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43.

Alberto GIACOMETTI

(1901-1966). Croquis originaux sur un exemplaire de

Benito Cereno

d’HermanMelville

(Aarau, Salamander-Bücher, 1950) ; 3 pages d’un vol. in-12 broché, couv. illustrée, conservé dans un étui gainé de

maroquin noir et papier gris, titre au dos avec mention

Exemplaire d’Alberto Giacometti

(

Renaud Vernier

).

1 000/1 200

Édition de poche d’une traduction allemande de

Benito Cereno

, avec hachures, croquis de têtes, pommes, au crayon de papier,

aux pages 4, 126 et 128. Sur la couverture illustrée, une tête d’homme a été grattée pour faire disparaître les traits du visage.

Certificat d’authenticité par le frère de l’artiste, Bruno Giacometti.

44.

André GIDE

(1869-1951). 12 L.A.S. et 2 L.S., 1929-1938, à Marcel Jouhandeau, avec qqs notes autographes de

Jouhandeau ; 15 pages formats divers, 7 enveloppes (quelques trace d’onglets).

2 000/3 000

Belle correspondance littéraire.

Jouhandeau a numéroté ces lettres au crayon rouge ; il a utilisé la première lettre comme chemise, et écrit au verso : « Nota :

Les lettres les plus importantes de Gide ont été réunies dans un album ou plutôt sont dispersées dans un album où j’ai groupé

autour de chacun de mes livres les documents qui s’y rapportent. »

Paris 5 mars 1929

, invitation : « venez donc vous joindre à quelques amis qui se réunissent chez moi : 1 bis, rue Vaneau,

(6

e

étage) – vous nous feriez à tous grand plaisir »… Jouhandeau a noté : « Lecture de Sade où était André Malraux où Gide

excédé par le regard d’Élise à la fin s’éclipsa ».

23 novembre 1929

: « je me reprochais d’avoir si peu, si mal su parler à Madame

Jouhandeau l’autre soir, et vous témoigner mieux à tous deux ma sympathie » ; il part pour le Midi…

Cuverville 17 mars

1930

. « J’aurais voulu, j’aurais dû, répondre tout aussitôt à votre exquise lettre du 20 février […] Non, cher ami, je n’avais pu

me méprendre et mésinterpréter certaine phrase de la première ; mais j’ai compris également votre inquiétude, ensuite, où

je vous reconnais si bien. J’ai, depuis, appris votre deuil [du père de Jouhandeau] et voudrais que vous sentiez ma sympathie

bien présente »…

Munich 1

er

juillet 1931

. « Je lis vos

Veronicana

avec l’émotion la plus vive. Avez-vous jamais écrit pages

plus belles ? Du moins jamais qui m’aillent plus droit au cœur. Quelle pureté ! Quelle frémissante tendresse ! Quel “sourire à

travers les larmes” ! Est-il aucun de vos lecteurs qui puissent en être ému comme moi ? »…

Paris 30 novembre 1931

. « Depuis

longtemps je n’ai plus plaisir à écrire que des pages de journal », dont il cite un passage sur

Élise

: « Depuis longtemps je n’ai

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