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158.

François BESSIÈRES

(1755-1825) général, frère aîné du maréchal. 3 P.S., 4 pages et demie in-fol., un en-tête

Armée de la Moselle. Le citoyen François Bessières, général de division, commandant en chef…

, une vignette, un

sceau cire rouge.

150/180

Metz 3 vendémiaire III (24 septembre 1794)

. Congé donné à Ignac Kockler, sergent-major au 1

er

bataillon du Bas-Rhin,

blessé d’un coup de feu au jarret gauche…

Calais nivose VII (janvier 1799)

, apostille en marge d’une L.S. du général Des

Bruslys, en faveur de l’adjudant-lieutenant Venevault…

Lyon 20 ventose VII (10 mars 1799)

. Proposition de nomination à un

emploi de sous-lieutenant de Joseph Beteille, maréchal des logis en chef.

On joint un extrait de naissance, et le fac-similé d’un ordre de Napoléon.

159.

Louis BLÉRIOT

(1972-1936) pionner de l’aviation. Carte de visite avec 6 lignes autographes,

57, Avenue Kléber

;

carte de visite écrite sur les deux faces.

150/200

«

Louis Blériot

remercie M

r

Huguet de l’arbitrage qu’il a bien voulu accepter de porter dans son différend avec M

r

Richard.

Il lui présente ses plus cordiales salutations »…

160.

Godefroy-Maurice de La Tour d’Auvergne, duc de BOUILLON

(1641-1721) grand chambellan de France,

gouverneur d’Auvergne, il épousa Marie-Anne Mancini, nièce de Mazarin. L.A.S., Saint-Germain 23 avril [1671],

au maréchal d’Albret ; 1 page in-4, adresse avec cachet de cire rouge aux armes (brisé).

100/150

Ne pouvant prendre congé de lui, « je vous suplie de vouloir bien avoir la bonté dapuier de vostre autorité mes interes dans

mon duche d’Albret et surtout au faict des choses aiant a faire a des gens qui me ruinent fort. M

r

de Morin aura l’honneur de

vous en entretenir »…

161.

Louis de BOURBON, comte de SOISSONS

(1604-1641) Grand-Maître de France, seigneur de Condé. L.S., au

camp de Laleu 21 septembre 1622, aux syndics, manants et habitants de la ville de Pons ; 1 page in-fol., adresse au

verso (bords effrangés).

250/300

Siège de La Rochelle. Les travaux du Fort Louis étant bien avancés, il veut y mettre des gens de guerre, et assurer leur

approvisionnement en vivres et leur équipement en ustensiles nécessaires, en dressant un état de ce qui est fourni par les

« villes et lieux circonvoisins attendant le remboursement qui leur en sera fait par Sa Ma

té

»…

162.

Michel-Philippe BOUVART

(1707-1787) médecin, professeur au Collège de France (Académie des Sciences).

L.A.S., Paris 3 janvier 1761, à M. Des Essarts, docteur en médecine à Villers-Cotterêts ; 3 pages in-4, adresse avec

cachet de cire rouge (brisé).

300/400

Belle lettre médicale sur le traitement des coliques hépatiques. Il a toujours regardé les coliques hépatiques de l’abbé

Des Pierres comme « l’effet d’une humeur soit goutteuse, soit rhumatisante, qui était sujette à se déposer de tems en tems sur

l’estimac et le foie qui étoient alors dans un état de froncement et d’iritations excessif. Ces accès ont toujours été aigris par

tout ce qui pouvoit agacer, et terminés heureusement par tout ce qui étoit capable de détendre, […] faire couler la bile avec

abondance »… Il serait porté à ne pas arrêter le flux, qui pourrait dégorger le foie, mais de tenir le malade à un régime sévère, et

si le flux durait encore quelques semaines, d’effectuer une purge au catholicum et de faire prendre au coucher « un demi-gros de

thériaque, dans la vüe de fortifier l’estomac, d’exciter la transpiration, et en même tems de calmer et de rendre le sommeil »…

Il faut toutefois éviter la constipation, « la chose la plus facheuse et la plus capable de ramener des accès de colique »… On

pourrait aussi donner avant le dîner et le souper, 20 grains de « kinkinna en poudre », et des bouillons apéritifs « aiguisés avec le

sel de Duobus », et encore, avant les bouillons, des « pilules composées avec une partie de gomme ammoniac et deux parties de

savon blanc »… Il ne prescrit rien pour les accès, car « M

r

l’abbé a les entrailles si sensibles que le moindre purgatif augmente

ses douleurs et les autres accidents »…

163.

BRÉSIL. Gaston de ROCQUEMAUREL

(1804-1878) officier de marine et homme politique. Manuscrit

autographe,

Plan de Rio Janeiro, par Mr Barral, 1826 et 27

; 1 page grand in-fol. d’un bifolium.

1 500/1 800

Sur la méthode utilisée par Barral pour relever les côtes de Rio de Janeiro.

La première étape consiste à vérifier le micromètre de Rochon au moyen d’une base et d’un jalon micrométrique. Puis on

détermine le relèvement astronomique de la base et celui des stations au niveau de la mer. Après l’achèvement des contours de

la rade, on relève les îlots, les rochers et les principaux points de sonde. L’étape suivante consiste à explorer les côtes avec une

chaloupe et une pirogue : « Lorsqu’il était impossible de descendre à terre, on mouillait la chaloupe, dont on fixait la position au

moyen des angles pris sur 3 points connus. Alors, la pirogue portait à terre le jalon micrométrique pour faire une station. Un

angle pris avec le cercle, d’un point fini dans la baie au jalon, et l’angle du micromètre, donnaient la position du jalon. Ceci est

très commode pour fixer l’entrée et la largeur des rivières obstruées par des bancs ou des arbrisseaux »... L’auteur décrit ensuite

une méthode pour déterminer la position des points séparés par une distance importante.

Lieutenant de vaisseau, Louis Marie Barral publia en 1832 dans les

Annales maritimes

un mémoire intitulé

Renseignements

sur la côte méridionale du Brésil et sur le Rio de la Plata, recueillis dans la campagne hydrographique de la gabare l’Emulation

pendant les années 1830-1832

(cf. Polak, 418). La présente étude correspond à une campagne effectuée quelques années

auparavant.

… /…