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Littérature
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que l’on ne vient sur la terre que pour ça, pour tendre les bras aux autres et se jeter dans leurs bras. Sans ça, la vie est une promenade
ridicule »...
8 octobre 1959
. « Votre lettre est si douce patte de minet, Papa Crapaud, qu’elle câline de joie tout mon pensoir. Les chats,
je les aime avec passion. Au Pouliguen, tout le pays avait ri de moi quand j’avais affiché sur mes volets : Soupe Populaire pour Chats
Abandonnés. Mais le lendemain, toute la pitoyable cohorte des chats abandonnés par les estivants [...] vinrent dévorer les soupes dont
j’avais rempli toutes les casseroles de Mamie. Les animaux m’ont consolée de tant d’individus. [...] Pendant les 6 ans où j’étais idiote, j’ai,
passionnément étudié les vibrations émises par les animaux, et par les bipèdes à lunettes. J’ai acquis une certitude qu’il suffit d’accorder
ses propres vibrations à celles émises par un animal pour établir entre lui et soi-même ce courant magique qu’on appelle tendresse. En
somme, ce que les grandes personnes appellent amour, amitié a pour recette une simple équation algébrique »... Lanoux est « un Biquet
Bleu » de publier ses souvenirs d’Italie et ceux de sa girafe dans les
Œuvres libres
[« Minou en Italie », dans le numéro de janvier 1960]...
Les lettres dactylographiées ont la même spontanéité charmeuse, agrémentées parfois de vers… Ele évoque ses chattes, ses écrits, son
émission à la télévision ; elle se réjouit du prix Goncourt décerné à Lanoux (pour
Quand la mer se retire
)… Etc.
206.
Victor DUJARDIN
(1830-1897) historien. Environ 125 L.A.S. et 10 L.A. (qqs incomplètes), 1879-1895, à Maurice
L
a
C
hesnais
; 490 pages formats divers, qqs à en-tête de ses publications.
300/400
I
mportante
correspondance
de
cet
historien
, auteur de
Voyages aux Pyrénées
(1890) et d’une
Histoire du Valois
(1887), un des
fondateurs de la Société de Topographie de France, et qui était rédacteur au ministère de la Guerre, comme son correspondant Maurice
La Chesnais, historien lui aussi. Les premières lettres à son collègue évoquent un état de santé qui l’empêche de rejoindre le chef de
bureau, à qui il doit d’être décoré. Ensuite les lettres, écrites de Paris, Collioure, Arles-sur-Tech, Amélie-les-Bains, Argelès-sur-Mer,
Bouleternère, Céret (Basses-Pyrénées), Neuilly-Saint-Front (Aisne), Bédarieux (Hérault), outre quelques précisions autobiographiques,
témoignent de leur intérêt commun pour l’histoire des régions, d’envois de documents, de voyages dans le Midi (détails topographiques
archéologiques, historiques de l’auteur de
Voyages aux Pyrénées. Souvenirs du Midi
), de sa collaboration au
Courrier de Céret
, et de ses
relations avec les libraires, ainsi que de ses lectures (F. Coignet, L. Hennet, P. Loti, H. Monnier...), etc.
O
n
joint
2 L.A.S. du capitaine J. Auvergne, un prospectus et qqs coupures de presse.
207.
Alexandre DUMAS père
(1802-1870). L.A.S., 14 février [1852 ?, à la Princesse
M
athilde
B
onaparte
] ; 3 pages in-8
(petite réparation à un angle).
600/800
S
uperbe
lettre à
la
P
rincesse
M
athilde
. Comme elle le lui a demandé, il s’empresse de lui écrire, demandant quel souvenir elle a gardé
de leur dernière soirée, « charmante pour moi – puisqu’au milieu de toutes nos discussions théologico-politiques, mon cœur a eu la joie
de rester deux heures à genoux devant vous – quant à moi je l’ai mise à part dans mes bonnes soirées, dans mes soirées d’orgueil, dans
mes soirées de fierté. Vous êtes une véritable
N
apoléon
, chère Princesse. Beauté, grâce, intelligence ardente, cœur tendre et ferme à la
fois vous avez tout ce que Dieu peut donner ; pourquoi ne sommes nous pas dans un pays où comme en Angleterre, comme en Suède,
comme en Espagne, les femmes règnent – quel grand et charmant Roi vous nous feriez, et comme nous serions tous à vos genoux »... Il
intercède ensuite auprès de cet « impérial génie », afin de faire obtenir la croix de la Légion d’honneur à son ami le poète belge André
V
an




