ADER. Paris. Femmes de lettres et manuscrits autographes - page 270

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484.
MARIE-AMÉLIE
(1782-1866) Reine des Français, épouse de Louis-Philippe.
3 lettres autographes signées (paraphes), Neuilly 22 mai-1
er
septembre 1846, à L
OUIS
-P
HILIPPE
; 1 page et demie, 3 et
1 pages in-8 à son chiffre couronné.
500/600
B
ELLES
ET
TENDRES
LETTRES
À
SON MARI
.
22 mai 8 h du matin
. Elle a reçu à son réveil la bonne lettre de Dreux de son « chérissime trésor » : « J’aurais bien voulu entendre
la grande messe avec toi et prier ensemble, ces belles cérémonies de Notre Sainte Religion font tant de bien à l’âme et le lieu
étoit fait pour ajouter à la pieuse impression. […] Le temps est toujours pluvieux, cela m’afflige pour tes tournées de propriétaire.
[…] Je n’ai que le temps de t’embrasser de tout mon cœur comme je t’aime ».
22 mai 10 h ½ du soir
. Elle est heureuse de le savoir
bien rentré de sa promenade à La Ferté-Vidame, et raconte sa visite avec sa sœur [Adélaïde] et Hélène à la crèche établie par les
Dames de Charité de Neuilly, où il y a de charmants « petits babies […] la femme d’un des adjoints du Maire en a la surveillance,
c’est vis-à-vis de nos bonnes sœurs auxquelles nous avons été ensuite faire visite. Nous sommes allées après à la salle d’asyle il y
avait 130 enfans de l’âge de 2 à 6. Nous leur avons vu faire leurs exercicess ils sont bien soignés, mais le local est étroit humide
et malsain, j’en parlerai au Maire. […] A demain cher Trésor »…
1
er
septembre 3 h
. Mille grâces pour les papiers : « N
EMOURS
en a
fait la lecture à ma sœur [Adélaïde] et à moi, et comme tous les Ministres le savent nous avons pensé qu’il était convenable que
Nemours aille le communiquer à Hélène et il part pour S
t
Cloud. J’expédie les papiers à M
ONTPENSIER
, pauvre enfant il sera bien
secoué. Toute à toi de cœur et d’âme mon cher Trésor »…
485.
Clémentine d’O
RLÉANS
, princesse de SAXE-COBOURG
(1817-1907) fille de Louis-Philippe, épouse (1843)
d’Auguste de Saxe-Cobourg (1818-1881).
Lettre autographe signée « Clémentine », Cobourg 10 mars 1847, à
SA
BELLE
-
SŒUR
Victoire de Saxe-Cobourg-Gotha,
duchesse de N
EMOURS
; 2 pages et demie in-8.
200/250
A
MUSANTE
LETTRE
À
LA
SŒUR
DE
SON MARI
,
ÉPOUSE
DE
SON
PROPRE
FRÈRE
N
EMOURS
, où elle évoque les « mariages espagnols », dont
celui de son frère M
ONTPENSIER
avec l’Infante Ferdinande.
« Je commence à avoir aussi comme toi de la politique par dessus les oreilles quoiqu’ici nous n’en entendions parler que par
les journaux, et quant aux mariages Espagnols, ils m’assoment. Pourtant je suis bien aise qu’il n’y ait encore aucun espoir pour
Fernanda, et je gémis qu’il en soit de même pour la Reine d’autant que je crains qu’il en soit toujours ainsi ! Tout cet intérieur
de la famille espagnole est affligeant, et les détails que j’en ai appris me font rougir pour notre sang. Que dis-tu au milieu de
cela de l’arrivée à Paris de C
HRISTINE
[l’ex-Reine et Régente d’Espagne] avec ses dix enfans ! […] Une des grandes occupations de
l’Allemagne en ce moment c’est la ridicule passion du Roi de Bavière [L
OUIS
I
er
] pour L
OLA
M
ONTÈS
, passion qui indigne le pays et
peut amener une révolution. Je crois que the old man is mad »…
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