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E.T.A.
HOFFMANN
– Lettre autographe signée
adressée à F.G. Gubitz. Berlin, 3 décembre 1816.
1 page in-8.
Rare lettre du célèbre conteur romantique
allemand, réponse à une proposition de
collaboration à un nouveau journal
Traduction :
«
Votre bienveillante invitation m’honore
trop pour que je n’accède pas à votre demande.
Cependant,jevousferaiobserverrespectueusement,
quant à la revue, que vous avez l’intention de publier,
que je ne pourrai vous fournir que des articles plus
étendus, mais celamoins souvent,
mon temps étant
entièrement pris par mes fonctions officielles et
par des travaux littéraires et artistiques, précé-
demment commencés
(compositions). Quant au
travail que je dois fournir à l’association, je dois vous
prier respectueusement de vouloir bien m’indiquer
l’esprit dans lequel je dois rédigermes articles, parce
que j’ignore complétement votre but et que je n’ai
eu connaissance de votre entreprise que par votre
bienveillante lettre.
Je ne manquerai pas, par la
suite, de travailler aussi en vue du but patriotique,
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tout en vous priant de vouloir bien m’accorder les
délais nécessaires, parce que je suis, d’ici au nouvel
an, surchargé de besogne… »
De nouveau à Berlin en 1814, Hoffmann connaît un
retour àmeilleure fortune, grâce à l’aidede ses amis,
notamment le philosophe T.G. von Hippel, qui lui
permet de réintégrer la fonction publique comme
conseiller de la ville de Berlin (à la
Kammergericht
).
A l’abri du besoin, il peut de nouveau se consacrer
à l’écriture qui lui apportera renommée et fortune :
Morceaux fantastiques à la manière de Callot
(1814),
Les Elixirs du diable
(1816) puis les
Contes nocturnes
(1817),
Les Frères de Saint-Sérapion
(1819-1820) et
Le
Chat Murr
(1819-1821).
Frédéric Guillaume Gubitz
, graveur et hommes
de lettres né à Leipzig en 1786, fait jouer à Berlin
sa première œuvre dramatique
l’Epreuve du talent
en 1814.
En 1817 il prend la direction d’un journal
intitulé
le Sociétaire
qui deviendra le
Sociétaire du
peuple
en 1848.
€ 4’000 - 5’000




