les collections aristophil
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BROGLIE LOUIS DE (1892-1987)
PHYSICIEN.
L.A.S., Neuilly-sur-Seine 1
er
juillet 1944,
[à André
G
EORGE
,
directeur de la
collection « Sciences d’aujourd’hui »
chez Albin Michel ?] ; 2 pages in-12,
en-tête
Institut de France. Académie
des Sciences
.
200 / 300 €
Il est heureux de savoir que l’éditeur a obtenu
le visa pour la publication de son livre
Ondes,
corpuscules et mécanique ondulatoire
, dont
il espère lui adresser le texte définitif d’ici
une quinzaine de jours. « Je comprends
bien d’ailleurs toutes les difficultés que son
impression va pouvoir rencontrer dans les
circonstances actuelles, et je vous remercie
de vouloir bien tenter cette aventure »… Quant
aux mémoires de TALLEYRAND, ils furent
publiés par son grand-père en 1901. « Pour
avoir une réponse ferme sur la question des
droits, il faudrait consulter mon frère, le Duc
de Broglie, qui serait qualifié pour vous la
donner. Malheureusement il se trouve actuel-
lement à Broglie, dans l’Eure et il est presque
impossible de communiquer avec lui »…
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BUFFON GEORGES-LOUIS
LECLERC, COMTE DE (1707-1788)
NATURALISTE.
L.S., Paris 5 janvier 1774, [à Louis-
Bernard
GUYTON DE MORVEAU]
;
2 pages in-4 (portrait gravé joint).
800 / 1 000 €
Sur l’impression de son
Histoire natu-
relle des oiseaux
.
Il n’a pu encore voir le Chancelier pour
l’affaire de Guyton dont il s’occupera.
« L’imprimerie Royalle va si lentement qu’il
reste encore quinze feuilles à imprimer de
mon volume en sorte que je ne suis pas
sur de pouvoir donner mon livre avant mon
retour à Montbard, ce qui me fache assés.
Ma santé n’est pas aussi bonne ici qu’en
Bourgogne, car à Montbard et surtout
à Dijon quand j’etois auprès de vous je
me portois beaucoup mieux en dépit du
procès et malgré la trop bonne chère. Vos
expériences sur la purification de l’air me
paroissent extrêmement importantes et
vous ne sauriés trop, Monsieur, les publier,
ce seroit un crime de lèze humanité que de
les laisser ignorer ; vous pouriés même par
l’autorité que vous avés à Dijon engager la
police à faire un reglement a cet égard. J’ai
rencontré M
me
de S
t
Fargeau et je lui ai dit
que vous m’aviés chargé de lui chercher
des petites pompes hollandoises […]. À
l’égard de l’oiseau déchiré de M
me
Hébert
il est arrivé un petit malheur ; c’est que
je l’ai laissé à Montbard et que je n’en ai
pas retenu le numéro. Je sçai seulement
que c’est un oiseau de proie mais il sera
aisé à M
me
Hébert de reconnoître quel
est le numéro de la planche qui manque
à sa collection »…
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