30
56.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
autographe,
Le Chevalier des dames
, [1852] ; 66 pages petit in-4.
1 500/2 000
M
anuscrit
complet
de cette comédie mêlée de couplets de Labiche et
M
arc
-M
ichel
(1812-1868), créée au théâtre du Palais-Royal
le 16 décembre 1852 ; publiée par Michel Lévy [
OC
, t. III, p. 219]. M. de Merlemont (joué par Pellerin) est un tyran domestique, qui
renferme sa jeune et jolie femme Henriette (Maria Brassine) ; Henriette veut sortir avec une nouvelle robe, quand elle est éclaboussée
par un jeune et galant cavalier, Nestor de Bois-Rosée (Ravel) ; voulant se faire pardonner, Nestor poursuit Henriette chez elle ; survient
le mari, et Nestor se fait passer pour le nouveau domestique…
M
anuscrit
complet
,
entièrement de
la main de
L
abiche
; paginé de 1 à 59, il est précédé d’une page donnant la liste des personnages,
et la description du décor ; il présente des ratures et corrections, quelques passages biffés, et des additions marginales. Le texte du
manuscrit, sans les couplets (probablement ajoutés postérieurement par Marc-Michel), donne une première version de la fin assez
différente du texte imprimé. Labiche a ensuite refait sur 6 pages une nouvelle fin, conforme au texte définitif.
On joint le feuillet ayant enveloppé le rouleau, avec titre autographe.
Reproduction page 29
57.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
en partie autographe, [
Une charge de cavalerie
, 1852] ; 52 pages petit in-4.
1 200/1 500
M
anuscrit
de
travail
de cette comédie-vaudeville en un acte par Labiche, Alfred
D
elacour
(pseudonyme d’Alfred Dartigue, 1817-
1883) et Eugène
M
oreau
(pseudonyme d’Eugène Lemoine, 1806-1877), créée au théâtre du Palais-Royal le 31 décembre 1852 ; publiée
par Michel Lévy [
OC
, t. III, p. 247] ; c’est la onzième (et dernière !) pièce écrite par Labiche en cette année 1852. L’action est sous
Louis XV, à la campagne, chez Jean-Pierre (joué par Lacourière) qui vient d’épouser Simonne (Mlle Kleine) ; il vient de s’absenter pour
surveiller le moulin de son cousin Paturin, parti à la guerre, et a laissé seules sa jeune sœur Louisette et sa femme. Survient le soldat
Belrose, muni d’un billet de logement ; Louisette et Simonne échangent leurs rôles, Louisette se faisant passer pour la femme de Jean-
Pierre ; mais quand Jean-Pierre revient, il reconnaît en Belrose le cousin Paturin qui épousera Louisette.
L
e
manuscrit
est
pour
la
plus
grande
partie
de
la
main
de
L
abiche
(les pages 1 à 5 et 25 à 52 sont entièrement autographes), il
incorpore 18 pages (6-23) en copie ou de la main des collaborateurs, sur lesquelles il a porté des corrections et additions autographes.
On joint le feuillet (déchiré) ayant enveloppé le rouleau, avec titre autographe.
Reproduction page 29
58.
Eugène LABICHE
.
D
eux manuscrits
, dont un avec corrections autographes, pour
Un
ami acharné
, [1853] ; 2 cahiers
in-4 de 62 et 65 pages.
500/700
Deux manuscrits de cette comédie-vaudeville en un acte par Labiche et Alphonse
J
olly
(pseudonyme d’Alphonse Leveaux, 1810-
1893), créée au théâtre des Variétés le 19 janvier 1853, par Henry Alix (le banquier Lefèvre), Mme Virginie Duclay (sa fille Lucie), Numa
(son associé Dumoncel) et Danterny (Jules de Lucenay, l’ami) ; publiée par Michel Lévy [
OC
, t III, p. 259].
M
anuscrit
de
la main
d
’A
lphonse
J
olly
, intitulé
Un mari qui perd ses frais
(62 p.), très proche de la version définitive
M
anuscrit de
copiste
, en tête duquel Labiche a inscrit ses nom et adresse : « Eugène Labiche Chaussée d’Antin 19 (bis) », et sur lequel
il a porté quelques
corrections
autographes (65 p.).
59.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
autographe, [
Deux profonds scélérats
, 1854] ; 55 pages petit in-4 (fentes réparées aux
derniers ff.)
1 500/2 000
M
anuscrit
autographe
de
cette
«
pochade
» de Labiche et Charles
V
arin
(1798-1869), créée au théâtre du Palais-Royal le 24 février
1854 ; publiée par Michel Lévy [
OC
, t IV, p. 1]. La pièce se passe dans un cachot de la Conciergerie, où l’on vient d’incarcérer le parfumeur
Poncastor (joué par Levassor) et le professeur de langues Frétillard (Ravel), sous la garde du guichetier Farouchon (Octave) ; les deux
prisonniers, arrêtés en flagrant délit d’adultère, découvrent qu’ils se sont mutuellement trompés (le malentendu sera heureusement
dissipé à la fin) ; la cohabitation sera d’autant plus difficile, que Farouchon veut tirer parti de la situation.
Le
manuscrit
de
premier
jet
,
entièrement
de
la
main
de
L
abiche
, avec de
nombreuses
ratures
et
corrections
, présente une version
différente du texte définitif ; intitulé
Poncastor
(le titre a ensuite été biffé), avec la mention « c.v. [comédie vaudeville] en 1 acte », il est
également titré au verso du dernier feuillet :
Poncastor et Frétillard
. La profession de « Poncastor (de la Drôme) » n’est pas indiquée, et le
guichetier se nomme « Farouchot » ; l’emplacement des couplets est seulement indiqué.
60.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
pour
Ôtez votre fille, s’il vous plaît
, [1854] ; cahier de 76 pages petit in-4.
100/150
Cette comédie en deux actes mêlée de chant de Labiche et
M
arc
-M
ichel
(1812-1868) fut créée au théâtre du Palais-Royal le 24 novembre
1854 par Lhéritier (le rentier Montdoublard), Levassor (le peintre Gusman de Follebraise), Hyacinthe (Colardeau), Amant (Vertminois),
Mlles Dinah et Letessier (Isabelle et Cécile Montdoublard), Mme Désirée (la servante Gimblette) ; publiée chez Michel Lévy [
OC
, t IV,
p. 49].
Manuscrit de copiste d’une première version de l’acte II, avec note de Labiche sur le feuillet qui enveloppait le rouleau : « ancien
2
me
acte, non joué » ; on relève quelques corrections et quatre additions de couplets par Marc-Michel ; le personnage d’Hurtebize, qui y
figure, disparaîtra de la version définitive.




