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52

les collections aristophil

1081

MARGUERITE DE FRANCE, duchesse de SAVOIE

(1523-1574)

fille de François I

er

, épouse d’Emmanuel-Philibert, duc de

Savoie.

L.S. « Vostre bonne maistresse Marguerite de France », Turin

2 novembre 1571, à Pierre FORGET ; 1 page in-fol. (un bord

un peu effrangé).

1 500 / 2 000 €

Intéressante lettre sur les négociations du mariage de Marguerite

de Valois (Margot), fille de Catherine de Medicis, avec le prince

de Navarre futur Henri IV, en vue de réconcilier les Catholiques

et les Protestants

[le mariage eut lieu en août 1572]

.

Elle est bien aise que Forget trouve du soulagement à son mal

aux eaux de Bagnières, et qu’il ait vu la Reine de Navarre [JEANNE

D’ALBRET], qui lui a écrit « les plus honestes lettres du monde » ; elle

lui répondra « comme la Royne mere [CATHERINE DE MEDICIS] sest

resjouye avec moy du mariage de madame sa fille [MARGUERITE DE

VALOIS] et de monsieur le Prince de Navarre [futur HENRI IV] dequoy

elle est si joieuse et contente que je voy bien quelle na aultre plus

grand desir que den veoir une heureuse fin ». Mais elle craint « que

la Royne de Navarre face quelque difficulté sur les seremonnyes des

espousailles a quoy je vous prie luy remonstrer de ma part quelle

ne si doibt pas du tout arrester car ce seroit ung grand malheur, que

pour peu de chose une si bonne et saincte entreprinse demourast

imparfaicte et quelle considere le bien et le repos que ce mariage

luy apportera et a tous ceux de sa relligion et par concequant a

toutte la France et que le pappe et tous ceulx qui luy sont contraires

ne desireroient aultre chose quelle fist des difficultez affin que ce

mariage ne reussist. Vous savez Forget que ceulx de la relligion ont

bien permys a feu monsr le cardinal de Chastillon de continuer a

porter le bonnet rouge. Par plus forte raison il me semble que pour

parvenir a ung si grand bien qui est presque commun a tous, quils

ny doibvent pas faire les difficultez quils pourroient faire pour le faict

dun particullier. Je vous prie dire tout cecy de ma part à la royne

de Navarre […] je vous recommande cest affaire qui est importante

comme vous pouvez penser »…

1082

MARGUERITE DE VALOIS

(1553-1615)

« la Reine Margot » ;

fille d’Henri II, première femme d’Henri IV qui la répudia.

L.A.S. (monogramme entouré de fermesses), [1578 ?], «

Au Roy Monsigneur et frere » [HENRI III] ; 2 pages in-fol.,

adresse.

2 500 / 3 000 €

Belle lettre à son frère Henri III.

« Monsigneur san alant monsieur de MIOSANS pour quelques sienes

aferes ie nai voulu fallir de lacconpagner de cete lettre tant pour

estre si heureuse de me ramantenir an vostre bonne grase que pour

vous rafraichir la souvenanse de la fidelite et tres humble servise qui

nous a voue de quoi il vous a comme la roine san peut resouvenir

de lontans randu preuve qui me fera vous suplier tres humblemant

monsigneur et pour les bons ofises que iai resus de luy qui vous

plaise le favoriser et gratifier an ce que ses aferes an aront besoin

de quoi monsigneur je ne vous an are moins daubligation que si

cetoit an mon particulier et vous an demeurere toute ma vie la plus

treshumble et fidele de toutes vos servante »…

[Henri d’Albret, baron de MIOSSENS, descendant d’un Albret bâtard,

était un ami d’enfance d’Henri de Navarre, et un capitaine catholique

à son service, qu’il chargea notamment d’aller complimenter Henri

III lors de son accession au trône de France.]

On joint

une P.S. « Marguerite », Nérac 1

er

janvier 1580, lettres de

provision pour la charge d’écuyer d’un de ses gentilshommes pour

le sieur de MONTIGNY (vélin oblong in-4, trous).