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56.
Louis BERTRAND
(Spincourt, Meuse 1866/1941), romancier et essayiste, de l’Académie française. 3 L.A.S.
4 pp. in-4, in-8 et in-12. Nice et Paris, 1932.
Collaboration à la
Revue de Paris
. « Pour ce que je vous ai promis, je n’écrirai rien, tant que nous ne serons pas
absolument d’accord et sur la date de publication et
sur ma liberté d’opinion
. Je n’ai pas envie de retomber dans les
mêmes ennuis que pour mon article sur Baumann […]. Vous m’aviez annoncé très aimablement un compte-rendu
de mon Histoire d’Espagne dans la « Revue de Paris ». Je n’ai encore rien vu paraître. Pourtant il me semble qu’un
sujet de cette importance mérite d’attirer l’attention de vos lecteurs […]. Je vous ai entretenu aussi de ma série de
souvenirs sur la Riviera. Vous agréerait-t-il d’en publier un fragment […] ».
150 / 250 €
57.
André BEUCLER
(Saint-Pétersbourg 1898/1985), écrivain. 3 L.A.S (2 sur cartes postales). Moscou,
Charlottenbourg et Paris, 1928-1934. 3 pp. in-8 et in-12.
De Moscou, il adresse quelques mots, de Charlottenbourg, en 1934, il lui promet le roman qu’il lui annonce depuis
deux ans. Enfin, de Paris, il accuse réception du chèque pour les droits de publication de ses cartes postales d’URSS.
« Permettez-moi de vous rappeler qu’en remettant les épreuves de ce texte, vous m’avez annoncé que ces droits
seraient sensiblement plus élevés – et non seulement pour cette dernière collaboration, mais pour la nouvelle que
vous avez publiée en juin […] ».
120 / 180 €
58.
Eugène baron BEYENS
(Paris 1855/1934), diplomate et homme politique belge, membre de l’Académie de
Belgique. 2 L.A.S. 6 pp. ½ in-4 et in-8. Bruxelles, 1926-1929.
Dans une première lettre, il refuse de commenter la situation en Belgique et s’en explique.
Dans la seconde, longue,
détaillée et très intéressante, il revient sur un événement historique tragique relaté par Albert Flamant, dans un
article de la
Revue de Paris
, sur le rôle du roi Albert et de l’armée belge lors de l’invasion du pays en 1914
. « Cette
relation de la scène, qui précède l’âpre lutte soutenue par l’armée belge pour la défense du dernier lambeau de notre
territoire, a causé une pénible impression en Belgique, parce qu’elle tendrait à créer une légende déshonorante pour le
Roi Albert et pour notre armée, celle du recul précipité de nos troupes qui n’aurait été arrêté que par l’intervention du
général Foch.
La vérité est tout autre. La voici telle qu’elle résulte des documents officiels
[…] ».
200 / 300 €
59.
Marthe princesse BIBESCO
(Bucarest 1886/1973).
11 L.A.S.
23 pp. in-8 et in-4. Quelques beaux en-têtes.
1929-1955.
Belle correspondance littéraire
. « Vous aurez votre texte « choisi » de Proust. J’y travaille en ce moment. Ce sera
un peu long. La Revue pourrait peut-être accepter « deux livraisons » ? […].
Vous êtes vraiment la personne sur
terre faite pour écrire un petit livre ou un long livre sur Proust. Vous êtes un des deux meilleurs critiques de
notre temps et Serge Veber et moi étions bien d’accord pour déclarer que votre André Gide est un chef d’œuvre
[…]. Je n’ai pas encore trouvé d’éditeur dans Paris pour l’anthologie du cher poète Charles Adolphe Cantacuzène –
prétexte amical, mais choisi sincèrement, à mon petit discours sur l’universalité de la langue française, dédié en
pensée, à l’ombre de Chamfort. Je n’ose donc publier le morceau destiné à attirer l’attention (bien modestement)
sur l’œuvre de mon excellent ami, avant qu’ait lui l’espoir de faire publier cette œuvre elle-même.
Pas de vers !
Pas de vers ! semble être le mot d’ordre de tous nos colonels de l’édition, même de notre Grasset qui est bien
un peu général.
J’ai pensé que pour ne pas manquer de parole à la Revue de Paris, ce qui me ferait de la peine, je
vous demanderais d’examiner avec moi la possibilité de faire paraître dans votre Revue une ou plusieurs Lettres
Égyptiennes que je publie prochainement chez Flammarion dans sa collection des Nuits […] ».
400 / 600 €
60.
Henry BIDOU
(Givet, Ardennes 1873/1943), romancier et chroniqueur à la Revue de Paris ; saint-cyrien,
il avait été gravement mutilé durant la guerre.
51 L.A.S. 91 pp. in-8 et in-4.
1926-1938 et sans date.
Abondante et intéressante correspondance sur sa collaboration à la
Revue de Paris
, la lecture d’ouvrages,
ses voyages, etc
. Certaines lettres écrites d’Égypte, du Brésil, de Grèce, etc. « Je vous ai envoyé hier une queue à
l’article trop court. J’espère bien que vous n’avez pas supprimé vos papiers. J’en serais désolé. La princesse Murat
m’avait écrit pour me demander à parler de la Grande Catherine ; et quant à Stendhal, le sujet m’intéressait parce
que je connais assez bien Hazard, un peu Stendhal, et que j’avais fait une conférence aux Annales sur son séjour en
Italie.
Avez-vous parlé du Gide ? J’en dirais volontiers quelque chose
. Et je garde Ferrero pour le mois prochain.
On espère faire à la campagne du travail de longue haleine. Illusion des illusions ! Je n’ai rien fait de propre pendant
ces deux mois où j’ai été tiraillé en tous sens. O solitude, où te trouve-t-on ? Je rentre à Paris dans deux jours […].
Sainte-Maxime est une pétaudière, où l’on vit les uns sur les autres, chacun essayant de se cacher des autres
et tombant, naturellement, sur ceux qu’il évite. Mais enfin il s’était formé un petit groupe assez sympathique,
dont Géraldy et Colette étaient les héros
. Et puis maintenant chacun a envie de travailler de nouveau. Les doigts
ont besoin du porte-plume, et l’on appelle Paris comme un lieu de délices. Le mistral commence à paraître embêtant,
et il fait froid le matin. En voilà jusqu’à l’année prochaine […]
Joint :
la fin d’un manuscrit A.S. (7 pp. in-4) et 2 lettres de famille.
600 / 1 000 €




