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la danseuse débutante Florine (Mlle Pauline), etc. La pièce était précédée d’un prologue,
Schahabaham XCIV
, manquant ici. Mazulim a
été transformé, par sort du génie Codada et jalousie de Schahabaham, en sopha : « il ne sera délivré de cette incarnation ridicule qu’au
moment où deux êtres innocents et purs se donneront sur ses coussins le premier baiser de l’amour […] il assiste à bien des aventures
plus ou moins saugrenues : d’abord sopha de danseuse, puis sopha de petite maison, ensuite sopha au Marais, et enfin botte de paille
dans une cabane, où un baiser innocent lui rend sa première forme » (Théophile Gautier).
Manuscrit de copiste de l’acte I et du 1
er
entracte avec quelques corrections (cahier de 48 p.) ; puis
manuscrit
autographe
de Labiche
comprenant le « Premier entracte » (8 p.), le « 2
me
entracte » (10 p.), le « troisième acte » (52 p.), et un feuillet esquissant l’épilogue.
44.
Charles DESNOYER
(1806-1858) acteur, auteur dramatique et collaborateur de Labiche. 4 L.A.S., 1850-1852, à Eugène
L
abiche
, avec L.A. (minute) d’Eugène
L
abiche
; 10 pages in-8 ou in-12, et 2 pages et quart in-8.
150/200
Bruxelles 13 septembre
1850
, au sujet de la pièce
Le Sopha
pour laquelle Dormeuil, directeur du Théâtre du Palais-Royal, leur a imposé
la collaboration de Mélesville, ce qui va « nous faire perdre un tiers des droits »…
2 décembre
, sur la reprise du
Garçon de chez Véry
, où,
contrairement à ce qui avait été convenu, et contre son gré, son nom apparaît à côté de celui de Labiche...
27 novembre
1851
, il s’efface
devant Marc-Michel : « Je ne veux pas me jeter comme un accident au travers de votre collaboration habituelle, toujours si heureuse »...
14 décembre
1852
(à en-tête de l’
Ambigu-Comique
) : il pose une question de jurisprudence : une pièce en concurrence avec d’autres
pièces sur le même sujet n’a-t-elle pas droit à « la priorité sur toutes les pièces reçues » ?...
L
abiche
répond : « Oui, le directeur a le droit
d’accorder la priorité à cette pièce. Elle devient à mon avis plus qu’une pièce
de circonstance
, c’est une pièce
d’urgence
» et il convient
que les auteurs « retardés » devraient être dédommagés...
45.
Eugène LABICHE
. 3 L.A. et 1 L.A.S. (minutes), 1850-1881 ; 4 pages in-8 ou in-12.
250/300
[
1850
], au directeur du Théâtre du Gymnase : sa pièce
Boquet Père et fils
n’ayant pas été reprise depuis dix ans, il souhaite la retirer,
pour la donner à Numa aux Variétés.
Coubert
7 avril 1860
, à
B
ocage
, l’autorisant à jouer
Embrassons-nous Folleville
au théâtre Saint-
Marcel.
20 avril 1866
, [à Léon
D
ormeuil
], proposant d’ajouter à sa pièce [
Un pied dans le crime
]
Les Marquises de la fourchette
« de façon
à nous donner 9% »…
29 mars 1881
, à A. Camus, lui demandant son approbation à la proposition « d’un confrère inconnu qui veut bien
se charger de modifier nos pièces
ad usum puerorum
»...
O
n
joint
2 L.A.S. de l’acteur
N
uma
(15 septembre 1857 et s.d.), lui demandant un rôle « plus fait pour moi [...] pensez
aux petits
moyens
, un rôle comique, cocasse si vous voulez dans une
comédie Gymnase
» ; et 2 L.A.S. d’Eugène
B
ertrand
, directeur du Théâtre des
Variétés (9 et 10 septembre 1887), au sujet de la repise du
Chapeau de paille d’Italie
.
46.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
autographe,
Numéro 27, en faction !
,
[vers 1850 ?] ; [1]-57 pages petit in-4.
1 500/2 000
M
anuscrit
entièrement
autographe
d
’
une
pièce
inédite
, « vaudeville en 1 acte ». Elle met en scène Pluchonneau, « marchand de bric-
à-brac », le jeune Narcisse Ducadran, la femme de Pluchonneau Hélène, et un caporal de la Garde nationale. Pluchonneau n’est pas très
assidu à son service de garde national, et son caporal le réprimande ; Narcisse a raccompagné jusque chez elle sous son parapluie la jolie
Hélène, rencontrée dans le chemin de fer ; Pluchonneau survient, et comprend bientôt que Narcisse Ducadran est le jeune homme
qu’il cherche à faire arrêter pour une lettre de change impayée ; il va le retenir jusqu’au matin, pour le faire saisir ; Narcisse va tenter de
profiter de la situation pour séduire Hélène ; et c’est Pluchonneau qu’on vient arrêter pour avoir abandonné sa faction.
Le manuscrit est soigneusement écrit à l’encre brune sur papier vergé, avec quelques ratures et corrections, et quelques additions
marginales ; Labiche a hésité sur le nom de Narcisse : Trébuchard, Lambinais, puis Ducadran.
Reproduction page 25
47.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
autographe, et
manuscrit
en partie autographe,
Un banquier dans la peine
, [vers
1850 ?] ; 19 pages in-fol., et 43 pages in-4 ou in-fol.
1 500/1 800
P
lan et manuscrit de travail d
’
une pièce
inédite
, non représentée. Cette comédie-vaudeville en un acte se passe à Saint-Pétersbourg sous
Catherine II. Ventrikoff, le banquier de la Tsarine, a une fille, Nathalie, dont se disputent la main le comte Albert de Razoumouskoff
et Ganachkin, médecin de la ménagerie impériale. Gannachkin reçoit des ordres de la Tsarine de purger, puis d’empailler Ventrikoff,
qui se demande ce qu’il a fait pour mériter ces ukases… Mais il s’agit du chien de la Tsarine, ainsi nommé pour sa ressemblance avec le
banquier !
«
P
lan
»
ou
scénario
détaillé
intitulé
Le Banquier de Catherine II
, sur 17 pages in-fol., avec de nombreuses ratures, corrections et
additions, en 17 scènes. La liste des personnages présente une distribution avec les acteurs du théâtre du Palais-Royal : Ventrikoff
(Sainville), Ganalkin corrigé en Ganachkin (Grassot), Albert de Borizof (Germain), Nathalie (Camille), le domestique Fodor, d’abord
nommé Fopesco (Alcide).
M
anuscrit
en
partie
autographe
de
la
pièce
, paginé de 1 à 43, à partir du manuscrit d’un collaborateur non identifié de format in-4,
que Labiche corrige abondamment, avec d’importantes additions marginales et des feuillets in-fol. insérés (1, 2, 22 à 24, 27 à 30). En
20 scènes, la pièce a été entièrement remaniée par Labiche.
Reproduction page 25




