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175.
Françoise MALLET-JORIS
(Anvers 1930).
20 L.A.S. 34 pp.
formats divers. Sans dates [années 50] (une
de 1953 d’après le cachet de l’enveloppe, encore signée de son vrai nom « Françoise Lilar »).
Très belle correspondance amicale et littéraire, en particulier sur ses tractations avec Julliard au sujet de
La Chambre Rouge
(1955). « [...] 2. Ceci dit, j’ai trouvé, il me semble, une excellente porte de sortie pour vous et
moi dans cette affaire, au cas où vous vous déclarez dès maintenant « hors circuit » (j’aime cette expression ! Je
l’emploierai au besoin ! Je continue à l’encre parce que mon bic vert s’épuise).
Vous téléphonez à Julliard en lui
disant que vous avez lu le manuscrit et le trouvez génial (c’est indispensable car je veux lui emprunter 200.000
frs au moins !)
mais que je veux y faire encore des tas de transformations, que je ne puis vous garantir la date et que
dans ces conditions, vous vous retirez, désespéré.
Votre désespoir et mon génie sont indispensables à l’emprunt,
mais ne craignez rien
: je ne vous prendrai pas au mot. 3. Aux changements que je veux faire, les voici, c’est vite
dit : ce qui a dû vous gêner (et me gêne aussi), c’est le manque d’équilibre des trois parties.
De ces 3 parties, il n’y
a que la 3
ème
qui représente vraiment ce que je voulais, le terme d’une évolution qui n’est pas assez indiquée
dans les autres parties
. Donc : dans le I : coupures assez nombreuses dans le côté « Gers » ; humanisation du
personnage d’Hélène : suppression totale des descriptions du caractère de Jean qui doit apparaître beaucoup plus
comme un personnage « heureux » qu’Hélène choisit le croyant sans conséquence. Indication de la jalousie légère du
père vis à vis de J. Delfau, qui resservira (la jalousie, bien sûr) à la fin. Dans le II. Ca c’est le gros morceau […] ».
1 200 / 1 800 €
176.
Maurice MARTIN DU GARD
(Nancy 1896/1970). 2 L.A.S., l’une écrite de Douala (Cameroun) au dos
d’une carte postale, l’autre à en-tête des Nouvelles Littéraires. 3 pp. in-8 et in-12. Sans date [1925-1938].
Remerciements après son article sur les
Feux tournants.
« Encore une fois vous avez écrit ce qui pouvait le
mieux me satisfaire, et plaire à la fois au débutant critique que je suis et à l’ami – peut-être un peu trop silencieux
mais fidèle – que je suis également. » Du Cameroun [il publiera l’Appel du Cameroun, en 1939], il donne l’adresse
de Roger Martin du Gard. « J’espère que Jammes n’est pas mort. Je suis désolé d’être parti sans vous avoir donné
l’article Portrait. La famille va être encombrante dans les semaines de fin d’année.
Je vous ferai aussi la côte
occidentale qui vous intéresse. Mon voyage est magnifique
[…] ».
200 / 300 €
175




