112
352.
PHILIPPE V
(1683-1746) Roi d’Espagne, petit-fils de Louis XIV. L.S., Naples 17 avril 1702, [à Jérôme Phelypeaux
de Pontchartrain, secrétaire d’État à la Maison du Roi et à la Marine] ; 2 pages in-4.
500/700
Il le remercie des services rendus par la Marine par son ordre. « J’en ay ressenti les efféts dans l’heureuse navigation que
je viens de faire, et je ne puis m’empêcher de vous demander encore vos bons offices auprès du Roy pour obtenir l’éffét du
mémoire que je vous envoye. Saumery vous rendra compte de toute la suite de nostre navigation. [...]. Asseûréz M
r
le chancelier
de mon amitié [Louis Phelypeaux, père de Jérôme], et je dois vous dire que je süis très content du s
r
d’Herbaut intendant de
la marine aussi bien que de son frére [Antoine-François Phelypeaux, seigneur d’Herbault, et son frère Henri, capitaine de
vaisseau] ; et je vous les recommanderois l’un et l’autre, si je ne sçavois la part que vous prenéz a ce qui les regarde ».
353.
PHOTOGRAPHIES
. 32 photographies, la plupart professionnelles, fin XIX
e
-début XX
e
siècle ; la plupart
16,5 x 10,8 cm ou 10,8 x 16,5 cm.
150/200
Vues des Alpes, en particulier à Bourg d’Oisans (Isère) et ses environs : le pont d’Auris, la cascade de Sarennes, Lautaret, le
viaduc de la Rivoire, le pont du Diable, le tunnel du Chambon, le pont de Livet, le lac Lovitel, la Grave, le glacier de mont de
Lans... Plus 2 vues de palmiers à Saint-Côme-du Mont (Manche) et une d’une récolte de café au Brésil.
354.
Henri POINCARÉ
(1854-1912) le grand mathématicien. L.A., [1886], à son cousin Raymond Poincaré ; 1 page
in-8.
120/150
« Le jeune Delsol (ami de Montaut) est reçu avec d’assez bonnes notes. Je profite de l’occasion pour te recommander M.
Thil, mari d’une amie de Louise, sous-inspecteur des forêts au Ministère, (voudrait passer inspecteur à Paris et te regarde
comme tout-puissant à l’agriculture) »... En tête, apostille a.s. de Raymond Poincaré : « Cette lettre anonyme est de Henri. Je
lui réponds que c’est vous, et vous seul, qui êtes tout-puissant, et que je vous recommande M. Thil »... On joint une l.a.s. de
recommandation de Raymond Poincaré à un ami, 18 août 1886.
355.
POLITIQUE
.11 L.A.S., 1951-2006.
150/200
Wilfrid Baumgartner (1978), André Bergeron (2006), Pierre Cot (1954), Édouard Daladier (1954), Auguste Lecœur,
Jules Moch (1978), Gaston Monnerville (2, 1965-1980), Gaston Palewski, Paul Reynaud (1951), Albert Sarraut (1953).
356.
Pierre Joseph PROUDHON
(1809-1865) écrivain et théoricien politique. L.A.S., Paris 25novembre 1852, à
M. Perron¸ au Ministère d’État ; 1 page et demie in-4, adresse (bord droit froissé et effrangé).
500/600
Il s’enquiert auprès de son compatriote de deux amis détenus à Belle-Île : « 1. Victor Pilhes, ex-représentant du Peuple,
condamné par la Cour de Versailles à la déportation, pour la tentative d’insurrection de juin 1849. M. Pilhes est d’accord avec
moi des conditions mises à sa libération, savoir le renoncement à l’action politique, sous quelque forme et pour quelque parti
que ce soit. Je produirai, s’il faut, ses lettres confidentielles. [...]. 2. George Duchêne, ancien gérant du
Peuple
, condamné pour
délit de presse à cinq ans d’emprisonnement. Il lui reste à faire 15 ou 16 mois ». Duchêne devrait figurer dans la prochaine
amnistie, mais Proudhon veut « prévenir un oubli malheureux, et j’ose dire honteux. Duchêne a donné pendant et depuis sa
gérance, des preuves d’un talent littéraire tout à fait original »...Il se porte « garant et caution » de ses amis, « assuré comme
je le suis de la nature de leurs idées, et de leurs vrais sentiments »… [Malgré l’intervention de Proudhon, Victor Pilhes ne sera
libéré qu’en août 1854.]
Reproduit page 115
357.
Henri, Prince de PRUSSE
(1726-1802) général et homme d’État prussien, frère de Frédéric II. P.S., cosignée et
écrite par le comédien Delille, Rheinsberg 8 août 1788 ; 1 page in-4, cachet de cire rouge.
250/300
Contrat d’engagement de Delille pour le « théâtre de Société de Monseigneur le prince Henry de Prusse oncle du roi ».
Delille énumère les conditions : salaire, logement à Rheinsberg, « une bougie et une chandelle par jour » ; il s’engage à « remplir
tous les rôles qui me seront distribués de la part de Son Altesse Royale, soit dans la tragedie, l’opéra françois, ou l’opéra
bouffon » ; les habits seront fournis par le « « magasin de la comédie » ; il s’engage pour trois ans à compter du 1
er
mars 1789.
358.
Auguste, Prince de PRUSSE
(1790-1843) neveu de Frédéric II ; fait prisonnier en 1806, amené en France, il
devint amoureux de Mme Récamier ; en 1815, il commanda l’armée prussienne. L.S. « Auguste Prince de Prusse »,
[24 juin 1815], à un général [Joseph Latour, commandant de la place de Maubeuge] ; 2 pages in-fol. (brunissures,
bords un peu effrangés, petit manque à un coin sans toucher le texte, fentes réparées).
500/700
Siège de Maubeuge [assiégé depuis le 21 juin, Latour ne rendra la place de Maubeuge que le 12 juillet]. Les propositions
faites par le général Morand n’ont pas été acceptées par le maréchal prince de Blücher, qui ne veut « entrer en négotiation
ni avec Bonaparte ni avec ses complices. [...] J’ai reçu ce matin la nouvelle officielle qu’une députation de la chambre des pairs
et des représentans de la nation a été annoncée chez le prince de Blücher pour lui demander d’accepter une armistice sous les
conditions qu’il voudroit bien prescrire. Le Maréchal, qui etoit déjà hier près de La Fère, et qui a trouvé la position de Laon
abandonnée, marche vers Paris sans s’arrêter. Je ne puis par conséquent accepter l’armistice que vous m’offrez, et je persiste
dans les conditions que je vous ai faites [...]. C’est parce que je crois que vous êtes un soldat plein d’honneur, que je me flatte




