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ville, dont la magnifique église de Saint-Loup. Le 1
er
août,
à Dinant, pittoresque visite de la grotte. Les 3 et 4, malgré
des coliques qui l’indisposent, Labiche visite Bruxelles
(églises, palais du prince d’Orange, hôtel de ville) et va au
spectacle. Puis c’est Malines et Louvain, où Labiche visite
avec émotion la collection du conseiller Vanderscrieck.
Le 6, promenade à Tervueren. Le 7, à Bruxelles, après
avoir quitté son père et rejoint un nouveau compagnon
de voyage, Dutemple, Labiche va admirer les Rubens du
Musée ; le 8, visite du palais du prince d’Orange, de la
Chambre des représentants (« mauvaise tenue des députés,
ils parlent en dépit de l’éloquence et de la grammaire –
comme des vaches flamandes ») ; visite d’adieu à son oncle
Ramier qui veut le marier à sa cousine Céline ; départ pour
Gand. Le 9, visite de Gand ; déjeuner à la table d’hôte avec
des capitaines belges (« Leur conversation est d’une bêtise
et d’une nullité sans égale – grande discussion pour éclairer
cette question : à savoir si un officier a, ou n’a pas le droit
de porter un chapeau de paille en bourgeois ») ; grande
émotion devant les tableaux de Saint-Bavon, le Rubens
et
L’Agneau mystique
des frères
V
an
E
yck
(« les premiers
inventeurs de la peinture à l’huile. Ce tableau qui a près de 400 ans est encore plein de fraîcheur et d’expression ») ; embarquement pour
Bruges sur
La Belle Arsène
, tirée par des chevaux, chemin pittoresque. Le 10, visite de Bruges ; départ pour Ostende, où il reste jusqu’au
13 : promenades sur les digues, bains de mer (amusante description des cabanes roulantes et des baigneuses), dégustation d’huitres… ;
le soir, « station à notre fenêtre pour guetter les tétons de notre voisine, ils sont fermes et se ressentent de la vertu des bains de mer ».
Le 14, voyage sur les canaux jusqu’à Gand, où nos voyageurs prennent la diligence le soir ; le lendemain, arrivée à Anvers (jusqu’au 19) :
traversée par le bac, visite de la ville (les admirables Rubens de la cathédrale, la chapelle Rubens de Saint-Jacques, la citadelle, l’église
Saint-Paul, le port…) ; description de la procession de Notre-Dame ; enthousiasme devant les chefs-d’œuvre du Musée… Après une
journée de voyage, visite de Liège (21) : églises, la citadelle, les bords de la Meuse ; puis c’est Spa (22).
Le 23 août, voyage par Pepinster, et Eupen où l’on passe la douane, et arrivée à Aix-la-Chapelle ; le soir,
Don Juan
de Mozart en
allemand (réflexions sur l’effet dramatique du dernier acte). Du 24 au 26, visite d’Aix : la cathédrale, l’hôtel de ville, la salle du congrès,
fabrique d’aiguilles ; le soir, amusant dîner arrosé, jeu à la redoute,
Fidelio
de Beethoven au théâtre…Puis c’est Cologne le 27 (églises,
cathédrale, musée…), Bonn le 28, d’où les voyageurs embarquent sur le Rhin (ticket joint) et admirent les paysages pittoresques,
Coblentz le 29. Le 30, voyage depuis Boppard, par Oberwesel, Bacharach et le fort de Falkenberg, jusqu’à Bingen. Le 31, visite de la
tour de Drusus, et remontée du Rhin en bateau jusqu’au Johannisberg ; visite et libations ; puis navigation jusqu’à Mayence. À la fin
du carnet, notes sur Cologne et les sites remarquables de la vallée du Rhin. Visite de Mayence (1
er
septembre) ; puis, plus longuement,
de Francfort (2-3), avec représentation de
Macbeth
traduit par Schiller. Le 4, départ pour Darmstadt ; puis Heidelberg le 5 (visite de la
ville universitaire, des ruines du château, de l’atelier du peintre français Greinberg…), Carlsruhe le 6, Baden le 7 avec un bel effet de
brouillard ; voyage sur l’impériale jusqu’à Strasbourg. Visite de Strasbourg (Saint-Thomas et tombeau du maréchal de Saxe, la cathédrale
et le chantier de la tour, l’arsenal). Retour par Nancy, Metz, Reims…
33.
MARC-MICHEL
(1812-1868) auteur dramatique et collaborateur de Labiche. 4 L.A.S., dont une avec dessins, 1838-1862,
à Eugène
L
abiche
; 14 pages in-4 ou in-8.
150/200
B
elle
correspondance
sur
leur
collaboration
.
Paris 26 août 1838
: il évoque leurs pièces
Monsieur de Coyllin
et
L’Avocat Loubet
données en juillet et août, et leurs travaux en cours ; la lettre se termine par deux
dessins
d’une poignée de main et d’une embrassade,
et il signe « Ton Oreste, ton Castor, Marc ».
Paris 3
juillet 1859
: sur leurs projets et le choix des acteurs, et leur collaboration avec
O
ffenbach
aux Bouffes-Parisiens : « L’omelette [
L’Omelette à la Follembuche
] accompagne
agréablement
le spectacle. Offenbach nous
demande les
Sabines
pour 7
bre
; il voudrait pouvoir les donner en février »...
Enghien
9 octobre 1859
: Léo
D
elibes
est venu lui parler de
la
Follembuche
, dont les acteurs troublent les représentations (ils ont jeté l’omelette dans la salle et elle est tombée sur la tête d’une
dame !) : « Offenbach prétend qu’il n’en peut mais, et qu’il n’est pas maître de ses acteurs » ; il donne le chiffre des dernières recettes...
20 mai [1862]
: il donne ses « états de service » (108 pièces représentées !), et raconte ses propres démarches, en demandant à Labiche
d’intervenir auprès de Legouvé…
34.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
autographe, et 2
manuscrits
de
travail
en partie autographes pour
Deux Papas très
bien ou la grammaire de chicard
, [1844] ; 46 pages in-fol., 102 pages in-4, et 25 pages in-fol.
1 500/2 000
T
rès
intéressant
dossier
de
travail
pour
Deux Papas très bien ou la grammaire de chicard
, comédie-vaudeville en un acte par
Labiche et Auguste
L
efranc
(1814-1878), créée au Théâtre du Palais-Royal le 6 novembre 1844, avec Leménil et Grassot dans les rôles
des pères, Poupardin (négociant) et Tourterot (propriétaire à Châtellerault), et, dans ceux de leurs enfants qui se marieront à la fin
de la pièce, Germain (le médecin César Tourterot) et Mlle Juliette (Camille Poupardin), ainsi que Lacourrière dans celui de l’avoué
Gélinotte (prétendant éconduit, mais qui se révèle fils naturel de Poupardin). C’est
la onzième
pièce
connue de
L
abiche
, et la dixième en
collaboration avec Lefranc (avec qui Labiche écrivit 36 pièces) ; elle fut alors publiée chez Beck, et recueillie (c’est la deuxième de ses




