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142.
Robert d’HARCOURT
(Lumigny, Seine-et-Marne 1881/1965).
11 L.A.S.
15 pp. in-8 et in-12. 1946-1960.
Écriture d’articles.
« J’ai fait part à votre secrétaire de l’inconvénient qu’il y aurait peut-être à publier le 1er mars
un article ayant comme titre celui que vous suggérez (l’Allemagne et le réarmement) après l’article qui a paru sous ce
nom à la Revue des Deux mondes de janvier avec le titre « Le Réarmement vu de l’Allemagne ». Qu’en pensez-vous ?
C’est d’ailleurs plutôt le climat allemand en général que j’ai, dans ces qq. pages, tenté de rendre sensible […] ».
300 / 400 €
143.
Myriam HARRY
(Jérusalem 1869/1968), première lauréate du prix Femina. 6 L.A.S. (dont 4 sur lettres
pneumatiques), 7 pp. in-8. 1925-1928.
Sur son activité littéraire.
« Je pense que vous avez reçu ma Cléopâtre. S’il vous était possible d’en dire quelques
mots, vous me feriez un immense plaisir. Je me suis remise à Damas, jardin de l’Islam et pense pourvoir vous le
donner fin septembre […]. Nous vous avons sincèrement regretté à notre déjeuner franco-syrien. Mais j’espère que
l’occasion de vous voir dans ma « dervicherie » de Neuilly se présentera encore… Ah ! si vous saviez combien
j’ai regretté aussi de vous avoir laissé ce vilain manuscrit, non relu par moi ! […].
Damas, jardin de l’Islam doit
paraître en librairie en juin
[…].
On a envie de sucer vos Prismes comme du cristal.
Quant à l’impression et le
papier, ils feront les délices de tous les gens de goût […] ».
400 / 600 €
144.
Emile HENRIOT
(Paris 1889/1961). 5 L.A.S. 9 pp. in-8. Paris et Monaco, 1932-1961. En-têtes.
Sur l’écriture d’articles.
Une longue lettre de 4 pages,
datée du 13 avril 1961, veille de sa mort
, est dédiée à
l’article que Marcel Thiébaut consacre à son XVIII
e
siècle. « Vous avez vu plus loin et plus profondément que moi
sur bien des points, et quand je récrirai le 2° volume déjà préparé, je mettrai en note quelques références à votre
article, le propos de (?) sur le siècle entre 2 grands siècles, et l’indication sur l’amour, qui viendra se placer d’elle
même à l’occasion de Rousseau, de Rétif, de Lauzun, de Tilly et de Laclos – en même temps qu’une référence à
Maurois et à sa Lafayette me permettra de souligner le caractère janséniste et paternaliste de la province française
avant la grande et sanglante sarabande […] ».
300 / 400 €
145.
Edouard HERRIOT
(Troyes 1872/1957). Manuscrit A.S. « La politique et l’intelligence », au dos de
feuillets à en-tête du président de l’Assemblée Nationale. 26 pp. in-4, [1947].
Défense de l’action politique de Paul Reynaud.
À l’occasion de la publication des
Mémoires
de Paul Reynaud, Edouard
Herriot reprend le fil de son parcours politique, commente et défend son action, en particulier celle qu’il mena dans les
années d’avant-guerre dont la plus emblématique, la défense des idées de tactiques militaires du commandant De Gaulle.
«
Les deux qualités essentielles de Paul Reynaud sont l’intelligence et le courage
. Il peut prendre à son compte la
phrase de la Soirée avec monsieur Teste : « La bêtise n’est pas mon fort » […]. C’est en ce qui concerne nos relations avec
l’Union Soviétique que Paul Reynaud nous a donné une deuxième preuve de son esprit de prévision.
Dans son livre Vers
l’armée de métier, le commandant De Gaulle rappelait cette pensée de Napoléon
: « la politique d’un Etat est dans
sa géographie ». Avec beaucoup de raison, Reynaud liait ses campagnes pour les divisions cuirassier à son action pour
l’alliance franco-russe ; dans les deux cas, il s’agissait de savoir si nous tiendrions nos engagements envers nos amis de
l’Est. Il a montré, dans son premier volume (p. 453 et suiv.) que, dans la guerre de 1914 à 1918,
les Alliés avaient commis
une grande faute de laisser l’armée russe sans munition. Je m’associe sans réserve à cette opinion
[…] ».
Joint :
4 L.A.S. (1945-1947) relatives à cet article, dont une à son retour de captivité. « Je vous remercie de vos
félicitations pour mon retour […]. J’ai amassé, en trois ans de captivité, bien des matériaux pour des études […] ».
800 / 1 200 €
145




