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33

Eugène Labiche

66.

Eugène LABICHE

.

D

eux

manuscrits

de

copiste

(un avec

corrections

autographes) pour

L’Affaire de la rue de

Lourcine

, [1857] ; 2 cahiers in-4 de 72 et 70 pages.

800/900

D

eux

versions

primitives

de cette fameuse comédie en un acte mêlée de couplets, par Labiche, Édouard

M

artin

(1828-1866) et Albert

M

onnier

(1815-1869), créée au théâtre du Palais-Royal le 26 mars 1857, par Arnal (le rentier Lenglumé) et Hyacinthe (Mistingue),

avec Pellerin (le cousin Potard), Octave (le domestique Justin) et Mme Thierret (Mme Norine Lenglumé) ; publiée par Michel Lévy, et

recueillie en 1878 dans le

Théâtre complet

[

OC

, t.  IV, p. 244], elle a donné lieu à deux adaptations cinématographiques, en 1912 avec

Prince Rigadin, et en 1923 par Henri Diamant-Berger avec Maurice Chevalier, et à une fameuse mise en scène de Patrice Chéreau en

1967. Le rentier Lenglumé, en se réveillant après une nuit de frasques, découvre dans son lit Mistingue, camarade de beuverie qui a

lui aussi tout oublié de la soirée de la veille. Ils apprennent par le journal qu’un assassinat a été commis rue de Lourcine, et se croient

coupables du meurtre de la charbonnière...

M

anuscrit

de

copiste

d

’

une

première

version

, sans titre, par Martin et Monnier, en 16 scènes (cahier de 72 p., cachet sec du

Bureau

central de copies dramatiques Didier & Enouf

), soigneusement établi avec les didascalies soulignées à l’encre rouge). Sur la couverture,

Labiche a inscrit les noms : « Edouard Martin Albert Monnier ». Les personnages se nomment : Beaufumé notaire, Oscar Plumeau, Paul

Darly maître clerc, Mme Beaufumé, Léonie sa fille, Catherine leur domestique.

M

anuscrit

de

copiste

d

’

une

seconde

version

, intitulée

Les deux Pochards

(cahier de 70 p.). Les principaux personnages ont changé

de nom : Vauperché, Mme Vauperché (sans prénom) et Grataloup ; en face,

L

abiche

a noté leur nom définitif : « Langlumé – Mme

Langlumé – Mistingue » ; la distribution comprend en outre un garçon de café. Le texte présente des différences avec le texte final, et

comprend 19 scènes (21 dans la version définitive). Y est jointe une intéressante L.A.S. d’Édouard

M

artin

à Labiche, du 1

er

août 1855

(2 pages et demie in-8), lui envoyant ce manuscrit : « Nous avons comme vous verrez suivi votre plan à la lettre et nous n’avons apporté

que quelques infiniment petites modifications de détails. Elle manque bien un peu d’esprit – mais à vrai dire – je n’en suis pas marri.

Vous en mettrez si facilement ! » Il hésite sur le nom d’un personnage (le futur Mistingue) : Vermillon, Grataloup, Saccavin… Quant au

titre, il propose :

Les assassins de la Charbonnière

…

O

n

joint

le feuillet enveloppant le rouleau, avec cette note autographe de Labiche : « 

Les assassins de la charbonnière

(part de Édouard

Martin et Albert Monnier) ».

Reproduction page 31

67.

Eugène LABICHE

.

M

anuscrit

en partie autographe, [

La Dame aux jambes d’azur

, 1857] ; cahier de 42 pages in-4, plus

8 pages petit in-4 autographes.

800/1 000

M

anuscrit de

travail

de cette pochade en un acte de Labiche et

M

arc

-M

ichel

(1812-1868), créée au théâtre du Palais-Royal le 11 avril

1857 ; publiée par Michel Lévy [

OC

, t IV, p. 257], elle a été récemment reprise par la Comédie-Française dans une mise en scène de

Jean-Pierre Vincent. C’est l’histoire désopilante de la répétition catastrophique d’une pièce historique au théâtre du Palais-Royal, dont

les acteurs jouent leur propre rôle et celui qu’ils doivent interpréter dans la pièce

La Dame aux jambes d’azur

, qui se déroule à Venise au

XVII

e

siècle. Arnal, qui est aussi l’auteur et s’est réservé le rôle de Papagallo (président du Conseil des Dix), est sans cesse interrompu

par Ravel (un caporal), Grassot (le Doge de Venise) qui est à la recherche d’un appartement, Hyacinthe (le page Bengalo-Bengalini) et

Amant (Alphonse d’Este duc de Ferrare) aux prises avec leurs chiens, Mme Aline Duval (la Catharina) qui mange une saucisse puis crève

de soif, un machiniste (Lacroix), et, dans le public, Mme Chatchignard (jouée par Mme Thierret) qui veut louer un logement à Grassot…

M

anuscrit

de

copiste

intitulé

La dame aux mollets d’azur

(cahier de 42 p.),

abondamment

corrigé

par

L

abiche

et

M

arc

-M

ichel

,

donnant les sept premières scènes [avec erreur de numérotation passant de la 5

e

scène à la 7

e

scène (VI)], et le début de la dernière scène

qui est biffé ; à la suite,

manuscrit autographe de

L

abiche

qui refait la fin de la pièce (scène 9

ème

[VIII], pages 43-49), avec le personnage

de Mme Chatchignard, non prévu à l’origine. La distribution a changé, et est corrigée tout au long du manuscrit : le rôle d’Arnal était

en fait prévu pour Sainville, Mlle Pauline devait jouer la Catharina, et Augustin le machiniste. En tête de la copie, Labiche a rayé la liste

des personnages, et a rédigé de sa main une nouvelle liste, avec le nom des acteurs de la création.

Reproduction page 31

68.

Eugène LABICHE

.

M

anuscrit

de copiste pour

Les Noces de Bouchencœur

, [1857] ; 3 cahiers in-4 de 57, 41 et

46 pages.

400/500

Cette comédie en trois actes mêlée de chant, par Labiche, Édouard

M

artin

(1828-1866) et Albert

M

onnier

(1815-1869), fut créée au

théâtre du Palais-Royal le 10 juin 1857, avec, dans les principaux rôles, Grassot (Bouchencœur), Hyacinthe (Anatole Grandcassis), Mmes

Thierret (Arthémise, veuve Mouchette) et Virginie Duclay (Cocotte) ; publiée chez Michel Lévy, elle fut recueillie en 1878 dans le

Théâtre complet

[

OC

, t. IV, p. 265].

M

anuscrit de copiste d

’

une

première version

, en 3 cahiers portant sur les couvertures le cachet du

Bureau central des Copies dramatiques

Enouf

, soigneusement établi, avec les noms et didascalies soulignés à l’encre rouge, et l’emplacement des couplets réservé. Le texte est

différent de la version définitive. Sur le feuillet de papier bleu enveloppant le rouleau, Labiche a noté : «

Noces de Bouchencœur

manuscrit

de Monnier et Martin ».

69.

Eugène LABICHE

.

M

anuscrit

autographe et 2

manuscrits

pour

Un oncle en caoutchouc

, [1857-1858] ; 18 pages petit

in-4, et 2 cahiers in-4 de 70 et 61 pages.

1 000/1 500

I

ntéressant

dossier

de

travail

de

cette

pièce

inédite

, « comédie-vaudeville » en un acte de Labiche et Hippolyte

L

eroux

(1801-1860),

destinée au théâtre du Palais-Royal mais non représentée. C’est l’histoire du mariage avec une couturière d’un jeune homme dont

… / …