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histoire
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BONAPARTE Jérôme
(1784-1860)
frère de Napoléon I
er
, il fut Roi de
Westphalie.
20 L.A.S. (« Jérôme Napoléon » ou
« Jérôme » ou paraphe), 1857-1858 et
s.d., à sa fille la Princesse MATHILDE ;
21 pages petit in-8, 12 à son chiffre
couronné (7 au crayon).
1 000 / 1 200 €
Lettres affectueuses à sa fille Mathilde.
Meudon 27 septembre
1857
. Intervention
en faveur d’un protégé de Mathilde ;
l’Impératrice remonte vers Paris. « Je compte,
chère enfant, aller t’embrasser après l’arrivée
de l’Empereur »…
Palais Royal 11 novembre
:
il va aller voir « où en sont les travaux de
ton hôtel ; mais dans tous les cas tu as à ta
disposition un appartement chez ton père »…
Villegenis 11 juin
1858
: « Je suis heureux
de voir […] que tu es bien à ta jolie petite
campagne, & que ta santé est bonne ; quand
à moi à l’exception de quelques étouffements
pendant la nuit je me trouve assez bien »…
Le
Havre 14 août
: « Je suis heureux que tu aies
été contente de ton frère, votre amitié entre
vous & votre tendresse pour moi peuvent
seules me faire aimer cette vie !!! – Depuis
mon arrivée au Havre, mes étouffements me
tourmentent toujours la nuit »…
25 août
: il
demande des nouvelles de l’Empereur et de
l’Impératrice, « qui doivent être bien fatigués
de leur voyage, qui du reste a bien réussi,
et aura de grands & beaux résultats »… – Au
sujet des prétentions de son petit-fils (d’un
premier lit) Jérôme Napoléon Bonaparte
Patterson (1830-1893), qui revendique de
porter le titre de prince et le patronyme de
Bonaparte, et sa qualité d’héritier : « Je sors
de chez l’Empereur ; tout
absolument tout
a été fait comme nous en étions convenus
non seulement cela, mais lui-même dira à
Jérôme (qui lui demande une audience),
que c’est avec son entière approbation que
nous tenons la conduite que nous avons
adoptée jusqu’à ce qu’il prenne un titre qui
coupe court à toute cette fausse position »…
– Invitations, dîners, théâtre, soirées, etc.
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BONAPARTE Jérôme
(1784-1860)
frère de Napoléon I
er
, il fut Roi de
Westphalie.
9 L.A.S. (« Jérôme Napoléon » ou
« Jérôme » ou paraphe), 1858-1860 et
s.d., à sa fille la Princesse MATHILDE ;
9 pages et demie in-12, 6 à son chiffre
couronné (3 au crayon)..
400 / 500 €
Lettres affectueuses à sa fille Mathilde.
Meudon 1
er
octobre 1858.
« Je suis heureux de
te savoir de retour chez toi, & ai grande hâte de
te presser dans mes bras […] L’Empereur part
demain à midi pour le Camp de Chalons »…
Meudon 15 juillet 1859
. Il voulait aller la voir,
mais « ma santé bonne à ce que disent
les médecins ne me laisse pas moins des
souffrances réelles surtout toutes les nuits
que je suis éprouvé par des étouffements
qui me forcent à rester debout sans sommeil
[…] Clotilde, qui est un véritable ange m’a
quitté hier soir […] Napoléon part de Milan
le lendemain de l’Empereur, ils seront donc
l’un et l’autre bientôt ici »…
Villegénis 27 mai
1860
[il y mourra le 24 juin] : « Tu accomplis
aujourd’huy ta 40
e
anné, je t’envoye ma
bénédiction et suis heureux de pouvoir te
dire combien je te chéris. Ma santé est plutôt
meilleure, mais toujours faible »… D’autres
lettres donnent des nouvelles de sa santé,
parlent de soirées au théâtre, de son propre
anniversiare, etc.
On joint
un L.A.S. à son fils NAPOLÉON
pour son anniversaire (1 p. in-12) ; et 2 L.A.S.
à la baronne de REDING, gouvernante de
Mathilde, 1846-1847 (1 p. in-8 chaque), dont
une importante (
Florence 2 décembre
1846
) au sujet de Mathilde et de son mari
DEMIDOFF : « Si Mathilde avoit su s’imposer
quelques mois de sacrifices sa position
étoit très belle, aujourd’huy tout le monde
la blâme, & son mari a eu soin d’envoyer à
l’Empereur la copie des lettres qu’il dit avoir
écrites à sa femme, cela m’afflige parce que
ma fille si elle perdoit l’appui de l’Empereur
seroit bien à plaindre & moi qui l’aime si
tendrement bien malheureux !!!!!!! Je me
trouve bien seul & abandonné, mais mon
chagrin réel est de voir le précipice où court
ma chère enfant sans pouvoir la sauver !!! »
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