28
51.
Eugène LABICHE
.
D
eux
manuscrits
autographes,
Un rasoir anglais
et
Un coup de rasoir
, [1852 et 1881] ; 13 et
19 pages petit in-4.
1 500/1 800
D
eux
versions de
cette
scène
comique
en un acte écrite pour une représentation à bénéfice du comédien
L
evassor
(1808-870), sous le
titre
Un rasoir anglais
, au Palais-Royal le 1
er
mai 1852, et non publiée à l’époque ; une nouvelle version, destinée à être jouée en société,
sera publiée tardivement, dans la 3
e
série de
Saynètes et Monologues
(Tresse, 1881), sous le titre
Un coup de rasoir
[
OC
, t. VIII, p. 319].
Anténor fait à la hâte sa toilette avant son riche mariage ; il se coupe avec le rasoir anglais, ce qui le retarde juste assez pour recevoir une
lettre donnant de tels renseignements sur sa promise et sa dot illusoire qu’il se recouche aussitôt.
M
anuscrit
autographe de 1852, sous le titre
Un rasoir anglais
, annoté au verso de la dernière page (fente réparée) : « scène comique
donnée à Levassor » (13 p.) ; il présente quelques ratures et corrections, ainsi que des additions marginales. En tête, Labiche a noté la
distribution : « Anténor – Levassor / Gavot – Augustin ».
M
anuscrit
autographe de 1881, sous le titre «
Un coup de rasoir
– saynète » (19 p.) ; il s’agit d’une mise au net soignée de cette
nouvelle version, qui présente de nombreuses variantes avec le texte primitif.
52.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
autographe,
Soufflez-moi dans l’œil !
, [1852] ; 48 pages petit in-4.
1 200/1 500
M
anuscrit
complet
de
Soufflez-moi dans l’œil !
, comédie-vaudeville en un acte, signée par Labiche et
M
arc
-M
ichel
(1812-1868), et
créée au Palais-Royal le 1
er
mai 1852 par Sainville dans le rôle de Mouillebouche et Pellerin dans celui de Tropical ; elle a été publiée
par Michel Lévy frères [
OC
, t. III, p. 136]. Amusante pièce à deux personnages : le jeune Tropical a enlevé le jour de son mariage
Mouillebouche, qu’il croit être son rival, mais qui en fait se remariait ; il le séquestre ; bientôt il réalise que celle qu’il aime est la
pupille de Mouillebouche, mais il ne relâchera qu’en ayant obtenu la main de la jeune Bérénice, non sans mal, en soufflant dans l’œil
de Mouillebouche brûlé par du plâtre tombé lors d’une tentative d’évasion.
L
e
manuscrit
,
complet
,
est
entièrement
de
la
main
de
L
abiche
; il présente des ratures et corrections, avec des passages biffés et
supprimés, et quelques additions marginales. Il présente peu de variantes avec le texte définitif, à l’exception de quelques couplets, qui
ont été ajoutés après coup par Marc-Michel.
53.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
en partie autographe pour
Deux gouttes d’eau
, [1852] ; cahier de 13 pages in-4 avec
additions et corrections autographes, et 13 pages petit in-4.
800/1 000
I
ntéressant manuscrit de
travail
de cette comédie en un acte, mêlée de couplets, par Labiche et
A
nicet
-B
ourgeois
(1806-1871), créée
au théâtre des Variétés le 22 septembre 1852, avec, dans les principaux rôles, Numa (Jules Tourillon), Nestor (Morvanchut) et Mlle
Virginie Duclay (Irma Tourillon) ; publiée par Michel Lévy [
OC
, t. III, p. 175]. Pour couvrir ses escapades extra-conjugales, l’avoué
Jules Tourillon s’est inventé un sosie qu’il nomme d’Harville ; mise au courant par une amie de pension courtisée par d’Harville,
Mme Tourillon feint de ne plus reconnaître son mari, mais le vil séducteur d’Harville, bientôt menacé par le furieux et jaloux major
Morvanchut… Mais tout finira bien, et Tourillon sera pardonné.
M
anuscrit
du
plan
détaillé
par
A
nicet
-B
ourgeois
(cahier de 13 pages remplies d’une fine écriture à l’encre bleue), en 20 scènes,
abondamment corrigé
et augmenté
par
L
abiche
par d’importantes additions dans les marges
; c’est Arnal qui est alors prévu pour le rôle
de Tourillon, et Leclerc pour celui de Morvanchut. Labiche a biffé entièrement la fin (scènes 15 à 20).
M
anuscrit
autographe
de Labiche pour la fin de la pièce, refaisant entièrement les scènes 15 à 20 (16 à 21 du texte définitif) ; il s’agit
d’un plan détaillé, avec des dialogues développés, dans un texte différent de la version finale.
54.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
autographe de
Piccolet
, [1852] ; 74 pages petit in-4 (qqs ff. un peu effrangés, fente
réparée au dernier f.).
1 500/2 000
M
anuscrit
complet de
P
iccolet
, comédie-vaudeville en un acte de Labiche, Auguste
L
efranc
(1814-1878) et Armand
M
ontjoie
(1816-
1871), créée au Palais-Royal le 30 septembre 1852 ; publiée par Michel Lévy [OC, t. III, p. 190]. C’est l’histoire des manœuvres de
l’ancien fabricant de bouchons Chambourdon (joué par Amant) pour son élection à la chambre du commerce de Romorantin ; vivant
séparé de sa femme, et pour s’assurer une certaine respectabilité, il fait passer sa jeune nièce Aline (Mlle Kleine), qui vient de sortir de
pension, pour Mme Chambourdon ; le jeune rentier Piccolet (Hyacinthe), amoureux d’Aline, a retrouvé sa trace ; après des doutes et
quelques péripéties, il contribuera à l’élection de Chambourdon, et épousera Aline.
Le manuscrit, entièrement de la main de Labiche, présente de nombreuses ratures et corrections, des passages biffés, et des additions
marginales. Le texte est un peu différent de la pièce définitive, et ne comprend pas les couplets, qui seront ajoutés par un des collaborateurs.
La scène se passe ici à Sainte-Menehould, et Chambourdon est candidat au conseil général.
55.
Eugène LABICHE
. L.A. (minute), [décembre 1852], à Édouard
L
emoine
, directeur du Gymnase dramatique ; 2 pages petit
in-4.
150/200
Brouillon de lettre au sujet de la pièce de M. de
M
arville
,
Entre l’amour et
l’honneur
, qui demande sa collaboration, conseillé par
Lemoine qui voudrait accueillir la pièce au Gymnase, à condition qu’elle prenne un aspect comique. Labiche fait part de ses scrupules :
« La douleur et la misanthropie de
G
eoffroy
doivent être comiques, c’est un cocu qui se retire à la campagne, loin du monde pour y
planter des pommes de terre avec amertume ». Mais cette vie monotone et sans confort lui pèse et il en vient à envisager de reprendre
sa femme : « il va céder, lorsque la voix de l’honneur reprend le dessus, pas de pitié pour l’infidèle ! etc., etc. Il y a là un combat qui me
parait faire la pièce. Mais sera-t-elle bien Gymnase ? A vous de décider »...
O
n
joint
la L.A.S. d’Édouard
L
emoine
(3 p. in-8 à en-tête du
Théâtre du Gymnase Dramatique
), demandant à Labiche d’aider Marville
et de faire « sortir de là quelque chose d’aussi vif, d’aussi gai, d’aussi
comédie
que
Le Monsieur qui prend la mouche
»…




