sciences
21
785
BELL ALEXANDER GRAHAM
(1847-1922) INVENTEUR ET
PHYSICIEN AMÉRICAIN.
L.A.S.,
Cambridge (Mass.)
21
septembre 1883, à Franklin Benjamin
SANBORN
à Concord
; 1 page
grand in-8 à en-tête de
Science :
An Illustrated Weekly Journal
; en
anglais (traces d’onglets au dos).
1 000 / 1 500 €
Demande
d’information sur les sourds-
muets
, probablement en vue de son
Memoir
upon the Formation of a Deaf Variety of the
Human Race
(1884).
« I am collecting statistics concerning the
causes of deafness – and concerning
cases of hereditary deafness caused by
the inter-marriage of deaf-mutes. I should
feel very much obliged if you could let me
have a copy of the list of deaf-mutes of
Mass. prepared by you a few years ago »…
Il recueille des statistiques relatives aux
causes de la surdité, et des cas de surdité
héréditaires occasionnés par le mariage de
sourds-muets. Il prie de lui communiquer
une copie de la liste des sourds-muets du
Massachusetts – liste préparée par Sanborn
quelques années plus tôt – ou de lui dire où il
peut en trouver une. Son adresse est « Scott
Circle – Washington D.C. »…
785
786
786
787
786
BERNOULLI JOHANN (1667-1748)
MATHÉMATICIEN SUISSE.
L.A.S., Bâle 27 juillet 1728, à
Gabriel
CRAMER
, « Professeur en
Mathematique », à Londres ; 2 pages
in-8, adresse (légères rousseurs).
2 000 / 2 500 €
Belle lettre scientifique à son jeune élève.
[Le jeune mathématicien genevois Gabriel
CRAMER (1704-1752
)
, particulièrement doué,
était déjà titulaire d’une chaire de mathéma-
tiques à Genève, mais depuis 1727 il voyageait
auprès des grands mathématiciens euro-
péens ; il avait passé ainsi cinq mois à Bâle
auprès de Bernoulli, dont il éditera en 1742,
à sa requête, les
Opera omnia
.]
Il lui a écrit jeudi passé « quelques reflexions
generales sur la piece de Mr Robins, et une
reponse à l’objection tirée de l’experience
avec la plaque de cuivre sur laquelle étant
en oscillation on laisse tomber un poids de
plomb. J’ai fait voir que cette experience ne
prouve rien contre la Theorie des forces vives,
et qu’elle est semblable à celle qu’on fesoit
avec deux corps sans ressort dont l’un en
mouvement choqueroit directement l’autre en
repos, auquel si le choquant étoit egal, ne lui
communiqueroit que la moitié de sa vitesse
et iroit avec lui après le choc de compagnie,
en sorte que la moitié de la force vive paroitra
être perdue »… Il ne sait si Cramer a reçu sa
très longue lettre du 23 mai : « vous y aurés
trouvé bien des choses pour la confirmation
de la Theorie des forces vives et une ample
solution de votre difficulté, qui consistoit à me
demander,
d’où vient que c’est l’increment
de la vitesse, et non pas celui de la force
vive, qui dans un temps infiniment petit est
proportionel à ce temps et à la pression
:
c’est-à-dire, pourquoi il faut faire du = pdx/u,
et non pas df = pdx/u ? »… En post-scriptum,
il transmet les compliments de son neveu [le
mathématicien Nicolas Bernoulli (1687-1759)]…
787
BERNOULLI DANIEL (1700-1782)
PHYSICIEN SUISSE.
L.A.S., Bâle 1
er
juin 1740, à Fabrice
MALLET DE TUDERT
, à Genève ;
1 page in-4, adresse.
600 / 800 €
« J’ai deux complimens bien differens à vous
faire, car vous devez etre tres sensible tant à
la perte que vous venez de faire d’un aussi
bon oncle qu’à l’aquisition d’un bien aussi
considerable. Comme vous êtes philosophe
j’espere qu’aprez les premiers regrets vous
n’aurez plus pour la mémoire de feu Mr.
votre oncle que les sentimens de veneration
et de reconnoissance et que vous jouirez
cependant tranquillement et genereusement
des biens qu’il vous a laissez. Je sai, Mon-
sieur, qu’il ne vous faut point d’exhortation
pour cela et que vous n’etes point fait pour
accumuler, quand il verseroit tous les jours
de nouveaux heritages : aussi auriez-vous
grand tort, puisqu’il est impossible que vous
puissiez avoir pour heriter un aussi digne
neveu, que celui de feu Mr. votre oncle »…




