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183.
Charles MAURRAS
(Martigues 1868/1952). 4 L.A.S. 11 pp. in-8. En-têtes de l’Action Française. 1926-1936.
Enveloppes.
Rencontre avec Kessel
. « J’ai eu en effet grand plaisir à recevoir votre collaborateur, M. Kessel, et j’ai passé avec
lui quelques heures très agréables à Martigues. Nous avons causé de la situation. Il a bien voulu me promettre de ne
rien publier sans me le montrer […]. Je n’ai plus de nouvelles de lui, mais comme il paraissait en très bonne santé,
à ce moment là, j’espère bien que son silence ou la lenteur de son travail n’ont aucune cause fâcheuse.
Le soleil du
midi rend parfois indolent, croyez mon expérience
[…]. J’ai enfin lu depuis le brillant article de M. Kessel […].
M. Kessel est plein d’un talent dont je ferai le plus grand cas
[…] ».
400 / 600 €
184.
Robert MERLE
(Tébessa, Algérie 1908/2004), prix Goncourt. L.A.S. 1 p. ½ in-4. Caen, 19 nov. 1960. En-tête.
Belle lettre sur
l’Île
, inspiré des révoltés du Bounty
. « L’Île est fini, et je suis en train de le taper, ce qui prendra
un certain temps : il y a 700 pages à taper, et je change… en tapant. J’ai vraiment essayé de détacher un fragment de
150 ou 100 pages pour vous. Par contre, un fragment moins long ne demanderait pas une chirurgie qui serait trop
sensible à vos lecteurs, et trop sensible aussi pour moi qui aurais du mal à placer ensuite en avant-première un ms
dont un aussi gros morceau aurait été publié !
Je vous propose donc un chapitre médian, qui forme vraiment un
tout se suffisant à lui-même, et que l’on pourrait appeler Le partage des femmes, disons Le Partage tout court
pour ne pas affoler vos lecteurs
– et les affoler indûment, le chapitre étant fort chaste : 40 pages dactylographiées
environ que je pourrais vous envoyer avant Noël : promesse ferme. Les femmes – tant pis aller ! – du XVIII
ème
souffrent de la lenteur de frappe de l’Île […] ».
300 / 400 €
185.
Pierre MILLE
(Choisy-le-Roi 1864/1941), journaliste et écrivain voyageur. 7 L.A.S. 8 pp. ½ in-8. 1923-1939.
«
Me voici rentré de Tunisie
. J’ai fait ma conférence sur Bourde. Il n’y a plus d’obstacle à ce que la Revue publie
mon article sur Bourde. J’espère, pour sa mémoire, que ce sera bientôt –
car ce papier sera utile à l’érection d’un
monument à sa mémoire au milieu des 8 millions d’oliviers qu’il a fait planter
[…]. J’avais eu l’imprudence de
relire le roman sur une seconde copie, et je n’en étais pas content du tout.
Quel abîme entre ce qu’on avait voulu
faire et ce qu’on a fait ! La plume – et même le cerveau – sont des outils maladroits
[…]. Je suis heureux que
MM. Calmann prennent l’Ours. Mais pouvez-vous leur suggérer qu’ils fassent tout de même, tout de même, un peu
plus de publicité que pour l’Imprimerie d’Oumagne […] ».
300 / 400 €
186.
Jean MISTLER
(Sorèze, Tarn 1897/1988). 5 L.A.S. (dont 3 sur cartes), 10 pp. formats divers. Budapest,
Athènes, Vienne, etc. [1925]-1929 et s.d.
Sur la sortie de son premier livre,
Châteaux en Bavière
[1925], son étude sur madame de Staël [
Madame de Staël
et Maurice O’Donnell
, 1926], etc. « Suivant vos indications, j’ai allégé Madame de Staël de 3 chapitres, et par ci par
là, de quelques pages, et de nombreuses notes. Je crois que le manuscrit ainsi allégé ne prendra pas plus de 100 pages
de la Revue […]. Je voudrais que tous les exemplaires soient vendus sous bande. Que pensez-vous d’un texte dans ce
genre : Un roman d’amour ironique et sentimental ; Un tableau pittoresque de la nouvelle Allemagne […] ».
300 / 400 €
187.
Henri MONDOR
(Saint-Cernin, Cantal 1885/1962). 5 L.A.S. 6 pp. in-8. Sans date.
« Je viens de lire vos lignes charmantes sur mon petit livre.
Vous avez avec un ton parfait trouvé les mots que
l’orgueil - non pas la vanité – préfère
. Je vous en remercie beaucoup. Je sais bien que la part de l’amitié est grande,
mais elle m’est plus qu’une compensation si je songe à soustraire de vos compliments ce qu’ils lui écrivent. Elle m’est
un régal […] ».
100 / 200 €
188.
Henry de MONTHERLANT
(Paris 1895/1972). 7 lettres (5 L.A.S. et 2 L.D.S., l’une déchirée en deux).
7 pp. in-8 et in-4. 1935-1958. Une enveloppe.
Belle correspondance, en particulier sur
Port-Royal
. « Je vous envoie un texte qui me paraît pouvoir entrer dans la R.
de Paris, si vous ne vous laissez pas arrêter d’abord par le fait qu’il soit un « radio-montage ».
Car c’est un texte auquel
je tiens assez pour avoir accepté qu’il parût dans une petite édition de luxe
, après sa publication en revue ici ou là.
Toute la seconde partie (à partir du dialogue du prêtre et de l’enfant) est entièrement inédit. Dans la 1ère partie qq. phrases
ont été empruntées à la Relève du Matin, mais peu de chose […] » A propos de
Port-Royal
: «
Vous avez eu raison de
dire que je n’écris jamais des pièces d’idées, que ce sont plutôt des attitudes que j’incarne dans des personnages
humains : ici, la fidélité. Ce sont toujours les hommes qui m’intéressent
, et il est rare qu’ils incarnent une seule idée.
Ils sont plutôt tous plus ou moins vagues et contradictoires comme l’Archevêque de Paris.
A la vérité, je ne pense pas
que Port-Royal soit mon « chef-d’œuvre »
- et d’ailleurs vous ne l’avez pas dit. L’histoire m’y a trop apporté et m’a trop
aidé. Il n’y a pas de proportion entre une pièce telle que celle-là et une pièce jaillie entièrement de soi-même.
L’avenir se
trompera s’il ne juge pas que mon « chef d’œuvre » est La Ville dont le Prince est un Enfant
[…] ».
1 000 / 1 500 €
189.
Charles MORGAN
(Bromley, Angleterre 1894/1958), écrivain britannique. 3 L.A.S. 4 pp. ½ in-8 et in-4.
Londres, 1945-1949.
Publications dans la Revue de Paris. « As he left for Scandinavia, my friend René Lalou wrote to say that he had
offered to you, for the Revue de Paris, my essay « The Artist in the Community ». Meanwhile I have had another offer
for this essay and I am anxious to reply, though I would prefer that it should appear in the Revue de Paris […].
I will
certainly have an early copy of The Judge’s Strory sent to you. It is not to be expected until march or april
[…] ».
300 / 400 €




