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22

pièces que Labiche retient) en 1878 dans le

Théâtre complet

[

OC

, t. I, p. 151]. « C’est une aimable satire de la manie qu’on eut, à l’époque

où la pièce fut jouée, d’assaisonner la conversation de mots d’argot (qui étaient aussi des mots-scies), comme

chicard

,

chicocandard

 »

(Gilbert Sigaux).

*

M

anuscrit

de

travail

en

partie

autographe

d

’

une

première

version

,

Un Anglais

« comédie vaudeville, 1 acte » (10-36 pages grand

in-fol., certains bords un peu effrangés et déchirures réparées au dernier f.). Les 10 premières pages (scènes 1 à 9) sont de la main

d’Auguste Lefranc, avec béquets, ratures et corrections, et d’importantes corrections et additions de la main de Labiche, qui a inscrit

en tête la liste des personnages. La suite est entièrement de la main de Labiche, avec de nombreuses ratures et corrections (et quelques

petites additions marginales par Lefranc). En 23 scènes, cette version est plus longue et fort différente de la version définitive : un

des principaux protagonistes est Sir Pitiful, « Baronnet anglais » (ce personnage disparaîtra de la version finale), Poupardin est noble, le

prétendant éconduit se nomme Alfred Duménil, et la scène se passe à Chinon.

*

M

anuscrit

de

copiste

avec

corrections

autographes

,

Un Anglais

([1]-101 pages in-4 en cahiers cousus). Cette mise au net du

manuscrit précédent porte de nombreuses ratures et corrections, ainsi que quelques additions marginales, de la main de Labiche.

*

M

anuscrit

autographe

de

la

nouvelle

version

, intitulée

Le Père de l’étudiant

, et annotée au dos «

Le Docteur Césarius

, plan »

(25 pages grand in-fol., qqs feuillets effrangés avec qqs petites déchirures). Cette nouvelle version, où l’Anglais a disparu, annonce la

version définitive (dans un texte assez différent), mais elle est cependant plus développée, avec 22 scènes (15 dans le texte imprimé), et

fait intervenir le notaire Peillotet (supprimé ensuite) ; la scène se déroule maintenant à Courtenay (ce sera Châtellerault dans la pièce).

Entièrement de la main de Labiche, elle présente de nombreuses ratures et corrections ; on relève quelques additions marginales de la

main de Lefranc. Il s’agit d’un scénario très détaillé, avec de nombreuses didascalies, et où une partie des dialogues est rédigée, mêlée

à des indications pour l’écriture définitive ; ainsi dans la 1

ère

scène, au milieu d’une réplique de Tourterot : « Bien poser le personnage

de César qui lui a appris son argot et est seul capable de le comprendre dans l’Indre et Loire » ; dans la scène 2, cette indication biffée :

« poser que Tourterot étonne Poupardin qui ne l’a pas vu depuis dix ans, par son nouveau langage – poser en outre la susceptibilité de

Poupardin à l’endroit de la grammaire – faire pressentir l’altercation qu’il a eue cette nuit dans le coupé avec un inconnu grossier »,

remplacée par : « poser par un a-parte et par des signes d’intelligence entre les deux pères que Camille ignore le but réel de la visite »…

Etc.

35.

Eugène LABICHE

.

T

rois

manuscrits

autographes pour

La Dévote

ou

Avis aux maris

, [vers 1845] ; 77 pages grand

in‑fol., 51 pages in-fol., et 47 pages grand in-fol. (qqs fentes et déchirure réparées, qqs ff. un peu effrangés). 3 500/4 000

I

ntéressant

ensemble

des

deux manuscrits

autographes

et

du

plan

d

’

une

pièce

inédite

des

débuts

de

L

abiche

.

La Dévote

, comédie en 5 actes, a été transformée en une comédie-vaudeville en 2 actes, rebaptisée

Avis aux maris 

; les deux versions

sont restées

inédites

. Georges de Varennes ne supporte plus la dévotion de sa femme Amélie, et la contraint à mener une vie mondaine.

