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l’oncle a fait fortune dans le caoutchouc ; la scène est à Chatou. Une correspondance de Labiche avec Leroux [vente Piasa 22 nov. 2005,
n° 226] nous éclaire sur l’histoire de la pièce, abandonnée après le départ de Grassot du Palais-Royal ; Labiche a lu la pièce de Leroux
(13 novembre 1857), et lui écrit le 10 janvier 1858 qu’il a prévenu Dormeuil « il y a plus d’un mois que nous avions refait le plan
de
L’Oncle en caoutchouc
, que j’avais votre travail entre les mains » ; Grassot quittant le Palais-Royal, il ne voit personne pour le rôle
excentrique de l’ouvrier Champboudin : « Je ne me mettrai à notre oncle que lorsque le Palais-Royal pourra nous offrir, sinon Grassot,
du moins un homme qui puisse tenir honorablement son emploi »…
M
anuscrit
de
copiste
de
la
première
version
, «
Un oncle en caoutchouc
, comédie-vaudeville » (cahier de 70 p.), en 15 scènes, avec des
passages biffés et des corrections et notes marginales autographes d’Hippolyte
L
eroux
; en tête, une note de Joseph
D
ormeuil
(directeur
du Palais-Royal) : « Il y a un succès dans cette idée de pièce, mais elle demande d’importantes modifications », et il fait un certain nombre
de critiques.
M
anuscrit
autographe
de
L
abiche
du
scénario
détaillé
d
’
une
nouvelle
version
, en 19 scènes (18 p.). Il modifie les noms des
personnages, transforme considérablement la pièce, en y introduisant les personnages comiques d’ouvriers. En tête, il a dressé la liste des
personnages avec quelques propositions d’acteurs : Lhéritier ou Pellerin pour l’oncle Marinvert, Grassot pour l’ouvrier Champboudin,
Octave pour son fils Jonas, Luguet pour le fumiste Larigueur, Mlle Irma pour la couturière Nisida. On relève une note de Leroux en
marge de la scène 14, expliquant une modification qu’il apporte à ce scénario.
M
anuscrit
autographe d’Hippolyte
L
eroux
de la pièce refaite selon le plan de Labiche (cahier de 61 p.) ; elle compte 20 scènes, et
présente quelques ratures et corrections.
Reproduction page 31
70.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
de copiste pour
Le Clou aux maris
, [1858] ; cahier in-4 de 81 pages (couverture sup.
détachée).
200/300
Cette comédie-vaudeville en un acte par Labiche et Eugène
M
oreau
(pseudonyme d’Eugène Lemoine, 1806-1877) fut créée au théâtre
du Palais-Royal le 1
er
avril 1858, avec Ravel (l’avoué Picquefeu), Pellerin (Besuchon), Poirier (le domestique Amédée), Mlle Aline Duval
(Olympe, veuve de Montgicourt, qui vient de se remarier avec Picquefeu), et Mlle Daroux (la femme de chambre Friquette) ; publiée
par Michel Lévy, elle fut recueillie en 1878 dans le
Théâtre complet
[
OC
, t. V, p. 13].
M
anuscrit
de
copiste
de
la
première
version
par Eugène
M
oreau
(cachet du
Bureau de copies dramatiques Dubois
sur la couverture),
avec feuillet noté par Labiche : «
Le Clou aux maris
(manuscrit de Moreau) ». Le texte est très différent de la version définitive ; l’avoué
se nomme ici Ristolin, sa femme se prénomme Arthémise, le « vieux domestique » s’appelle Trumeau.
71.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
de
M
arc
-M
ichel
pour
Le Grain de café
, [1858] ; 174 pages petit in-4.
200/300
Ce vaudeville en 3 actes, par Labiche et
M
arc
-M
ichel
(1812-1868), fut créé au théâtre du Palais-Royal le 3 novembre 1858, où il fut
copieusement hué et sifflé ; il ne fut pas imprimé à l’époque, et c’est Gilbert Sigaux qui en donna 1966 la première édition [
OC
, t. V,
p. 94], d’après une copie et un manuscrit de la collection Rondel à la BnF ; le manuscrit, en 4 actes, porte le titre
À qui l’enfant ?
La
pièce, qui commence au Bureau des nourrices, a pour sujet la recherche d’un enfant doté d’un grain de café, que se disputent plusieurs
pères et nourrices. La distribution comprenait, entre autres, Hyacinthe (Évariste Marjolet), Pradeau (qui venait de rejoindre la troupe du
Palais-Royal, dans le rôle d’Anatole Montchardin), Brasseur (Sir Crockbeef), Lassouche dans le rôle de la nourrice Lubime…
M
anuscrit
autographe de
M
arc
-M
ichel
, incomplet de la fin : acte I (52 p.), acte II (66 p.), et acte III (56 p., s’interrompant pendant
la scène 14).
72.
Jacques OFFENBACH
(1819-1880). L.S., [début mai 1859], à Eugène
L
abiche
; 1 page in-8 imprimée à en-tête du
Théâtre
des Bouffes-Parisiens
.
200/250
Amusante invitation pour célébrer la 200
e
représentation d’
Orphée aux Enfers
par un souper aux Frères-Provençaux.
O
n
joint
une L.A.S. de Victor
M
assé
à Labiche, ([6 mai 1859], 1 page in-8 à son chiffre, enveloppe), l’informant d’un changement :
« On répète les cinq actes de
Don Carlos
»...
Reproduction page 51
73.
Édouard MARTIN
(1825-1866) auteur dramatique et collaborateur de Labiche. L.A.S., 5 décembre 1859, à Eugène
L
abiche
; 3 pages in-8.
100/120
Sur leur pièce
Les Petites Mains
(créée le 28 novembre), et que les critiques reçoivent de manières diverses : Théophile
G
autier
« a été
excellent dans le
Moniteur
[...] MM. les chevaliers du
Lundi
ne nous ont pas gâtés ; sous le miel de leurs éloges se cache le citron de
leur dépit [...] Le public est moins bégueule cher ami et nous venge cranement. C’est un éclat de rire du commencement à la fin »... Les
recettes sont bonnes, mais il craint la concurrence de la
Vie de Bohême
. Il envisage un vaudeville en cinq actes et a vendu un manuscrit
à Bourdilliat…
74.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
de
M
arc
-M
ichel
avec
additions
autographes de Labiche pour
Les Deux Timides
,
[1860] ; 74 pages petit in-4.
400/500
Cette comédie-vaudeville en un acte, par Labiche et
M
arc
-M
ichel
(1812-1868), fut créée au théâtre du Gymnase le 16 mars 1860 ;
publiée par Michel Lévy, elle fut recueillie en 1878 dans le
Théâtre complet
[
OC
, t. V, p. 312]. Le jeune Jules Frémissin (joué par Priston)
… / …




