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sciences

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stagnation des etudes chirurgicales pendant

l’été »... Il rend compte des démarches faites

par son oncle pour récolter des signatures de

colons ou navigateurs (dont Peltier Dudoyer),

afin d’éteindre la dette d’un parent de sa

belle-mère, Guillaume François Hurvoy… Il fait

suivre sa signature du titre « off. de santé 3

e

classe ».

23 brumaire VIII (14 novembre 1799)

.

Il s’inquiète de la nouvelle loi concernant

les « partages à faire avec la republique »,

et espère que son père a respecté le délai

prescrit… « Je continue toujours à donner

à la musique tout le temps qui n’est pas

consacré à la medecine. Un travail assidu

de six heures par jour depuis sept mois me

procure le plaisir d’être de tous les concerts,

aux quels je sacrifie volontiers, bals, assem-

blées de société &c. J’espère qu’à la fin de

cet hyver votre Theophile pourra disputer

aux plus [in]trepides

heurleurs

des anciennes

cathedrales le prix de la force et de la gravité

à chanter je continue cependant à donner la

preference à la flûte et à la [mu]sique instru-

mentale. Vous l’avez bien dit

les arts sont le

baume [de] la vie

»…

Paris

10 thermidor IX (29 juillet 1801)

. Compte

rendu détaillé de son installation à Paris avec

son frère, de ses dépenses courantes, et de

leurs efforts inutiles pour vendre « le dia-

mant », diversement prisé par les marchands,

mais sans proposition d’achat sérieuse. « On

m’a offert un louis de ma montre. Si le 19 ou

au plus tard le 20 nous ne recevons aucun

secours, nous ne saurons où donner de la

tête »… Il a abandonné le cours particulier

qu’il suivait, mais il a dû acheter des livres,

« puisque le professeur les faisait sur cet

ouvrage […]. Je m’en repens bien actuelle-

ment. Et cependant je suis ici pour étudier.

Le premier semestre qu’un étudiant en méde-

cine passe à Paris lui coute autant qu’une

année ordinaire »… Il lui enverra quand il sera

fini, « un petit ouvrage composé d’abord sur

mes genoux pendant la campagne que j’ai

faite avec le général BRUNE […] un croquis de

poëme en prose

heroïcomique, dont le fonds

est basé sur les petites aventures de cinq

officiers de santé composant l’ambulance

bretonne du général en chef » [

La Guerre

des Venètes

], ainsi que « l’exposition et la

fin d’une cantate que j’avais d’abord faite

pour fournir de l’occupation à une dame

qui compose et que j’ai depuis destinée à

faire entrer dans mon

POËME

»…

10 vendé-

miaire XI (2 octobre 1802)

. Le début de la

lettre fait allusion aux corrections portées

par son père au poème et au jugement du

« Docteur Cenneal [anagramme de Laennec],

mon illustre confrère »…. Le mois prochain il

subira ses examens. « S’il ne s’agissait que

d’être reçu comme tant d’autres je ne m’en

embarrasserais pas autant : mais je me trouve

dans une telle position que j’ai à combattre,

non pas absolument

pour la vie

, mais

pour

l’honneur

. L’espèce de réputation que je me

suis acquise aux yeux de mes camarades et

même à ceux de ceux des professeurs qui

me connaissent est au dessus de ce que je

vaux & il faut cependant tacher de la soutenir

et j’y travaille sans relâche »… Il raconte l’em-

brouillamini de la publication tronquée, puis

intégrale, des observations qu’il avait faites à

l’hôpital : le « bon sire »

LEROUX

eut « envie

de se l’approprier conjointement à M

r

COR-

VISART

qui n’en savait rien »… Ce mémoire

sur la péritonite a cependant attiré l’attention

d’un des membres les plus distingués de la

Société d’émulation, qui en a parlé « avec une

sorte d’enthousiasme », en demandant que la

Société en reçoive l’auteur. « Cette anecdote

que des témoins oculaires ont rapportée me

fait d’autant plus de plaisir que je ne crois pas

pouvoir entrer par une porte plus agréable

dans une société qui n’a au-dessus d’elle

ici que celle des professeurs de l’école, qui

même sont membres de celle-ci. – Je médite

un projet et je travaille en conséquence […].

L’un des premiers anatomistes de Paris, le

chef des travaux anatomiques de l’école vient

de m’offrir son laboratoire pour y faire tous

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