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que vous préférerez l’intérêt de votre patrie à celui d’un Brigand, dont vous vous renderiez le complice, si vous restiez dans le

parti que la nation vient d’abandonner »... Le Prince demande une réponse positive : « il dépend encore de vous d’assurer un

sort honorable à la garnison et à vous-même, et de sauver la ville de Maubeuge d’une ruine certaine »...

359.

Anne-Madeleine RÉMUSAT

(1696-1730) religieuse visitandine, propagatrice de la dévotion au Sacré-Cœur de

Jésus. 2 L.A. (minutes) ; 4 pages in-4 et 5 pages et demie in-4.

300/400

Au Révérend Père Milley. Elle rappelle ses dispositions intérieures et ses efforts pour « demeurer dans un anéantissement

dont l’abime ne peut jamais estre sondé [...]. Il me semble que tout perit, et qu’à tout moment tout m’echape pour faire place à ce

grand dieu. Chaque jour au moins depuis quelque tems, il s’oppere en l’intime de mon ame un si grand changement par rapport

aux creatures, et je sens [...] un elargissement qui me paroit si peu naturel, independamment de mes propres efforts, que je n’ose

pas même m’en apercevoir par la plus legere attention de crainte d’en derober quelque chose à Dieu »... Etc. – À une « chère

fille ». Elle est contente de la voir se soutenir par les vraies et solides principes, c’est en se reposant dans les ténèbres qu’on fait

des sacrifices dignes de Dieu, et elle l’exhorte à demeurer ferme : « que cette lettre vous soit commune entre vous trois et je vous

repette encore ne regardés que Dieu naimés que Dieu ne cherchés que Dieu au milieu des plus épaisses tenebres »... Suivent des

conseils relatives à la confession, au recueillement, à la crainte salutaire, afin de retourner à Dieu, « de s’atacher directement a

luy et de laimer purement pour luy mesme sans admettre aucun millieu entre luy et nous »... Etc.

360.

RÉVOLUTION

. 9 affiches, 1789-1791, la plupart de l’Imprimerie royale (ou impr. à Rouen) avec vignette aux

armes royales (petits défauts à une).

200/300

Lettres patentes, déclarations du Roi, lois, sur les attroupements, l’enregistrement des décrets, le Régiment de Royal-

Champagne, les rentes, les Gardes Nationales, le « voyage de Mesdames », la conversion de l’argenterie en lingots, les comptes

de la Municipalité de Paris. On joint 3 imprimés concernant les Andelys et le département de l’Eure (1792-1794).

361. [

Louis-François-Auguste-Gaston de ROQUEMAUREL

(1804-1878) officier de marine et homme politique].

75 lettres ou pièces, la plupart signées, à lui adressées, 1823-1859.

500/700

Congé de l’école Polytechnique signée par le vicomte Pailhou, sous-gouverneur, 1825. Permissions et congés, laissez-passer

et ordres d’embarquer. Avis de promotion au grade d’officier de la Légion d’honneur, 1844. Feuilles de route avec visas, 1849-

1856. Nominations et instructions signées par les ministres successifs : Chabrol, Hyde de Neuville, Rigny, Duperré, Mackau,

Montebello, Cazy, Verninac, Tracy, Ducos, Hamelin. D’autres documents signés par Bastide, ministre des Affaires étrangères,

Tastu, consul de France à Carthagène, Bresson, ambassadeur de France à Madrid. Plus un dossier de documents ayant trait à un

nouveau projet d’organisation de l’École navale, vers 1849.

362.

SAINT-DOMINGUE

. Manuscrit signé par P.C. Viel,

Plaidoyer de l’affaire Anne Taguy, négresse et son fils

, au

Cap 1785 ; 17 pages et demie oblong petit in-4.

800/1 000

Esclavage. Plaidoyer pour les héritiers Baudin de la succession Garreau, contre M

e

d’Augy, avocat, curateur d’Anne Taguy,

négresse et tuteur

ad hoc

de son fils Jean-Pierre, dit Fayette, mulâtre, considérés esclaves par les suppliants, et « se disants

libres » : « la cour doit prononcer dans cette cause sur les plus grands interets qui peuvent mouvoir les hommes : la liberté, la

propriété. […] Anne Taguy, jadis esclave, que disons nous toujours esclave des supliants a cru pouvoir réclamer l’exécution de

quelques titres de liberté tant pour elle que pour son fils. Les supliants de leur côté disent qu’Anne Taguy & son fils n’a jamais

cessé de leur appartenir [...]. Dans une colonie à esclaves ce n’est pas la cause de la liberté qui doit paraître la plus favorable, et

quoique l’humanité et la philosophie doivent en gémir, un ordre de choses ancien et respectable, une institution des hommes

a pris la place de la nature qu’il n’est pas possible de faire rentrer dans ses droits sans blesser d’autres droits aussi saints

aussi imprescriptibles. [...] soyons justes et moderés. Traitons en enfants infirmes et infortunés ceux que la nature traite en

maratre »... Au cas où il serait jugé qu’Anne Taguy et son fils étaient et demeuraient affranchis, il est demandé que le légataire

universel de Garraud soit condamné à payer aux suppliants « les dites deux tetes sur le pied de cent mille livres chacune »...

363.

Henri SANSON

(1767-1840) bourreau, il guillotina Marie-Antoinette. L.A.S., Paris 16 octobre 1836, à M. Dupuis

à l’hôtel de la Préfecture ; 1 page in-4, adresse.

250/300

Il a reçu sa lettre qui prévenait son fils « que vous avez reçu le montant du mémoire de la mecanique » ; il prie de le garder

jusqu’au retour de son fils parti à la campagne « où il est allé passer son tems de vacance »... Rare.

364.

Horace-Bénédict de SAUSSURE

(1740-1795) naturaliste et physicien suisse. L.A.S., Genève 28 juin 1776, à

Louis-Bernard Guyton de Morveau, vice-chancelier de l’Académie à Dijon ; 3 pages in-4, adresse, cachet de cire

rouge aux armes (brisé).

1 000/1 500

Belle lettre scientifique sur ses expériences sur des paratonnerres.

Il remercie Morveau de la description de son appareil ; comme Le Roy, il croit que les interruptions de continuité sont un

inconvénient des chaînes. « Chez moi c’est un triple fil continu dont les bouts sont soudés, et ce n’est point une chaîne. Mais je

l’ai fait ainsi pour faire mieux que bien, persuadé que des chaînes bien faites conduisent à merveille surtout si elles sont tendues.

Je crois aussi que vous aurés bien rarement lieu d’observer l’électricité par les oscillations de votre battant ; il auroit fallu pour

… /…