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55

histoire

1089

MARIE-ANTOINETTE

(1755-1793)

Reine de France.

L.A.S. « Marie Antoinette », 30 août

[1786 ?, au maréchal de CASTRIES,

secrétaire d’État à la Marine] ; 1 page

in-8.

7 000 / 8 000 €

Disgrâce du prince de Soubise.

[Le maréchal prince de SOUBISE (1715-1787),

ancien ministre d’État, a dû se retirer après

l’affaire du collier de la Reine, dans laquelle

son parent, le cardinal de Rohan, avait été

gravement compromis.]

« Je suis fachée, M

r

le marechal, que vous

ne m’ayez pas fait demander a me voir hier ;

malgré le peu de temps que j’avois a moi,

j’en aurois toujours trouvé pour vous voir,

et vous dire que je n’ai aucune reponce a

faire a M

r

de Soubise, il a assez longtemps

oublié, lui et les siens ce qu’ils me devoit,

pour que je ne m’occupe pas davantage

d’eux. Il y a six mois que je vous ai parlé de

meme, et je ne peu pas changer d’avis »…

Provenance

: archives CASTRIES (27 mars

2001, n° 98).

1090

MARIE-ANTOINETTE

(1755-1793)

Reine de France.

L.A., 4 mars 1790, [au duc Jules de

POLIGNAC] ; 1 page in-8.

10 000 / 12 000 €

Émouvante lettre de la Reine, pleine de

courage et de grandeur face à l’adversité,

au mari de sa favorite.

[Jules de Polignac (1746-1817) avait épousé

en 1767 Gabrielle de Polastron (1749-

1793), qui fut gouvernante des enfants de

France et favorite de Marie-Antoinette ; ils

émigrèrent dès le 16 juillet 1789. Leur fils

Armand épousera à Venise le 6 septembre

1790 Mlle de Nyvenheim.]

« J’ai montré votre lettre au roi, et vous

ne devez pas douter monsieur, du plaisir

que nous avons a consentire au mariage de

votre fils, puisse t’il au moins vous rendre

une partie du bonheur que vous et mon

amie, méritez a tant de titre, dites lui bien

que mon amitié pour elle, est inaltérable, je

sens bien tous ce que son cœur eprouve

pour moi, dans les nouveaux malheures

qui m’accablent, mais j’ai du courage et

pour mes enfants et mes amies je saurai

me soutenir. Adieu monsieur dites mil chose

pour moi a tous les votres, pour vos enfantes

ils savent bien que j’aime a les regarder

comme les miens, et que mon amitié pour

eux comme pour leur père ne finira qu’avec

ma vie ».

Correspondance

(éd. Évelyne Lever), p. 504.