D
:
Ps
. 52 (f. 62). — 6)
S
:
Ps
. 68 (f. 75). — 7)
E
:
Ps
. 80 (f. 92). — 8)
C
:
Ps
. 92
(f. 107). — 9)
D
:
Ps
. 101 (f. 109v°). — 10)
D
:
Ps
. 109 (f. 122v°).
Elles présentent, comme les miniatures ci-dessus, des caractères
communs. Elles sont placées dans un encadrement à l’or et un fond,
entre l’encadrement proprement dit et l’initiale, bleu ou mauve pâle
rehaussé d’un festonnage ou de croisillons blancs. Le fond de l’initiale
est peint à l’or. Elles figurent des prophètes vêtus de robe bleue, sur
laquelle repose un manteau brun-rouge, ou l’inverse. Tous ont un beau
visage très fin et sont nimbés. Ils sont assis sur un banc vert émeraude
et tiennent dans leur main droite un livre (f. 61v°, 92, 75, 109v°, 123v°), à
l’exception du premier, saint Pierre, qui brandit une clé (f. 34v°).
190 INITIALES CHAMPIES DE TAILLE MOYENNE (généralement 3 lignes)
peintes à l’or sur un fond bleu et mauve pâle rehaussé de filets blancs.
Les initiales champies se répartissent ainsi : 140 au début des psaumes,
11 au début des cantiques, 1 au début des litanies et 9 au début des
orationes, mais il faut en ajouter 21 au début de chacune des sections
du psaume 118, pour un total de 180, auxquelles on pourra encore ajouter
les 10 « KL » marquant le début de chaque mois du calendrier.
Cependant, un certain nombre d’entre elles peuvent atteindre de
l’ampleur lorsque la forme de l’initiale (hampe ou haste) et sa situation
dans la page l’autorisent. Ainsi le « I » peut s’allonger dans la marge sur
toute la hauteur de la partie écrite, soit 20 lignes (f. 19v, 33v, 37v, 42v,
71v, 88, 95v, 107v, 124v, 128v, 135) ; les «Q» et «P», lorsqu’ils sont situés
en bas de page, descendent nettement dans la marge inf. (f. 90v, 101v,
120, 131, 133, 136v, 139), quant aux « F » et aux « L », leur forme même
autorise des développements dans la marge, jusqu’à une hauteur
pouvant atteindre 8 lignes, surtout s’ils sont situés en haut de la page
(96v, 124, 126, 134, 135, 138, 152v, 153, 153v, 155v).
UNE PETITE INITIALE MARQUE LE DÉBUT DE CHAQUE VERSET des psaumes
et cantiques, et de chaque saint honoré dans les litanies. Elles sont
alternativement peintes à l’or, filigranées bleu, et en bleu filigranées
rouge. Le reste de la décoration consiste en bouts de ligne bleus et
rouges.
PROVENANCE
Ce manuscrit a été exécuté à Bruges. C’est un bon exemple de la
production de cette ville au milieu du XIIIe siècle. Peut-on être plus précis
? La présence de saint François et de sainte Claire est évidemment très
importante car, illustrée ainsi, elle est très exceptionnelle – voire unique.
L’un et l’autre sont nimbés, et cela illustre une situation postérieure à leur
canonisation (1228 pour François d’Assise ; 1255 pour sainte Claire). Ce
manuscrit est donc postérieur à cette année-là.
Partant de là, il est très tentant d’en attribuer la paternité à un atelier
connu sous le nom de « Maître Franciscain », actif dans le troisième
quart du XIIIe siècle à Bruges où, rappelons-le, les Franciscains sont
présents depuis 1225, comme à Gand d’ailleurs Sans être exceptionnelle,
sa production est de très bonne qualité. Enfin un examen attentif de
chaque miniature, de chaque initiale historiée montre à la fois une belle
unité mais aussi quelques différences d’habileté, ce qui tend à montrer
que ce manuscrit est le fruit d’un travail d’atelier.
Notre manuscrit appartient à un groupe de psautiers exécutés par des
franciscains et très probablement pour des franciscains. K. Carlvant
(op. cit., p. 53), qui les a étudiés, en a repéré cinq appartenant à cette
famille : Cambridge, St John’s College, MS N 19 (v. 1240-v. 1265) — Madrid,
Biblioteca Nacional, MS Vitr. 23-9 (v. 1250-v. 1255) — New York, Morgan
Library, MS M 106 (1255-v. 1256) — Paris, Bibl. de l’Arsenal, MS 604 (1255-
1258) —Londres, British Library, MS Harley 5765 (v. 1250-v. 1255). Il faut y
ajouter désormais notre manuscrit : la palette est la même ; la décoration
des calendriers repose sur le même principe, les travaux du mois dans
un tableautin à gauche de la page ; quelques peintures en pleine page
entre le calendrier et le psautier proprement dit ; un psautier biblique
dont chaque section commençant par une grande initiale historiée,
figurant des prophètes dans le manuscrit de New York (Morgan Libr.
moins soutenue — ce qui n’est pas le cas des robes et manteaux bruns
—, et la pause des personnages et leur gestuelle restent rudimentaires.
10 MINIATURES DE TAILLE MOYENNE sur des fonds alternativement bleus
et mauve pâle dans un encadrement à l’or figurant les occupations du
moi (f. 3-7v°) : un personnage émondant un arbre à la serpe (mars) ; un
personnage tenant des rameaux ou branches dans les mains (avril) ;
un fauconnier son faucon sur le poing (mai) ; personnage portant un
fagot sur le dos (juin) ; personnage fauchant le foin (juillet) ; personnage
moissonnant à la faux (août) ; un vendangeur (septembre) ; un
personnage semant (octobre) ; la glandée (novembre) ; l’abattage du
cochon (décembre).
Ces miniatures sont d’une hauteur moyenne de 20 lignes, soit plus de
la moitié de la hauteur de la surface écrite. Le fond de la miniature est
alternativement mauve pâle ou bleu avec rehauts filiformes blancs. Les
personnages, animés d’une vive gestuelle, sont tous vêtus d’une robe
camaïeu orange-jaune, dont les plis sont soulignés des traits noirs, avec
des chausses bleu-vert. Les visages, bien dessinés, sont fins ; lèvres
et bouche sont soulignées d’une tache orangée. L’occupation du mois
permet la présentation d’outils divers : serpe, serpette, faucille, faux et
hache.
9 INITIALES HISTORIÉES SUR FOND OR, hautes de 9 lignes, avec un
développement dans les marges qui peut occuper la hauteur de la
surface écrite ou la totalité de la marge supérieure, marquant les
grandes divisions du psautier biblique. La première : B (Ps. 1) manque.
— 2)
D
:
Ps
. 26 (f. 34v°). — 3)
D
:
Ps
. 38 (f. 49). — 4)
Q
:
Ps
. 51 (f. 61v°). —5)
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