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les collections aristophil
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CATHERINE II
(1729-1796)
Impératrice de Russie.
L.A.S. « Catherine », Saint-Pétersbourg
23 avril 1795, à « Madame ma Sœur
et Cousine » MARIE-CAROLINE
d’Autriche, Reine des Deux-Siciles ;
3 pages in-4 ; en français.
2 500 / 3 000 €
Belle lettre à la Reine de Naples.
Elle a été vivement touchée par les marques
d’intérêt et d’amitié que Sa Majesté lui a
données dans sa lettre du 6 mars, concernant
« l’heureuse issue de mes affaires en
Pologne ». De son côté, elle partage « la
peine et l’indignation qu’a fait éprouver
a Votre Majesté l’odieux procedé de
l’agent de Suède à Rome. S’il y a quelque
chose qui doit le mettre à l’abri du juste
ressentiment de Votre Majesté et de cellui
de son auguste époux, c’est la bassesse
de son personnel et l’atrocité même de
son injure. Le mepris profond que l’une et
l’autre meritent doit s’etendre exactement
a tous ceux qui ont ose encourager ou
authoriser un pareil trait d’impertinence.
Mais si Votre Majesté juge a propos d’y
joindre quelqu’acte de vindicte publique
Elle y satisfera emplement en faisant livrer le
libelle scandaleux aux flammes par la main de
l’executeur de la justice de Son Royaume »…
Du reste, si Sa Majesté ne peut se flatter
d’obtenir satisfaction de la Cour de Suède
sous l’administration présente, elle n’a
aucune suite fâcheuse à craindre, « car tout
ce qui pourroit aller au dela des invectives et
des grossieretés qui retombent d’ordinaires
sur leurs auteurs, est absolument impossible
a M
r
le Regent de Suede »…
On joint
la minute de la réponse de la Reine
des Deux-Siciles, 30 juillet 1795 (4 p. in-4) :
« Le Roi mon époux se trouve si occupé
des malheurs generaux du dehors et plus
douloureusement encore de ceux qui nous
affligent dans l’interieur de nos royaumes, il
n’a donc pu donner qu’une attention distraite
aux affaires de Suede. L’executeur de la haute
justice a cependant brûlé les libelles infames
du meprisable PIRANESI et nous devons
cette demarche aux avis d’amitié que V.M.
a bien voulu m’en faire passer. L’occupation
continuelle de nos tribunaux à verifier les
trames horribles que la séduction etrangere
avait fait concerter, nourrir et fomenter
dans nos provinces, et à en découvrir les
differentes ramifications et projets ont retenu
nos magistrats de prononcer finalement sur
les assassinats, que les agents suédois ont
tramés chez nous »… etc.




