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sciences

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NICOLLE CHARLES (1866-1936)

MÉDECIN ET BACTÉRIOLOGISTE.

L.A.S., Tunis 26 juillet 1923, à un ami ;

2 pages in-8, en-tête

Institut Pasteur

de Tunis

(petite déchir.).

100 / 150 €

Lui aussi serait bien fâché de ne pas le voir, et

il rappelle son « programme » de vacances :

Paris, Rouen, le Tarn, le Midi ou l’Italie avec

son fils. « Nous avons eu des chaleurs atroces

bien pénibles. Je ne suis pas découragé,

mais par moments fatigué,

saoûl de moi-

même

, puisque la vie m’oblige à la solitude.

Je me sens comme les vieux grognards qui

grognaient et ne lâchaient pas. Le grogne-

ment chez moi est le bruit de la machine »…

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NICOLLE CHARLES (1866-1936)

MÉDECIN ET BACTÉRIOLOGISTE.

2 L.A.S., Tunis juin-juillet 1924, à un

ami ; 4 pages in-8 chaque à en-tête

Institut Pasteur de Tunis

.

300 / 400 €

12 juin

. Il exprime sa tendre sympathie à

Mme Lasneret et son ami, à l’occasion de

la disparition de Jeannette : « Il y a de ces

penchants réciproques que rien n’explique

en apparence et que tout explique en vérité.

J’avais pour elle un grand attachement, un

peu paternel et j’ai beaucoup de peine à

penser que le séjour à Tunis qui la tentait n’ait

pas eu lieu par suite de circonstances invo-

lontaires »… Il espère qu’ils viendront passer

quelque temps à Tunis. « Vous reverrez l’I.P.

de Tunis bien plus important que lorsque

vous l’avez fréquenté […] si actif que soit

cet Institut, vous m’entendrez regretter le

petit Institut d’autrefois où il y avait, avec

moins d’éclat, plus de tranquillité et plus de

concorde »…

7 juillet

. « J’ai un travail consi-

dérable et j’ai eu encore ces temps derniers

des ennuis de personnel. Notre situation est

dramatique. Nous ne trouvons personne et

cela se comprend avec les traitements et

salaires qu’on donne aux gens de laboratoire.

Et je suis un des mieux partagés. Mais nous

sommes toujours en bordure de l’abîme et,

si nous manquions, à quelques-uns, il n’y

aurait personne pour nous remplacer »…

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NICOLLE CHARLES (1866-1936)

MÉDECIN ET BACTÉRIOLOGISTE.

2 L.A.S., Tunis 1924-1925, à un ami ;

4 pages in-8 chaque à en-tête

Institut

Pasteur de Tunis

.

200 / 300 €

22 novembre 1924

. Il n’est pas surpris de

sa bonne opinion sur

Le Prince Jaffar

[de

Georges DUHAMEL] : « Il est d’un style exquis.

Je te remercie de m’avoir fait connaître P.

VALÉRY. Je n’avais lu de lui que quelques

vers. C’est un esprit curieux, mais que je

juge futile. Il creuse, il dissèque en artiste.

Il ne construit pas. Que de gens d’un grand

talent aujourd’hui ; mais quelle absence

d’énergie »... Il commente la situation poli-

tique trouble, évoquant « le ténébreux Joseph

C. » [CAILLAUX], qui a à son service « de bons

juifs internationalistes et progermaniques »,

ainsi que la presse, Judet, Malvy, Briand :

« Il ne faut pas oublier qu’il est né d’un ser-

viteur de Bonaparte et qu’il fut lui-même

bonapartiste. Le Rubicon est un cours d’eau

césarien »… Et de citer, avec humour,

Les

Tours de Saint-Sulpice

de Raoul PONCHON,

« que Clemenceau déclarait les plus beaux

de la langue française »…

25 août 1925

. Il est

dans le feu de ses préparatifs de départ,

y compris des affaires de parents, élèves

et comparses sur place. « Les chaleurs de

l’été africain me font désirer le départ. Hier

un siroco d’une extrême violence soufflait

ses 49 degrés de chaleur sur nos chétives

momies. Je ne suis pas sorti, sauf au soir

sur ma terrasse. Aujourd’hui le monstre a

perdu haleine »…

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