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histoire
1094
MAZARIN Jules
(1602-1661)
cardinal et homme d’État.
L.S. en partie autographe « Il Card
e
Mazarini », Lyon 4 septembre 1642,
à Madame Royale [CHRESTIENNE
DE FRANCE, Régente du duché
de Savoie] ; 2 pages in-fol. dont 12
lignes autographes (légère fente au
pli réparée) ; la partie autographe en
italien.
1 500 / 1 800 €
Trois mois avant la mort de son maître
Richelieu, à qui il succèdera.
« Son Éminence doibt arriver demain » à Lyon
[RICHELIEU vint à Lyon après l’arrestation
de Cinq-Mars et De Thou, décapités le 15
septembre ; il mourra le 4 décembre] : « je ne
manqueray de luy presenter aussistot la lettre
que Vostre Altesse Royalle luy a escritte, et
en mesme temps feray connoistre a S.E.
la part qu’elle prend en tous les glorieux
advantages que recoivent les armes de Sa
Majesté, et particulierement lextreme joye
que la prise de Perpignan a causé a V.A.R.
à laquelle je suis obligé de rendre un million
de graces pour le souvenir qui luy a pleü
avoir de moy, m’honnorant d’une de ses
lettres, bien que je n’aye merité cette faveur
par aulcun de mes services. Je supplie tres
humblement V.A.R. de croire que je ne
manqueray jamais de volonté pour luy rendre
mes obeissances »… De sa main, il ajoute
en italien que « Monsieur d’Eghebonne »
[AIGUEBONNE, ambassadeur de France à la
cour de Savoie] représentera à S.A.R. tout le
zèle de Mazarin à la servir avec passion dans
toutes les occasions qui se présenteront, ainsi
que le comte de Ruetta. Il regrette que son
ignorance l’empêche d’écrire en français :
« La mia ignoranza deve scusarmi si non
scrivo in franzese »…
1095
MAZARIN Jules
(1602-1661)
cardinal et homme d’État.
L.A.S. « Le Card
l
Mazarini », Sedan 20
juillet 1654, à Jean-Baptiste COLBERT,
conseiller du Roi en ses Conseils,
à Paris ; 2 pages in-8, adresse avec
cachets de cire rouge à ses armes sur
soies roses.
1 500 / 2 000 €
Curieuse lettre sur les postes, à son fidèle
conseiller Colbert.
« Un parti de Rocroy prist la semaine passee
touttes les lettres de l’ordinaire de fason
que si vous maves escrit, vous pouves
men envoyer le duplicata, et me mander,
si vous madressiez des lettres de Provense
ou dalieurs. Vous dires aussy a M. de
Noveau de ma part que si ledit ordinaire
etoit chargé de quelq’une de ses lettres, quil
poura en envoyer aussy le duplicata, mais
ne se servir plus a lavenir de la voye de
lordinaire etant plus apropos de despecher
exprès avec ordre au courrier qui viendra
de prendre escorte a Rhetel. Je suis en
grande peine de ne voir pas encor parestre
M. de GUISE, pour le prejudice que lestat
reçoit de ce retardement, cependant je vous
prie de donner si bon ordre en Provense
par les moyens dont je vous ay escrit
dernierement que rien ne manque pour
l’entier accomplissement de ce qui se doit
faire de ce cousté la »…
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