Elle joue la coquette (mais en apparence), courtisée par le docteur Languillet, un veuf ami de la famille, et aimée par un jeune cousin,

Théophile Blandin ; sa nouvelle conduite provoque la jalousie et la colère du mari ; mais elle va marier le jeune cousin, et pouvoir

reprendre sa vie paisible et pieuse. On retrouvera une partie de la donnée de la pièce dans

Brûlons Voltaire !

(1874).

P

remière

version

en 5 actes, intitulée

La Dévote

, et indiquée en tête « comédie en trois actes et en vers » ; elle est en fait en 5 actes

et en prose. Au dos du dernier feuillet, Labiche a noté : « (

La Dévote

) plan primitif en 5 actes ». Acte I (9 p.), actes II (19 p.), acte III

(18 p.), acte IV (12 p.), acte V (19 p.). Le manuscrit présente de nombreuses ratures et corrections, avec des passages biffés, des additions

marginales, mais aussi des commentaires dans les marges : passage à reporter, « trop long », idées à développer : « Théophile prend de

Mursy pour un des obligés de sa cousine, et part de là pour en faire un éloge très chaud », « tartine de

confiture

du mariage au point de

vue chrétien »… Le couple se nomme de Mercy/Mersy puis de Mursy (ainsi que le père de Georges qui disparaîtra dans la 2

e

version), et

le médecin Robillard (Labiche avait d’abord écrit Gagnard) ; Languillet est cité par Amélie comme un prédicateur.

M

anuscrit

de

premier

jet

de

la

nouvelle

version

en 2 actes, marquée au dos du dernier feuillet de l’acte I «

Avis aux maris

– plan ».

Acte I (21 p.) et acte II (30 p.). Scénario détaillé, avec une partie des dialogues. Les personnages ont trouvé leur nom définitif, le nom

de Robillard est biffé et remplacé par Joseph Languillet. Le manuscrit est abondamment raturé et corrigé, avec des passages biffés et des

additions marginales ; on relève aussi dans les marges des indications et des idées de développements : « poser dans le courant de la scène

que Varennes est mauvaise tête quand il a bu. Poser par Varennes que sa femme écrit tous les soirs sur des petits papiers mystérieux. J’ai

voulu lire une fois… je n’ai rien compris… c’est de la théologie… une espèce de journal… un examen de conscience. », « poser qu’à son

insu Amélie éprouve un petit sentiment pour Théophile », etc. La scène 12 de l’acte II est rédigée d’une autre main.

M

anuscrit définitif de

la nouvelle version

, intitulée

Avis aux maris

[titre primitif biffé :

Madame de Varennes

], comédie-vaudeville

en 2 actes : acte I (9 scènes, 24 pages), acte II (16 scènes, 23 pages). Il présente de nombreuses ratures et corrections, ainsi que des

additions dans les marges, et des passages biffés.

Reproduction page 21

36.

Eugène LABICHE

.

C

inq manuscrits

en partie autographes pour

L’Inventeur de la poudre

, [1846] ; 9 pages in-fol., 69,

50 et 63 pages in-4, et 46 pages petit in-4.

1 200/1 500

I

ntéressant

dossier

de

travail

pour

L’Inventeur de la poudre

, comédie-vaudeville en un acte par Labiche, Auguste

L

efranc

(1814

‑

1878) et Eugène

N

yon

(1812-1870), créée au Théâtre du Palais-Royal le 17 juin 1846, par Sainville (le Prince de Piombino), Ravel

(le perruquier Formoso), Rousset (Tagliarini, maître du palais et agent secret du Prince), et Mmes Lambert (la duchesse de Norino,

favorite du Prince) et Aline Duval (Floretta, fiancée de Formoso) ; publiée à l’époque par Michel Lévy [

OC

, t. I p. 263]. La poudre en

question est destinée à masquer la couleur des cheveux de la duchesse, dont la fausse chevelure brune se décolore...

*

M

anuscrit

autographe

de

la

fin

de

la

pièce

dans

une

première

version

, paginée 36-44 (9 pages in-fol.), avec les scènes 18 à 22 ; le