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histoire
« Pendant notre séjour à Arenenberg le P
ce
Louis me fit beaucoup la
cour : nous nous tutoyons nous nous étions vus à Rome dans l’intimité
la plus grande de sorte que je le regardais et comme un frère et un
futur mari [...] on s’embrassait bien dans les petits coins quoique je
fusse toujours gardée à vue par ma pauvre baronne »... Cependant
il est bientôt question de « Mr DEMIDOFF », et des négociations et
manœuvres qui allaient entourer son mariage, en 1840, avec le prince
russe. Mathilde raconte les affres de leur voyage à Saint-Pétersbourg,
au cours duquel son mari se montra « de plus en plus sombre », et
elle-même faillit mourir asphyxiée dans une petite auberge à Égyptan,
avant d’être sauvée par un
moujik
... Toute à son désir de voir Paris,
la jeune mariée œuvra cependant pour obtenir les bonnes grâces
du Tsar. La Grande-Duchesse Hélène, déjà rencontrée à Rome,
l’accueille chaleureusement, ainsi que NICOLAS I
er
, qu’elle décrit
longuement, et qui l’impressionne par sa puissance, sa volonté, et
ses manières galantes : « il me prit dans ses bras me donna deux
bons baisers sur les deux joues et sur les épaules », dès qu’elle lui
est présentée, et ne se prive pas de l’embrasser « avec effusion » à
une prochaine rencontre... Etc.




