sciences
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EINSTEIN ALBERT (1879-1955).
L.A.S. « Albert », 23 février 1927, à sa
première femme MILEVA ; 1 page
grand in-4 ; en allemand.
3 000 / 4 000 €
Lettre familiale à sa première femme Mileva
.
Il lui aurait écrit depuis longtemps s’il n’était
pas aussi pressé. La visite de son fils aîné
Albert lui a fait grand plaisir, un bon gars
(« Ein ganzer und ein guter Kerl »). Il s’est
donné beaucoup de mal pour le dissuader
de son projet de mariage peu judicieux, et a
vraiment eu l’impression qu’il comprenait que
c’était une folie. Mais Albert est en quelque
sorte si dépendant et lui écrit maintenant qu’il
fera venir sa femme après l’été. Par ailleurs,
ses affaires semblent bien marcher. La seule
chose qui pourrait encore le sauver serait
de le faire venir près de lui, car il ne serait
pas laissé à lui-même ; mais acceptera-t-il ?
Il aimerait que « Tete » [son plus jeune fils
Eduard] le rejoigne pendant ses vacances de
Pâques ; cela lui ferait du bien d’apprendre
à connaître un peu les hommes, afin qu’il
ne finisse pas comme Albert (« Für ihn ist
es auch gut, wenn er ein bischen Menschen
kennen lernt, das er nicht einmal so hineinfällt
wie Albert »). Il viendra voir Mileva l’été. Il se
réjouit que ses relations avec elle se soient
bien améliorées. Il raconte toujours à tout
le monde en quels bons termes il est resté
avec son ex-femme, et comme il est bien
admis dans sa maison, et Else [sa cousine
et seconde épouse] se réjouit que ses fils et
Mileva ne lui soient plus si hostiles : « Ich
freue mich, dass jetzt unsere Bezielungen so
gut geworden sind. Ich erzähle immer allen,
wie gut ich in ihrem Hause aufgenommen bin,
und Else freut sich, dass meine Buben und
Du nicht mehr so feindselig egen sie sind »…
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EINSTEIN ALBERT (1879-1955).
L.A.S. en vers, au dos du fac-similé
d’un manuscrit de poème, 14 mars
1929 ; demi-page in-8 sur papier
cartonné au dos du fac-similé en bleu
(rousseurs) ; en allemand.
2 000 / 2 500 €
Au dos du fac-similé du manuscrit du poème
composé par Einstein pour remercier des
félicitations reçues à l’occasion de son cin-
quantième anniversaire (daté
A. Einstein
peccavit 14 III 29
), Einstein a inscrit un qua-
train demandant pardon pour le plagiat à la
personne dont il s’est inspiré :
« Herr, verzeih mir das Plagiat, Das ich Ihnen
mausen That Ganz beschämt schleich’ ich
mich fort Lass dem Gegner nur das Wort ».
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