38
et qu’il ne faut pas jeter le manche après la cognée. » La distribution de la création comprenait Numa (Blandinet), Parade (François),
Saint-Germain (Tiburce), Chaumont (le négocant Aubertin), Boisselet (le bottier Mizabran), Mme Germa (Mme Henriette Blandinet)…
M
anuscrit
autographe d’une
première version
par Alfred
D
elacour
, sans titre, différente de la version finale : acte I, 16 scènes (37 p.) ;
acte II, 15 scènes (29 p.) ; acte III, 14 scènes (29 p.).
M
anuscrit
autographe
de
L
abiche
, à l’encre brune sur papier vergé d’Hudelist à Hallines. Il présente de
nombreuses
ratures
et
corrections
, des passages biffés, et d’importantes additions ou réécritures dans les marges ; il donne le texte définitif. Une première
page, avec la liste des personnages, présente deux titres primitifs rayés :
L’oncle Blandinet
et
Blandinet
, remplacés par le titre définitif :
«
Les petits oiseaux
comédie en 3 actes ». Suivent les 3 actes : acte I, 15 scènes (65 pages) ; acte II, 14 scènes (52 pages) ; acte III, 13 scènes
(paginé 1-46, avec des pages 6
bis
et 21
bis
, et une page 34-35).
82.
François BAZIN
(1816-1878) compositeur. L.A.S., Paris 20 juin 1865, à Eugène
L
abiche
; 1 page et demie in-8, enveloppe.
100/150
Il se réjouit de rendre visite à Labiche et sa femme en Sologne… « Je travaille toujours beaucoup et avec grand plaisir ; car je suis de plus
en plus enchanté de notre
Voyage en Chine
; je parle de la pièce. Quant à la musique, il ne m’appartient pas d’en donner mon avis »…
[
Le Voyage en Chine
, livret de Labiche et musique de François Bazin, fut créé le 9 décembre 1865 à l’Opéra Comique.]
O
n
joint
une L.A.S. de Mme de
P
ompery
, demandant qu’on change le nom du personnage de Pompéry dans
Le Voyage en Chine
; et
un brouillon de réponse du directeur de l’Opéra-Comique Adolphe de
L
euven
(2 janvier 1866), affirmant que ce personnage n’est ni
ridicule, ni grotesque et que les auteurs n’envisagent pas de changer son nom.
83.
Eugène LABICHE
. L.A. (minute inachevée), Souvigny 5 juillet 1865, à son « cher défendeur » ; 4 pages et demie petit
in-4.
100/150
B
rouillon de
lettre
à
son
avocat
. Il est immobilisé par un accident : « Je me suis rompu un muscle de la jambe en sautant un de nos
grands fossés de Sologne »… Il revient sur la condamnation, deux ans plus tôt, de
P
éragallo
, agent général de la Société des Auteurs
dramatiques, à qui il avait envoyé alors une lettre de soutien ; il ignorait alors « qu’une somme de 42 mille francs, je crois, due aux
auteurs restait impayée depuis plusieurs années »… Il évoque également le procès intenté pour les mêmes raisons à Amédée Guyot, et
sa conduite dans la commission de la Société des Auteurs dramatiques...
84.
Eugène LABICHE
.
M
anuscrit
avec
additions
autographes pour
L’Homme qui manque le coche
, [1865] ; 151 pages
petit in-4.
400/500
Cette comédie-vaudeville en 3 actes, par Labiche et Alfred
D
elacour
(pseudonyme d’Alfred Dartigue, 1817-1883), fut créée au théâtre
des Variétés le 31 octobre 1865, par Dupuis (Edmond Frigolin) et Mlle Alphonsine (Clémentine) dans les principaux rôles ; publiée par
Dentu [
OC
, t. VII, p. 15].
Manuscrit autographe d’Alfred
D
elacour
, avec quelques
additions
autographes de Labiche, chaque acte étant paginé séparément (57,
46 et 47 pages). Labiche ajoute ainsi en marge des répliques (fin de la scène 7 de l’acte I) : « se moucher très fort. Tiens ! mon mari. Il joue
de la trompette. Non, c’est sa manière de se moucher » ; ou un développement à ajouter (scène 2 de l’acte II) : « Expliquer le costume de
Lépidor à Paris en garde national », et « il va voir l’effet de son énigme » ; d’autres répliques (scène 7 de l’acte II) : « quoi ? – Eh bien…
qu’il ait payé son tribut à la nation », (scène 12) : « comme c’est commode ! » ; un jeu de scène (scène 2 de l’acte III) : « elle lui tire la
langue, il la reconnaît » ; une autre réplique (scène 15) : « une femme qui se sauve ! »
85.
Jules Husson, dit CHAMPFLEURY
(1821-1889). L.A.S., 1
er
novembre 1865, à Eugène
L
abiche
; 1 page in-8 à en-tête
de la
Société Nationale des Beaux-Arts
.
120/150
[Au lendemain de la première de
L’Homme qui manque le coche.
] « Ce terrible public impatient et névralgique – que je vais bientôt
avoir face à face – m’agaçait à tel point que j’ai failli battre un gandin qui racontait une autre pièce pendant la représentation. Enfin le
troisième acte a tout sauvé. Il est charmant, imprévu et avec qq. coupures [...] votre pièce ira à merveille »...
86.
Eugène LABICHE
. 24 L.A.S.
,
1866-1887, à
son
fils
A
ndré
L
abiche
(une à sa belle-fille, née Madeleine
F
landin
) ; 85 pages
in-8 ou in-12, la plupart à son chiffre et avec enveloppe (qqs sur papier deuil, une lettre réparée au scotch). 1 800/2 000
A
ffectueuse
correspondance
à
son
fils
A
ndré
(1856-1897)
.
Souvigny
13 juin 1866
. Il le gronde affectueusement d’être tombé dans l’eau : « tu ne sais pas assez nager pour te permettre ces
imprudences. Maman ne devait pas être très contente de voir revenir son garçon mouillé comme un chien barbet. [...] Je t’ai acheté
l’
Histoire populaire de la France
[…] tu ne me dis pas si tu as été bien sage et bien poli, tu sais que c’est à cette condition que je dois te
rapporter le livre »...
10 août 1876
. Tableau de la canicule en Sologne. Nouvelles du Concours général où un Reinach (Théodore) a obtenu
« huit prix et un 1
er
accessit » ! Puis sur le voyage d’André en Grande-Bretagne. « Je suis fâché que la vue des tableaux des grands maîtres
te laisse aussi froid. […] Tu jettes un coup d’œil distrait et tu passes pour avoir plus vite terminé ta corvée, ce n’est pas cela. Quand un
tableau est reconnu de tous comme un chef-d’œuvre, il faut s’arrêter longtemps devant, oublier les autres pour ne voir que celui-là, le
contempler l’analyser, se rendre compte de l’effet qu’il produit par des moyens qui sont toujours simples et grands, et en revenant, il
faut s’y arrêter de nouveau [...]. Si nous allons un jour ensemble en Italie, je te forcerai bien à admirer ce qui est beau et à jouir de ces
immortels chefs-d’œuvre. Tu ne me parais pas t’amuser follement. Il y a pourtant autour de toi mille sujets d’observations réjouissantes,
il y a des binettes d’Anglais qui sont désopilantes »... Et de se livrer à un éloge de ce grand peuple, maître du monde...
3 mai [1878]
.




