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Romain

ROLLAND

– Carte postale autographe

signée

« R.R. »

à René Arcos

. Villeneuve, 26 janvier

1926. Carte avec entier postal.

« Merci, cher ami, pour le cadre de la page et la largeur

indiquée. Mais ce que je voudrais aussi savoir c’est la

hauteur des caractères/notes, qui s’harmoniserait le

mieux avec celle des lettres. Vous savez qu’il y a des

portées musicales plus ou moins étroites…

Je crois qu’il ne reste plus rien de la façade de L’Isle

Adam – ni du corps de loges principal.

Pendant la

Révolution, on a tout bonnement retourné contre le

château les canons que Conti avait ramenés de ses

campagnes victorieuses, et on l’a défoncé à coup de

boulets. Doux pays ! Intelligente époque !

– C’est au

même temps que le Comité de Salut Public rangeait

dans ses dossiers un plan expéditif pour démolir

Notre-Dame avec le moins de frais possible !... »

L’écrivain

René Arcos

(1880-1959) a fondé en 1918

les

Éditions du Sablier

à Genève puis la revue

Europe

avec la participation de Romain Rolland.

€ 200 - 300

105

Romain

ROLLAND

– Lettre autographe adressée

à Lucas-Thomas Gibbes de la librairie Ollendorff.

Villeneuve (Vaud) villa Olga,

mardi 22 mai

1923.

4 pp. in-8.

Intéressante lettre au sujet des éditions de

ses œuvres

« Me voici rentré à Villeneuve, et j’ai repris ma

place à ma table de travail, après quelques jours

de lit, où j’ai dû traiter assez sérieusement une

bronchite mal soignée

… »

Suivent plusieurs demandes relatives à ses

œuvres.

Il annonce la visite de Gabriel Belot pour

qui il demande

« un petit subside »

pour son

travail sur l’illustration de

Colas Breugnon

à qui il

veut donner

« un caractère vivant et pittoresque

»

.

L’édition sortira en 1924.

Il aborde ensuite l’édition de

Jean-Christophe

illustrée par Frans Masereel puis un projet de

réimpression en 10 volumes:

« Je désire beaucoup

que l’édition Jean-Christophe Masereel soit une

affaire conclue au plus tôt, et que Masereel se

mette aussitôt au travail.

De tous les projets qui me

concernent, c’est celui qui me tient le plus à cœur

.

Et je sais avec certitude que nul ne fera plus honneur

à la librairie Ollendorff… »

Il évoque finalement les épreuves des

Précurseurs

et du

Buisson ardent

ainsi que

la revue

Europe

au

sujet de laquelle il s’est entretenu avec Wells à

Londres et qui

« avait jeté, en passant, l’idée d’une

revue internationale en deux langues, l’anglais

et le français… Simple idée, mais chez Wells, la

réalisation suit de près la pensée »

La lettre se clôt sur des réflexions concernant

l’importance de la traduction

« On ne peut plus

comme autrefois, rétribuer les traductions d’une

façon dérisoire. Il faut pouvoir offrir des traductions

vraiment exactes et artistiques »

et la question du

Nouveau Machiavel « Car si cela ne s’arrangeait

pas avec la librairie Ollendorff, une autre maison s’y

intéresserait certainement… »

[Il est question ici de

la traduction par sa sœur, Madeleine Rolland, de

l’œuvre d’H.G. Wells,

Le Nouveau Machiavel

, qui

sera finalement éditée par Albin Michel en 1924].

Joint

: Copie dactylographiée d’une lettre adressée

par Romain Rolland à Albin Michel le 22 mai 1923.

€ 200 - 300

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