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86

les collections aristophil

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EUGÈNE DE BEAUHARNAIS

(1781-1824)

fils de l’Impératrice

Joséphine, Vice-Roi d’Italie.

L.S. « Eugene Napoléon », Posen 28

janvier 1813, au comte LUOSI, Grand-

Juge, ministre de la Justice, à Milan ;

demi-page in-4 (papier un peu bruni).

100 / 120 €

Il le remercie de sa lettre à l’occasion du

renouvellement de l’année. « L’expression

de vos sentimens et de vos vœux ne pouvait

manquer de m’être agréable »…

1139

FOUCHÉ Joseph

(1759-1820)

ministre de la Police.

L.A.S. « Le duc d’Otrante », Lintz 28

avril 1819, au Prince EUGÈNE DE

BEAUHARNAIS ; 2 pages in 4.

1 000 / 1 200 €

Intéressante lettre d’exil au Prince Eugène.

Il ne veut causer aucun désagrément au

Prince : « je serois désespéré d’être un hôte

incommode. […] D’après ce qu’on m’écrit de

Paris, mon séjour en Bavière pourroit devenir

pour votre altessemême un sujet d’embarras ».

Le journal

Le Vrai Libéral

a écrit que le Prince

Eugène « songeoit à faire valoir ses droits

à la Régence du Royaume de France. Il

semble que cette grande Nation ne soit plus

comparable qu’à la toison d’or et qu’un seul

dragon en ait la garde ». La comparaison avec

Jason est juste : « vous avec comme lui des

ailes pour voler à l’immortalité […] mais vous

avez plus de raison et vous êtes plus sage »…

Il sait se résigner, et se contentera de

traverser la Bavière, ne s’y arrêtant que pour

prendre son «

transit

sans lequel je serois

confisqué comme chose de contrebande ».

Il lui a précédemment écrit au sujet « des

calomnies répandues en Allemagne contre

moi », ce ne sont que des injures colportées

par ses ennemis : « Il n’y a, à mes yeux,

que les suffrages des honnêtes gens qui

comptent »…

1140

GIRONDINS.

P.S. par le conventionnel Pierre-

Charles-Louis BAUDIN (1748-1799,

Ardennes), « l’un des représentants

du Peuple en l’absence

de l’Archiviste », 28 juillet 1793 ; 1 page

in-fol., sceau sous papier.

200 / 300 €

Décret délarant les Girondins traîtres à

la Patrie.

Copie certifiée conforme d’un décret de la

Convention nationale nommant « traîtres à la

Patrie » 18 citoyens « qui se sont soustraits au

décret rendu contre eux le deux juin dernier,

et se sont mis en état de rébellion dans les

Départemens de l’Eure, du Calvados et de

Rhone & Loire, dans le dessein d’empecher

l’établissement de la République et de rétablir

la Royauté » : Buzot, Barbaroux, Gorsas,

Lanjuinais, Louvet, Pétion, Guadet, Chambon,

Lidon, Kervélégan, Henry-Larivière, Rabaut

Saint-Étienne… L’article 2 décrète qu’il y a lieu

à accusation contre 11 autres, « prévenus de

complicité avec ceux qui ont pris la fuite et

se sont mis en état de rébellion »…

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