22
L
akmé
32. DELIBES
(Léo). Citation musicale autographe
avec envoi autographe signé. 2 systèmes de 3
portées pour voix et accompagnement de piano
occupant une page sur un feuillet de bristol.
200 / 300
«
T
u m
'
as donné le plus doux rêve qu
'
on puisse
avoir
sous notre
ciel
»
Début d'un célèbre air du duo de Gérald et
Lakmé à la scène
4
de l'acte III de son opéra
Lakmé
. Composée sur un livret d'Edmond
Gondinet et Philippe Gille, cette œuvre fut
créée à l'Opéra-Comique le
14
avril
1883
.
«
À mon cher camarade et ami Léopold Ketten...
Genève, avril
84
» D'abord pianiste puis ténor,
Léopold Ketten devint maître de chant au
Théâtre-Lyrique de Paris (où il succéda à
Léo Delibes), puis se fixa à Genève où il fut
professeur de chant.
« L'
homme
C
ézanne
,
que
j
'
ai
connu
,
V
ous
l
'
avez
fait
très
ressemblant
... »
33. DENIS
(Maurice). 4 missives autographes signées, soit 2 lettres et 2 cartes de visite, adressées au médecin,
historien et critique d'art Élie Faure. 1904-1923 et s.d.
400 / 500
– Saint-Germain-en-Laye,
3
décembre
1904
.
Sur le banquet en l'honneur du peintre Eugène Carrière
organisé par
Élie Faure et qui se tiendrait le
20
décembre
1904
sous la présidence de Rodin : «
Vous recevrez, j'espère avant dimanche,
cette réponse à un mot de Laprade
[le peintre Pierre Laprade]
qui me demande de votre part ma participation au banquet
Carrière. Je n'aime pas beaucoup, je l'avoue, les manifestations de ce genre, mais j'accepte bien volontiers si c'est le meilleur
moyen de rendre hommage à notre grand ami Carrière. Parmi les fidèles de Carrière dont la notoriété servirait votre
banquet, inscrivez Adrien Mithouard, conseiller municip
[al]
et direct
[eu]
r de L'Occident. Je garantis qu'il acceptera... »
– Saint-Germain-en-Laye,
1905
.
Sur un nouveau projet de salon
: «
Il est impossible d'adhérer à l'improviste au
projet que vous avez bien voulu me soumettre. Permettez-moi de réfléchir. Dès maintenant, je ne vois que trop que
les objections faites au projet de Ch. Morice s'adressent aussi à votre projet, avec cette différence que
je
connais
C
h
.
M
orice
depuis
l
'
époque
du
symbolisme
, et que je suis excusable, n'est-ce pas ? de souhaiter vous connaître mieux.
J
e
ne
sais
ce
que mes
amis
B
onnard
, V
uillard
, S
erusier
,
etc
.
penseront
de
ce
nouveau
groupement
. M
ais
je
doute
qu
'
ils
adhèrent
; nous sommes tous fort attachés et depuis longtemps, aux Indépendants. Il faudrait donc les quitter pour
vous suivre ? Car c'est à peine si la production annuelle, même excessive, hélas ! de chacun de nous peut suffire aux
expositions toujours trop nombreuses de Paris, à celles de la province et de l'étranger. Que serait-ce s'il fallait encore
donner des ouvrages à ce cercle aristocratiquement fermé que vous proposez ? Je vous remercie d'avoir pensé à moi et
des sentiments de sympathie que vous m'exprimez...
»
– S.l., juin
1910
. «
V
otre
C
ézanne
est
excellent
.
Je l'avais lu avant que vous ne me l'eussiez envoyé, et je l'ai préféré
tout de suite à ce que j'avais précédemment lu de vous. Il y a là des précisions, des réalités.
L'
homme
C
ézanne
,
que
j
'
ai
connu
,
vous
l
'
avez
fait
très
ressemblant
.
Encore merci, et croyez à mes sentiments très distingués...
» Élie Faure
consacra plusieurs études à Paul Cézanne, un premier article dans Portraits d'hier du
1
er mai
1910
, dont il est question
ici (intégré en
1914
dans son recueil
Les Constructeurs
), un second article dans
L'Art décoratif
du
5
octobre
1911
, et une
monographie complète parue chez Crès en
1923
.
– S.l.n.d. «
Avec mes remerciements pour l'hommage de votre livre que je trouve à mon retour d'Italie, et mes meilleurs
compliments...
» Élie Faure publia plusieurs ouvrages en
1910
.




