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affolé, concernant des valeurs en dépôt au Crédit lyonnais. « Les Allemands ne sont pas encore à Paris que diable »…

[19 avril 1918]

. Il

ne sait comment le remercier, mais il le fera à son retour « dans des conditions qui ne puissent blesser un homme ayant d’aussi délicates

intentions à mon égard ! »… Il redoute ce déménagement qu’il faudra surveiller : « Au besoin je vendrais mon piano en ayant un autre

au musée, c’est un excellent Jocké mais il est très lourd […] si nous savions que la guerre doive finir bientôt nous ne ferions pas ce

déménagement, mais ce ne sera certainement pas fini en octobre »…

49.

Maurice de VLAMINCK

(1876-1958). L.A.S., 15 avril 1958, à son ami Marcello

A

nchorena

 ; 1 page et demie in-8.

200/250

Il sera enchanté de le revoir avec Hortensia, « puis de connaître vos amis

A

nouilh

, qui me sont bien sympathiques. Nous pourrons

ainsi épiloguer, Oh ! combien !… sur ce qui nous intéresse ! »… Il pense recevoir le livre de Jean

A

nouilh

, auquel il adresse son roman

Le Garde-Fou

(Flammarion, 1958).

50.

Édouard VUILLARD

(1868-1940). L.A.S., 1

er

juin 1934, à Mlle Madeleine

D

enis

 ; 1 page petit in-8, adresse au dos

(pneumatique).

250/300

« Je suis désolé : je viens de me rappeler ce matin que je devais aller vous voir hier ! »… Il propose des dates pour un nouveau rendez-

vous.

51.

Ossip ZADKINE

(1890-1967) sculpteur. L.A.S.,

Paris

27 janvier 1963, à un directeur de musée ; 1 page in-8 à son adresse

(trous de classeur).

250/300

« J’ai bien lu la litérature que vous m’avez envoyé au sujet d’une donation d’une œuvre, afin de pouvoir metre debout un musée à

croissance illimitée. Je viens de faire déjà don de deux sculptures à des musées et je ne peux pas le faire trop souvent. Quand le musée

sera créé je verrai »…

52.

Ossip ZADKINE

. 4 L.A.S., 1965-1967, à Ilya

G

rekoff

à Neuillé par Vivy (Maine et Loire) ; 7 pages in-4 ou in-8, enve-

loppes ; en français et en russe.

800/1 000

B

elle

correspondance

artistique

et

amicale

à

son

compatriote

l

artiste

russe

I

lia

G

rekoff

.

Les

Arques 18.7.1965

. Le Dr.

W

ehrly

, directeur de la

Kunsthaus [de Zurich] « m’a dit qu’il aimerait que

4 ou 5 de mes tapisseries les plus réussies, car il

aime un grand nombre des dessins et gouaches ».

Zadkine ira vers le 20 août aux ateliers

P

inton

voir

et choisir les tapisseries. La Kunsthaus enverra

des camions pour chercher les sculptures vers la

fin août, donc tout doit être prêt. « Je commence

très, très lentement à travailler, mais ni les circons-

tances, ni le cœur ne sont pas encore dirigés vers

la paix de l’âme, et cette dernière n’est pas revenue

en moi et l’âme est angoissée et vide ». Il n’y a

rien à faire qu’attendre ; il termine en russe…

Paris

5.11.1965

. Il rentre de Saint-Gall en Suisse « où

j’ai fait dix lithographies pour un album qui se-

rait prêt dans un mois. Les photos de l’église sont

d’un très grand intérêt et je le reregarderais encore

et finirais par écrire quelque chose poussé par la

beauté et la pénétration que ces photos iradient »…

Il a mal au genou et traîne la patte, la petite famille

va bien et l’attend à Paris. Il attend ses sculptures

qui reviennent de Zurich…

Les Arques dimanche

19.3.66

. Le soleil merveilleux du Lot « réchauffe

le vieux scelet. Le paysage se réveille à peine et

chaque jour un chant nouveau d’un oiseau revenu

est entendu au loin ». Il reçoit beaucoup de lettres,

et de commandes. Les commandes de Pinton et des

autres n’avancent pas : « Les gens sont

terribles

 » ; il

pense rentrer plus tôt à Paris, où il a rendez-vous,

ainsi qu’à Cologne, pour son exposition chez Lem-

pertz….

[28-7-67]

, en russe.

Beaux-Arts