les collections aristophil
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CHIRAC PIERRE (1650-1732)
MÉDECIN.
L.A., Montpellier 3 mars 1695, [à
Michel
BÉGON]
; 3 pages in-4 (infime
trou de ver).
1 000 / 1 500 €
Très rare et curieuse lettre médicale du
Premier Médecin de Louis XV et surin-
tendant du Jardin des Plantes
.
Il est fort aise que le monstre soit tombé
entre les mains de Bégon, et il demande des
précisions sur l’intérieur du corps d’après
l’autopsie. « Quoyque le nombre de pareilles
observations soit assés grand, cependant
ceux qui les ont faittes se sont presque tous
contentés de decrire les monstres par raport
a leur figure extraordinaire et peu se sont
attachés a decrire exactement leur interieur
et surtout la disposition des gros vaisseaux
qui est sans difficulté la plus importante
observation qu’on doive faire dans ces cas
pour eclairer la matiere des monstres qui a
esté fort mal traitée jusques icy. A propos de
monstres je vous diray par retour qu’un de
nos Thresoriers de France qui est fort velu
se frotant ces jours passés le bras pendant la
nuit il l’apperceut tout en feu cella le surprit
beaucoup et il m’envoya le lendemain prier
de le venir voir croyant d’être fort mal. Je
vouleus par curiosité avant de luy rien dire
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CONDORCET JOSEPH-ANTOINE-
NICOLAS CARITAT, MARQUIS DE
(1741-1794) MATHÉMATICIEN ET
PHILOSOPHE.
P.A.S., Paris 27 août 1776 ; sur une
page oblong in-8 (cachet encre de la
collection Georges Lecocq à Saint-
Quentin sur la 4
e
p.).
700 / 800 €
Il reçoit de M. LE BOUCHER « une piece
sur la meilleure maniere de fabriquer des
éguilles aimantees &c pour concourir au
prix de l’Academie des Sciences de l’annee
1777 ». Et il cite la devise latine de cette pièce :
« Facilius quid non sit quam quid sit de hujus
modi rebus posse confirmari »…
[Cette pièce, qui a remporté le prix, partagé
avec une autre due à Van Swinden, était due
à Charles-Augustin COULOMB (1736-1806),
capitaine au Corps royal d’Artillerie.]
scavoir au vray la chose je fis fermer les
fenetres luy fis frotter le bras dans son lit et
s’apperceut d’une lueur semblable a celle
du phosphore d’Angleterre. Apres quoy je
le desabusé et le tirais de la peine ou il étoit
luy faisant entendre que c’etoit un effet tres
naturel et qui n’étoit pas plus a craindre pour
luy que l’etoient les etincelles qui sortoient
des chats lors qu’on leur frottoit l’epine dans
l’obscurité. […] Je crois qu’il y a bien des gens
a qui pareille chose arriveroit s’ils prenoient
soin de s’examiner la dessus ». Cela lui rap-
pelle un passage de Virgile « ou il parle de
certaine flamme qui pareut sur la tete du
jeune Ascanius », ainsi que des pages de
Tite-Live et autres historiens « ou il est fait
mention de certains feux folets qu’on avoit
veu sur la tete de certains heros et qu’on avoit
traité de fable jusques icy. Cette observation
peut justifier la verité de ces faits »…
On joint
une L.A.S. de Pierre
RAINSSANT
(1640-1689) à Michel Bégon, expliquant
l’emploi de soie de perles pour soigner les
oreilles (4 pages in-4).
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