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 75.

Henri BREMOND

(Aix-en-Provence 1865/1933), homme d’église, critique et historien, de l’Académie

française. 7 L.A.S. 16 pp. in-8. Pau, Paris et Arthez-d’Asson, 1928 et sans date.

Sa publication sur l’abbé de Rancé, sa collaboration à la

Revue de Paris

, l’Académie française

. « Pour le nom,

mais bien entendu ! pour l’article, une étude sur l’abbé de Rancé vous irait-elle ? Je n’ai rien d’autre, pour le moment.

Hachette doit publier – avril ou mai 1929 ? – tout un volume de moi sur Rancé (ce n’est pas du tout une « vie de saint »

[…]. Mais non ! aucune étrangeté dans votre démarche – et je vous suis très reconnaissant – au contraire de m’avoir

écrit ce petit mot (en fait – mais qu’en saviez-vous ? inutile car, depuis l’Epimalan (?) je lui ai donné ma voix pour

l’académie).

Tout irait mieux, dans notre monde académique, si les hommes de goût venaient plus souvent, plus

régulièrement à notre secours

. L’ennui est que la candidature éclate à la onzième heure – mais je lui connais de

chauds partisans […] ».

300 / 400 €

 76.

Henri BREMOND

(Aix-en-Provence 1865/1933), homme d’église, critique et historien, de l’Académie française.

Manuscrit autographe signé,

La Philosophie de Saint-François de Sales

. 20 pp. in-4. [1922]. Quelques corrections.

Manuscrit complet

de l’article paru dans la Revue de Paris de janvier 1923 (pp. 135-153).

400 / 600 €

 77.

Madeleine BRISSON

(Yvonne Sarcey) (1869/1950), fondatrice de l’Université des Annales. 7 L.A.S. 22 pp.

in-8 et in-16. 1942-1950. En-têtes.

Belle et émouvante correspondance de fin de vie

. 21 octobre 1942. « Je ne puis vous dire combien j’ai été sensible à

votre lettre et combien je donnerais pour la faire parvenir à Pierre [Brisson, son fils, directeur du Figaro]. Je suis sûr

que les termes de votre pénétrante analyse si compréhensive le toucheraient infiniment comme ils m’ont touchée. Je la

lis et relis cette page de haute critique. L’auteur vous dirait : trop bienveillante critique, moi je pense : juste critique.

Car je l’aime ce livre ! [Molière sa vie dans ses œuvres, de Pierre Brisson] peut être pour avoir été écrit dans un temps

où toutes les fureurs d’Alceste, contre les effroyables injustices du monde, ont le droit et le devoir de s’exhaler.

Nous

sommes, ne trouvez-vous pas ? aux pages les plus brûlantes de la tragédie et le discours du sieur Laval de ce

matin en marque le nœud d’où surgiront des événements… heureux… il faut l’espérer. Ah ! cher ami, comme le

cœur bat qu’il est émouvant en ces temps bouleversés, cyniques et odieux qu’un écrivain de votre race ait trouvé

le temps à lire un livre sur Molière

et de le juger avec cette subtile et lumineuse sûreté […] ».

Joint :

une lettre dactylographiée de Maurice Donnay à Yvonne Sarcey (1942).

200 / 300 €

 78.

Pierre BRISSON

(Paris 1896/1964), emblématique directeur du Figaro. 3 L.A.S. 5 pp. in-4, in-8 et in-16.

1938 et sans date. En-têtes.

Le dernier roman de Louise de Vilmorin

. « Vous savez combien (étant moi-même victime de ce fléau) je suis

peu recommandeur de manuscrit.

Mais ce que je vous envoie là me paraît de premier ordre. C’est un roman de

Loulou de Vilmorin ou plutôt un grand conte féerique d’une grâce extraordinaire

[…]. Vous savez que la « Revue

des revues » n’existe plus dans le Figaro et je ne compte pas la rétablir car pour offrir un intérêt il lui faut beaucoup

de place. Mais vous savez toute mon amitié pour la Revue de Paris et pour vous. Nous pourrions donc nous entendre

en prévoyant des citations régulières dans le courrier des lettres. Si vous passez aux Champs Elysées montez donc me

voir […] ».

200 / 300 €

 79.

Louis de BROGLIE

(Dieppe 1892/1987), prix Nobel de physique. C.A.S. 2 pp. in-8 obl. Neuilly, 1955.

Au sujet d’un article sur les anti-protons.

« J’ai bien reçu votre aimable lettre me demandant d’écrire un article dans

la Revue de Paris sur les anti-protons. Je ne puis malheureusement pas vous donner une réponse favorable : je suis trop

occupé en ce moment pour écrire cet article et je ne suis d’ailleurs pas suffisamment informé d’une façon précise des

résultats qui viennent d’être obtenus à ce sujet pour pouvoir le traiter avec compétence ».

200 / 300 €

 80.

Sir George William BUCHANAN

(Copenhague 1854/1924), diplomate britannique. L.A.S. 4 pp. in-12.

Londres, 1923. Enveloppe.

Réponse à la princesse Paley qui s’apprête à publier un article sur les

Mémoires

de Buchanan, à propos de la

Révolution bolchevique.

« C’est seulement après avoir pris connaissance de cette réponse, que je saurai vous dire si

j’ai rien à ajouter au démenti catégorique que j’ai déjà donné aux accusations formulées par la Princesse Paley contre

moi. Mais je ne veux en aucun cas me laisser entraîner dans une polémique prolongée au sujet de l’attitude prise par

mon gouvernement envers la Révolution Russe […] ». [Buchanan était ambassadeur en Russie lors de la Révolution

bolchevique].

150 / 250 €

 81.

Carl Jacob BURCKHARDT

(Bâle 1891/1974), diplomate suisse, président du CICR. 2 L.A.S. 3 pp. ½ in-4

et in-8. Paris, et Versailles, 1946-1950.

Mémoires sur sa mission à Dantzig.

« Je vais me rendre, au courant de l’été, pour quelques temps en Allemagne,

y rechercher les traces de mes archives dantzicoises confisquées en septembre 39 par la police politique allemande

[avant guerre, Burckhardt fut haut-commissaire de la SDN à Dantzig, et joua un rôle de premier plan].

Je tâcherai

de retrouver quelques survivants du drame de la ville libre

, de les faire porter, puis j’aurai à collaborer avec mon

ancien chef de cabinet, actuellement en résidence à Bonn. Pour ce livre qui sera ma mission de 37 à 39, j’ai déjà prévu

les modalité de l’édition et pour la France j’ai signé avec Plon […] ». Il évoque également ses travaux littéraires, un

important roman de 1 500 pages en 3 volumes.

200 / 300 €