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Paris 9 septembre 1952
. Il renvoie des épreuves avec le bon à tirer : « Je suis heureux de voir que notre collaboration a enfin
abouti...depuis le temps ! »...
Mercredi 13
. « Dites à l’ami Garcia Ventura Calderon que je ne puis pas écrire l’article que vous me demandez. Il y a trente
ans que je n’ai pas vu Calderon et j’ignore tout de sa vie et de sa carrière, sinon qu’il a écrit des nouvelles prestigieuses et publié
dans son pays une collection des vieux auteurs de la Colombie ou du Pérou. L’homme m’intéresse et, comme chez beaucoup de
Sud-Américains, plus particulièrement le Parisien
.
Faites-lui mes amitiés si vous le voyez. Pour votre Revue, je suis confus et
je m’excuse. J’espère terminer pour la rentrée de cet hiver le roman auquel je travaille depuis cinq ans. Je n’ai donc pas le droit
de songer à faire autre chose »...
40.
Nicolas-Toussaint CHARLET
(1792-1845) peintre et graveur. L.A.S., 1
er
février 1843, à M. Letellier, principal
du collège de Saint-Brieuc ; 2 pages in-8, adresse (portrait joint).
150/200
« Je termine un grand tableau et ne puis m’occuper de rien d’autre » ; ensuite il doit mettre en train une demi-douzaine de
petits tableaux et ne fait « presque plus de dessins, ils m’ennuyent ». Il lui propose donc pour 100 francs, de lui faire, en mai
quand il sera à Fontainebleau, « une petite pochade ou croquade à l’huile [...] et vos héritiers la vendront quatre fois ce que vous
l’aurez payée, vos enfants vous béniront »...Il le remercie d’être un véritable amateur et non « un de ces produits commerciaux,
machines à spéculer ayant figure d’homme, espèce de scarabée qui ne prononce qu’un mot Argent ! »...
On joint une LA.S. du peintre Edmond Hédouin, et une L.A.S. d’Amable Villain de Saint-Hilaire à l’avocat Hédouin à
Boulogne.
41.
François-René de CHATEAUBRIAND
(1768-1848). L.S., Paris 14 janvier 1823, à François Alexandre ; demi-
page in-4 à en-tête du
Ministère des Affaires Étrangères, Cabinet
.
200/250
Il le remercie pour l’envoi de « la nouvelle grammaire dont vous êtes l’auteur », et regrette que ses nombreuses occupations
« ne me permettent pas de donner à un semblable ouvrage toute l’attention qu’il mérite »...
On joint 8 lettres au même, à propos de sa
Grammaire
, par Beauchene, premier médecin du Roi, le marquis de Clermont-
Tonnerre, le vicomte de La Rochefoucauld, Mathieu de Montmorency, la maréchale Oudinot duchesse de Reggio, François
Raynouard, Ravez, et au nom de la duchesse d’Orléans (lettre de secrétaire), et une de son père (1776). Plus quelques lettres à
Louis Martin-Chauffier, dont une de Christian Melchior-Bonnet pour son
Chateaubriand
, et qqs brouillons de poèmes.
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