les collections aristophil
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« L’administration du Muséum a reçu avec
reconnaissance la portion de mâchoire fos-
sile d’éléphant trouvée à Mons près Randan,
que vous avez bien voulu lui offrir tant en
votre nom qu’au nom de M
r
Pascal Le Page.
Elle nous a chargés de vous adresser ses
remerciemens pour le don de cette pièce
intéressante qui sera déposée dans les
Galeries de Géologie avec l’indication des
donateurs. Quant à la demande que vous
nous avez adressée d’une collection de 60
à 80 échantillons de roches des terrains
anciens, nous regrettons d’être obligés de
vous annoncer qu’il est impossible à l’admi-
nistration de s’engager à vous remettre une
semblable collection »…
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MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE.
L.S. par le chimiste Eugène
CHEVREUL
(1786-1889), le
minéralogiste Alexandre
BRONGNIART
(1770-1847) et le
botaniste Adrien de
JUSSIEU
(1797-
1853), professeurs administrateurs
du Muséum, Paris 23 mars 1841, à
Alexandre
BOURJOT SAINT-HILAIRE
,
professeur d’histoire naturelle au
Collège royal de Bourbon ; 1 page
in-4, en-tête
Muséum d’Histoire
Naturelle
.
100 / 120 €
866
+
866
NICOLLE CHARLES (1866-1936)
MÉDECIN ET BACTÉRIOLOGISTE.
4 L.A.S., Tunis et Florence 1923, à un
ami ; 17 pages et demie in-8, en-têtes
Institut Pasteur de Tunis
.
400 / 500 €
Belle correspondance scientifique et amicale,
sur son travail à l’Institut Pasteur de Tunis
.
Tunis 21 janvier 1923
. « Toutes mes minutes
sont encombrées par une besogne lassante,
avilissante. Impossible de penser un instant.
Tout l’édifice, que j’ai construit, retombe sur moi
seul du poids que je lui ai donné »… Anderson
complète son instruction à Paris, et Nicolle a dû
prêter à l’Institut Pasteur de Paris Burnet, sur qui
il a nourri des illusions : cela « crève les yeux :
jalousie profonde et égoïsme intellectuel »…
L’I.P. de Paris étant « totalement stérile », il s’est
adressé à Lyon pour un nouveau collaborateur…
Il serait trop long de répondre sur la question
des laboratoires de science pure et ceux de
science appliquée…
7 février
. Il a remis ses
brochures à Georges DUHAMEL, « un homme
charmant et bon, exactement celui qu’il paraît
dans ses livres. Il apporte à l’étude de tous les
problèmes une grande sensibilité et le bon
sens du médecin. Il me paraît dans la voie où
s’engage la littérature de l’avenir ; car, les dieux
détruits, seule l’étude de l’âme physique est
capable de tenir leur place »… Il parle encore
de ses collaborateurs, de sa fille Marcelle, et
il promet l’envoi de sa nouvelle
Le merveilleux
concours d’Antonin Pieu
…
28 juin
. Il expose
ses prochains projets de séjour en France,
et compte que la nouvelle année à Tunis sera
l’antépénultième. « Nous avons inauguré il y
a quelques jours un buste de Pasteur offert
par souscription publique. J’y suis allé d’un
discours. J’avais fait mieux ; j’avais mis la main
sur la souscription, ce qui m’a permis de verser
des verser des bourses supplémentaires à
mes chefs de laboratoire. Ils ont ainsi 20.000
F
pour débuter »…
Florence 22 septembre
. Le
souvenir de son ami l’accompagne à Florence,
qui n’a guère changé, mais il ne voit plus les
choses comme autrefois : « Question d’âge,
d’expérience de l’existence », rien ne lui paraît
plus désirable avec la paix que l’amitié et le
dévouement… Il livre ses impressions sur les
Italiens, et aussi les fascistes, qui ont des postes
dans toutes les administrations. « Des affiches
vibrantes se succèdent sur les murs appelant
la milice de l’ordre à des réunions obligatoires.
Celui qui est convoqué est de fait dispensé de
tout travail quel qu’il soit, les absents sont punis.
Il ne semble pas que les communistes aient
idée d’une résistance. L’Italie a failli sombrer
dans le soviétisme ; toutes les forces de l’ordre
(et de la réaction) veillent à ce que l’événement
ne se reproduise pas »…




