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146.

Laure

P

erMon

, duchesse d’ABRANTÈS

(1784-1838) mémorialiste ; veuve du général Junot duc d’Abrantès (1771-1813),

elle fut la maîtresse de plusieurs écrivains romantiques. L.A.S. « L. de P. Duchesse d’Abrantès », Versailles 29 mars 1823,

[au général Henry-Gatien

B

eRtRand

] ; 5 pages in-4.

1 000/1 500

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Elle ignore comment le général et ses collaborateurs se sont partagé le travail des

Mémoires de Sainte-Hélène

: « Mais je crois avoir assez

connu

n

apoléon

pour pouvoir affirmer que dans aucun temps il n’a donné l’ordre de traiter avec une aussi grande indignité la mémoire

de son plus ancien serviteur, de celui qui fut conduit au tombeau à la fleur de son age par les chagrins et les injustices dont il fut l’objet,

qui mourut couvert de 27 honorables blessures, et qui sur son lit de mort au milieu de cette abherration d’esprit attribuée aux causes

les plus honteuses, n’eut, malgré le mal qu’on lui avait fait d’autre nom plus cher à prononcer que celui de l’homme qu’on calomnie »…

Elle ne s’étonne pas que des hommes étrangers aux belles actions militaires se plaisent à insulter ceux qui en ont été les auteurs, et si M.

de

l

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C

ases

avait écrit seul, elle aurait gardé le silence : « M

r

de Las Cazes n’était pas de cette grande légion sacrée, de cette phalange

où chaque frère d’armes doit protéger son frère […] et j’aurais peut-être méprisé des rapports qu’une forte haine particulière semble

l’avoir porté à faire ; mais ils se trouvent dans un volume faisant partie d’un ouvrage qui doit être regardé comme les Commentaires de

Napoléon. Cet ouvrage est dit-on rédigé par plusieurs personnes et dans le nombre je distingue avec un douloureux étonnement des

noms de notre ancienne armée. Sans nul doute Général vous vous communiquez vos différents travaux, vous et le général

g

ouRgaud

car voilà les deux seuls noms qui me frappent […]. Comment avez-vous pu laisser dans l’intérêt même de Napoléon laisser imprimer

un pareil article ? Est-ce donc en dévoilant leurs défauts à la postérité qu’il reconnaissait les services de ses serviteurs ? Ce malheureux

j

unot

ne vous avait jamais offensé. L’eut il même jamais fait quelques griefs la tombe ne recouvre-t-elle pas ? L’empereur a pu dans des

moments d’expansion parler de la malheureuse facilité qu’avait Junot à dépenser ses revenus, il a pu dans la colère de son amitié ajouter

peut-être quelques phrases un peu fortes mais il est faux qu’il ait dit les trois quarts de ce qui se trouve dans le livre de M. de Las Cazes

[…] Bien plus il eut accablé de son indignation celui qui aurait ainsi signalé au monde entier d’une manière presque infamante son plus

ancien serviteur, celui qui l’a nourri et secouru dans l’année de malheur et de détresse qui s’est écoulé pour lui avant le 13 vendémiaire,

le dernier enfin de cet escadron sacré de Duroc, Lannes, Bessières, ses fidèles qu’il vit tomber autour de lui en moins d’une année et

dont la chûte fut le commencement et peut-être une des causes de ses malheurs »… Etc.

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n

joint

la minute autographe de la réponse du général

B

eRtRand

(2 avril 1823) au secrétaire de la duchesse d’Abrantès, répondant à

ses « reproches inconcevables » d’être le collaborateur de diverses publications relatives à Napoléon, et renvoyant à ses mises au point à

ce sujet publiées par des journaux (1 page in-4).

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