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Correspondance adressée à

Joseph Autran

(Marseille 1813/1877)

poète et auteur dramatique,

membre de l’Académie française (1868)

  1.

Prosper de BARANTE

(Riom 1782/1866). 2 L.A.S., 2 pp. in-12. 1850-1863. Enveloppes timbrées.

Sur la succession d’Alfred de Vigny à l’Académie française

et

La Fille d’Eschyle

qu’il propose de présenter à

l’Académie.

100 / 200 €

  2.

Auguste Marseille BARTHELEMY

(Marseille 1796/1867), poète satirique, collaborateur de Joseph Méry.

22 L.A.S. et 2 mss A.S

. 74 pp. in-8 et in-4. Paris, Bordeaux et Marseille, 1842-1866. Enveloppes timbrées.

Avec une lettre de sa veuve.

Très belle correspondance littéraire et amicale, certaines lettres écrites en vers, évoquant ses publications, ses

projets, Marseille, etc.

« Vous avez sans doute appris, soit par les journaux de Marseille, soit par toute autre voie, la

mort du célèbre centenaire Blaise, le grand herboriste de la rue Miolan ; il était maigre comme une allumette, et par

une singularité sans exemple, il avait passé toute sa longue vie, sans boire une goutte de liquide. Je lui fais cet épitaphe :

Imprégné des parfums qu’exhale sa boutique / Dans un cercueil aromatique / Toussaint-Blaise gît en ce lieu. / Au sage

Pythagore, au bon père Mathieu / Sa tempérance eut fait envie / Sans offrir à Bacchus le plus mince tribut […] ».

800 / 1 000 €

  3.

Albert de BROGLIE

(Paris 1821/1901). L.A.S. 2 pp. in-8, 1858.

Jolie lettre sur l’enseignement.

« […] vous trouverez, j’en suis sûr, que l’enseignement des idées est, après tout, plus

intéressant que celui des termes de la langue et de la grammaire, et que même au point de vue littéraire, on apprend

mieux à écrire en cherchant à rendre des pensées d’un ordre élevé, qu’en étudiant le style […] ».

100 / 200 €

  4.

Nicolas CHANGARNIER

(Autun 1793/1877), général et homme politique. L.A. écrite à la troisième personne.

1 p. in-8 à son chiffre. Enveloppe timbrée. 1864.

Il décline une invitation.

40 / 60 €

  5.

Alfred-Auguste CUVILLIER-FLEURY

(Paris 1802/1887), critique littéraire, secrétaire particulier du duc

d’Aumale. 3 L.A.S. 6 pp. in-8. Palais des Tuileries, Marseille et Chantilly, 1842-1851, en-têtes du Secrétariat

des Commandements de S.A.R. M

r

le Duc d’Aumale. Une enveloppe.

Il se fait le porte-parole du duc d’Aumale

après la lecture de certaines pièces, comme celle sur l’Afrique. « Le sujet

que vous avez choisi est de ceux qui plaisent tout particulièrement au duc d’Aumale, et je ne vous dissimule pas que le

Prince attendait beaucoup d’une telle inspiration. Mais il a été parfaitement content de votre œuvre, et

il a trouvé que

vous avez peint l’Afrique comme il l’a sentie, et jugé nos soldats tels qu’il les a vus à l’épreuve de la misère et du

danger

[…] ».

150 / 250 €

  6.

Félix DUPANLOUP

(Saint-Félix, Haute-Savoie 1802/1878), évêque d’Orléans, théologien et académicien.

16 L.A.S.

20 pp. in-8, en-têtes de l’évêché d’Orléans. Annecy, Orléans, Rome, etc, 1859-1876. Enveloppes

timbrées. Plus un télégramme.

Correspondance où il est souvent question de l’Académie française et du soutien de Dupanloup aux différentes

candidatures d’Autran

. « Je n’ai pas eu grand mérite à rester fidèle à votre candidature : je n’ai fait que suivre en

cela l’inclination de mon cœur, et aussi la justice.

J’ai d’autant plus regretté le dernier scrutin que déjà vous aviez

obtenu plus de voix qu’il ne vous eût fallu aux dernières élections pour avoir la majorité

. Ce qui vous a nuit, ça été

des absences bien regrettables […] ».

500 / 800 €

  7.

Alfred de FALLOUX

(Angers 1811/1886), historien et homme politique, auteur de la loi sur l’enseignement

primaire et secondaire.

14 L.A.S.

33 pp. in-8. Bourg-d’Yré près Segré, 1862-1875. Enveloppes timbrées.

Belle correspondance amicale où il est souvent question de l’Académie française et des tractations pour son

élection.

« Permettez-moi de vous aborder très cordialement et sans préambule sur l’élection de jeudi prochain.

Beaucoup de motifs sérieux m’attachent à la candidature de M. Saint-René-Taillandier, et en première ligne ma fidélité à

la mémoire du P. Gratry, qui se trouvera absolument en pays étranger, si on le livre

à l’incompétence absolue de M. de

Viel-Castel. Je ne vous cacherai pas que l’idée de donner à M. Guizot un instrument certain pour le despotisme

qu’il exerce, quelquefois si durement, à l’Académie, compte aussi parmi mes motifs de résistance.

M. Thiers et M.

Mignet étaient fort ombrageux, il y a quelques années, au sujet de ce despotisme. Je ne sais s’ils épouseront, au point de

l’oublier aujourd’hui, les rancunes de M. Jules Simon contre M. Taillandier, et voudront l’exclure de l’Académie comme

ils l’ont exclu déjà du Conseil d’État […] ».

800 / 1 200 €