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les collections aristophil

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les travaux, toutes les recherches dont j’aurai

besoin pour ce dont je compte faire le sujet

de ma thèse. Voici bientôt le moment où je

vais me trouver lancé dans la carrière »… Mais

quant à faire appuyer son père par quelques

relations pour lui obtenir une place, « je ne

connais que M

r

CORVISART qui est trop

paresseux pour faire aucun ouvrage quoiqu’il

soit le corpyphée de la médecine pratique,

qui ne veut pas voir de malade, parce que

cela le gêne, qui m’en voudrait si j’allais lui

parler d’affaires […]. D’ailleurs quoique je

travaille tous les jours pour lui à peine me

connaît-il. Son caractère me plaît si peu que

je n’ai jamais guère cherché à le connaître

particulièrement. Presque tous les hommes

de lettres ou les savans de Paris sont dans

le même genre »…

10 nivose XII (1

er

janvier

1804)

. « Je poursuis dans ce moment ci la

place dont je vous ai parlé. On m’a déjà dit

qu’il fallait que je fusse reçu sous un mois.

Tachez de m’envoyer 2 ou 300

f

. Je tacherai

de trouver ici le reste, mais je ne pourrai

trouver tout. On m’a proposé de travailler à

un ouvrage […]. Si j’ai la place que je cours à

présent, quoiqu’elle soit plus honorable que

lucrative, il est possible que sous un an je

puisse me suffire à moi-même. […] Je suis

décidé à dédier ma thèse à mon oncle »…

22

nivose XII (13 janvier 1804)

. Les vanteries du

père, dans sa pétition d’affaires, consternent

son fils : « Comment sur quelques paroles

encourageeantes et très privées de deux ou

trois de mes maîtres, que je ne vous ai com-

muniquées qu’en vous priant de n’en rien dire

authentiquement

, avez-vous pu penser qu’il

me fut permis d’aspirer dejà si publiquement

à 22 ans à une place qui ne s’accorde guères

qu’à des hommes vieillis dans l’exercice de

leur art. Si jamais je deviens prof. ce ne sera

probablement que dans quelques années et

en attendant il me faut même déjà user de

la plus grande circonspection pour me faire

pardonner et le succès que j’ai obtenu et

ceux que je puis obtenir encore. Ici comme

ailleurs il y a des jaloux […]. Vous ne sauriez

croire le tort que votre note m’eut fait si

elle eut tombée entre les mains de quelque

professeur & combien elle eut prêté à rire,

et je vous avoue qu’en cela le ridicule m’eut

été plus sensible qu’autre chose car je vous

assure que personne n’est moins travaillé

de l’ambition que moi »… Il le supplie de

lui envoyer de quoi subir ses examens :

« Tant que je ne suis pas

docteur

je ne suis

qu’étudiant, et par conséquent

bon à rien

»…

2 pluviose XII (24 janvier 1804)

. « Vous êtes

trop loin pour pouvoir juger bien de l’état

dans lequel je me trouve ici. Vous me parlez

de M

rs

FOURCROY

et

CHAPTAL

comme de

gens auxquels je puis parler librement. Il n’est

rien de tout cela. J’ai eu le bonheur d’être

distingué d’eux un jour. Mais tant d’autres se

sont trouvés dans le même cas qu’il y a long-

temps qu’ils ne se souviennent plus de moi.

Ces sortes de succès à Paris durent deux ou

trois jours. […] à peine suis-je connu de tous

les professeurs de l’école de médecine et

vous aviez écrit cette phrase

ses professeurs

l’appellent à l’honorablement carrière de

l’enseignement

. Il me faudrait au moins trois

ou 4 années de succès, pour qu’on put parler

de mes cours »… Il souhaite bien que son

père entre au Corps législatif, mais il craint

ses « épanchements » auprès de gens qui

ne le connaissent pas, et prêche la réserve

dans le commerce de la vie…

29 nivose XIII

(19 janvier 1805)

. « Un livre composé de

2 gros volumes dont je m’occupe depuis

quelque temps ne m’a pas laissé le temps

de vous écrire un mot. […] Vous pourrez voir

dans le journal de medecine de pluviose, un

petit mémoire qui contient le plan de l’ou-

vrage que je me propose de publier. Vous

y verrez aussi que je dois me presser dans

la crainte d’être prévenu »…

21 février [1805]

.

Son frère, attaqué cet hiver d’un rhume qu’il

a « fort mal gouverné », a eu « un crachement

de sang très-inquiétant », et lui a écrit des

lettres auxquelles il a répondu par autant

de consultations… Sans nouvelles depuis 15

jours, il demande 3 ou 4 louis pour se rendre

auprès de lui à Beauvais, et il le prie de tâcher

d’inspirer à son frère quelque retour vers la

religion de ses pères. « Ce que j’ai appris de

la mort de mon oncle l’abbé, ne me rassure

je vous l’avoue nullement sur l’état de notre

Michaud. M

r

KERJEAN medecin breton qui

l’a vu dans sa dernière maladie m’a assuré

qu’il est mort de phthisie pulmonaire, et

lorsque cette facheuse maladie est une fois

entrée dans une famille, il arrive souvent

qu’elle y fasse plus d’une victime »…