Il y a un succès dans cette idée de pièce, mais elle demande d’importantes modifications », et il fait un certain nombre

de critiques.

M

anuscrit

autographe

de

L

abiche

du

scénario

détaillé

d

’

une

nouvelle

version

, en 19 scènes (18 p.). Il modifie les noms des

personnages, transforme considérablement la pièce, en y introduisant les personnages comiques d’ouvriers. En tête, il a dressé la liste des

personnages avec quelques propositions d’acteurs : Lhéritier ou Pellerin pour l’oncle Marinvert, Grassot pour l’ouvrier Champboudin,

Octave pour son fils Jonas, Luguet pour le fumiste Larigueur, Mlle Irma pour la couturière Nisida. On relève une note de Leroux en

marge de la scène 14, expliquant une modification qu’il apporte à ce scénario.

M

anuscrit

autographe d’Hippolyte

L

eroux

de la pièce refaite selon le plan de Labiche (cahier de 61 p.) ; elle compte 20 scènes, et

présente quelques ratures et corrections.

Reproduction page 31

70.

Eugène LABICHE

.

M

anuscrit

de copiste pour

Le Clou aux maris

, [1858] ; cahier in-4 de 81 pages (couverture sup.

détachée).

200/300

Cette comédie-vaudeville en un acte par Labiche et Eugène

M

oreau

(pseudonyme d’Eugène Lemoine, 1806-1877) fut créée au théâtre

du Palais-Royal le 1

er

avril 1858, avec Ravel (l’avoué Picquefeu), Pellerin (Besuchon), Poirier (le domestique Amédée), Mlle Aline Duval

(Olympe, veuve de Montgicourt, qui vient de se remarier avec Picquefeu), et Mlle Daroux (la femme de chambre Friquette) ; publiée

par Michel Lévy, elle fut recueillie en 1878 dans le

Théâtre complet

[

OC

, t. V, p. 13].

M

anuscrit

de

copiste

de

la

première

version

par Eugène

M

oreau

(cachet du

Bureau de copies dramatiques Dubois

sur la couverture),

avec feuillet noté par Labiche : « 

Le Clou aux maris

(manuscrit de Moreau) ». Le texte est très différent de la version définitive ; l’avoué

se nomme ici Ristolin, sa femme se prénomme Arthémise, le « vieux domestique » s’appelle Trumeau.

71.

Eugène LABICHE

.

M

anuscrit

de

M

arc

-M

ichel

pour

Le Grain de café

, [1858] ; 174 pages petit in-4.

200/300

Ce vaudeville en 3 actes, par Labiche et

M

arc

-M

ichel

(1812-1868), fut créé au théâtre du Palais-Royal le 3 novembre 1858, où il fut

copieusement hué et sifflé ; il ne fut pas imprimé à l’époque, et c’est Gilbert Sigaux qui en donna 1966 la première édition [

OC

, t. V,

p. 94], d’après une copie et un manuscrit de la collection Rondel à la BnF ; le manuscrit, en 4 actes, porte le titre

À qui l’enfant ?

La

pièce, qui commence au Bureau des nourrices, a pour sujet la recherche d’un enfant doté d’un grain de café, que se disputent plusieurs

pères et nourrices. La distribution comprenait, entre autres, Hyacinthe (Évariste Marjolet), Pradeau (qui venait de rejoindre la troupe du

Palais-Royal, dans le rôle d’Anatole Montchardin), Brasseur (Sir Crockbeef), Lassouche dans le rôle de la nourrice Lubime…

M

anuscrit

autographe de

M

arc

-M

ichel

, incomplet de la fin : acte I (52 p.), acte II (66 p.), et acte III (56 p., s’interrompant pendant

la scène 14).

72.

Jacques OFFENBACH

(1819-1880). L.S., [début mai 1859], à Eugène

L

abiche

 ; 1 page in-8 imprimée à en-tête du

Théâtre

des Bouffes-Parisiens

.

200/250

Amusante invitation pour célébrer la 200

e

représentation d’

Orphée aux Enfers

par un souper aux Frères-Provençaux.

O

n

joint

une L.A.S. de Victor

M

assé

à Labiche, ([6 mai 1859], 1 page in-8 à son chiffre, enveloppe), l’informant d’un changement :

« On répète les cinq actes de

Don Carlos

 »...

Reproduction page 51

73.

Édouard MARTIN

(1825-1866) auteur dramatique et collaborateur de Labiche. L.A.S., 5 décembre 1859, à Eugène

L

abiche

 ; 3 pages in-8.

100/120

Sur leur pièce

Les Petites Mains

(créée le 28 novembre), et que les critiques reçoivent de manières diverses : Théophile

G

autier

« a été

excellent dans le

Moniteur

[...] MM. les chevaliers du

Lundi

ne nous ont pas gâtés ; sous le miel de leurs éloges se cache le citron de

leur dépit [...] Le public est moins bégueule cher ami et nous venge cranement. C’est un éclat de rire du commencement à la fin »... Les

recettes sont bonnes, mais il craint la concurrence de la

Vie de Bohême

. Il envisage un vaudeville en cinq actes et a vendu un manuscrit

à Bourdilliat…

74.

Eugène LABICHE

.

M

anuscrit

de

M

arc

-M

ichel

avec

additions

autographes de Labiche pour

Les Deux Timides

,

[1860] ; 74 pages petit in-4.

400/500

Cette comédie-vaudeville en un acte, par Labiche et

M

arc

-M

ichel

(1812-1868), fut créée au théâtre du Gymnase le 16 mars 1860 ;

publiée par Michel Lévy, elle fut recueillie en 1878 dans le

Théâtre complet

[

OC

, t. V, p. 312]. Le jeune Jules Frémissin (joué par Priston)

… / …