sciences
87
867
NICOLLE CHARLES (1866-1936)
MÉDECIN ET BACTÉRIOLOGISTE.
L.A.S., Tunis 26 juillet 1923, à un ami ;
2 pages in-8, en-tête
Institut Pasteur
de Tunis
(petite déchir.).
100 / 150 €
Lui aussi serait bien fâché de ne pas le voir, et
il rappelle son « programme » de vacances :
Paris, Rouen, le Tarn, le Midi ou l’Italie avec
son fils. « Nous avons eu des chaleurs atroces
bien pénibles. Je ne suis pas découragé,
mais par moments fatigué,
saoûl de moi-
même
, puisque la vie m’oblige à la solitude.
Je me sens comme les vieux grognards qui
grognaient et ne lâchaient pas. Le grogne-
ment chez moi est le bruit de la machine »…
868
NICOLLE CHARLES (1866-1936)
MÉDECIN ET BACTÉRIOLOGISTE.
2 L.A.S., Tunis juin-juillet 1924, à un
ami ; 4 pages in-8 chaque à en-tête
Institut Pasteur de Tunis
.
300 / 400 €
12 juin
. Il exprime sa tendre sympathie à
Mme Lasneret et son ami, à l’occasion de
la disparition de Jeannette : « Il y a de ces
penchants réciproques que rien n’explique
en apparence et que tout explique en vérité.
J’avais pour elle un grand attachement, un
peu paternel et j’ai beaucoup de peine à
penser que le séjour à Tunis qui la tentait n’ait
pas eu lieu par suite de circonstances invo-
lontaires »… Il espère qu’ils viendront passer
quelque temps à Tunis. « Vous reverrez l’I.P.
de Tunis bien plus important que lorsque
vous l’avez fréquenté […] si actif que soit
cet Institut, vous m’entendrez regretter le
petit Institut d’autrefois où il y avait, avec
moins d’éclat, plus de tranquillité et plus de
concorde »…
7 juillet
. « J’ai un travail consi-
dérable et j’ai eu encore ces temps derniers
des ennuis de personnel. Notre situation est
dramatique. Nous ne trouvons personne et
cela se comprend avec les traitements et
salaires qu’on donne aux gens de laboratoire.
Et je suis un des mieux partagés. Mais nous
sommes toujours en bordure de l’abîme et,
si nous manquions, à quelques-uns, il n’y
aurait personne pour nous remplacer »…
869
NICOLLE CHARLES (1866-1936)
MÉDECIN ET BACTÉRIOLOGISTE.
2 L.A.S., Tunis 1924-1925, à un ami ;
4 pages in-8 chaque à en-tête
Institut
Pasteur de Tunis
.
200 / 300 €
22 novembre 1924
. Il n’est pas surpris de
sa bonne opinion sur
Le Prince Jaffar
[de
Georges DUHAMEL] : « Il est d’un style exquis.
Je te remercie de m’avoir fait connaître P.
VALÉRY. Je n’avais lu de lui que quelques
vers. C’est un esprit curieux, mais que je
juge futile. Il creuse, il dissèque en artiste.
Il ne construit pas. Que de gens d’un grand
talent aujourd’hui ; mais quelle absence
d’énergie »... Il commente la situation poli-
tique trouble, évoquant « le ténébreux Joseph
C. » [CAILLAUX], qui a à son service « de bons
juifs internationalistes et progermaniques »,
ainsi que la presse, Judet, Malvy, Briand :
« Il ne faut pas oublier qu’il est né d’un ser-
viteur de Bonaparte et qu’il fut lui-même
bonapartiste. Le Rubicon est un cours d’eau
césarien »… Et de citer, avec humour,
Les
Tours de Saint-Sulpice
de Raoul PONCHON,
« que Clemenceau déclarait les plus beaux
de la langue française »…
25 août 1925
. Il est
dans le feu de ses préparatifs de départ,
y compris des affaires de parents, élèves
et comparses sur place. « Les chaleurs de
l’été africain me font désirer le départ. Hier
un siroco d’une extrême violence soufflait
ses 49 degrés de chaleur sur nos chétives
momies. Je ne suis pas sorti, sauf au soir
sur ma terrasse. Aujourd’hui le monstre a
perdu haleine »…
867
869




